Direct Soir n°431 27 oct 2008
Direct Soir n°431 27 oct 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°431 de 27 oct 2008

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 2,8 Mo

  • Dans ce numéro : Johnny Hallyday son nouvel album

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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2 EN COUVERTURE Johnny Hallyday photographié par Patrick Demarchelier, le photographe des stars, qui a aussi réalisé la pochette de son nouvel album. Johnny Hallyday, c’est une histoire de chiffres : 50 ans de carrière, plus de 59 millions d’albums vendus seulement en France, 100tournées dans toute l’Europe et une discographie de plus de 1000 titres… Impossible donc d’imaginer que son album Ça ne finira jamais, dans les bacs aujourd’hui, sera le dernier. Pourtant, il y a presque un an, Johnny Hallyday annonçait sur le plateau du journal télévisé de 20 heures, sur TF1, que sa tournée qui commencera le 10 mai 2009 à Saint- Etienne serait la dernière. « J’ai trop le respect du public pour ne pas être trop âgé sur scène… Je ne voudrais pas devenir pathétique », avait-il déclaré. Les fans avaient alors imaginé que l’album qui précéderait la tournée serait également le dernier. Le 15 juin, Jean-Philippe Smet fêtera ses 66 ans sur scène. Une habitude pour celui qui célèbre régulièrement ses anniversaires avec le public. La tournée « Tour 66-M’arrêter là » commencera le 10 mai 2009 à Saint-Etienne et s’achèvera le 23 juillet à Monaco.Au cours de son périple, l’idole des jeunes fera escale au Stade de France les 29, 30 et 31 mai, dix ans après son premier passage dans la plus célèbre des arènes. UN NOUVEL OPUS A raison d’un album par an en moyenne, Johnny Hallyday passe largement, avec Ça ne finira jamais, conçu et enregistré entre Londres et Los Angeles, la barre Directsoir N°431/Lundi 27 octobre 2008 JOHNNY HALLYDAY L’IDOLE DE TOUJOURS Avec « Ça ne finira jamais », dans les bacs aujourd’hui, l’idole des jeunes et des moins jeunes renoue avec ses premières amours et marque son grand retour au rock’n’roll. Elaboré avec l’aide d’artistes de la nouvelle génération, cet album d’« adieux » annonce surtout une tournée gigantesque à travers tous les grands stades de France à partir du 10 mai 2009. des 80 albums édités. L’artiste confie qu’il s’agit d’un retour au rock, mais précise : « du rock’n’roll d’aujourd’hui, pas celui des années 1970 ». Il signe pour cet opus une collaboration avec des artistes de la nouvelle génération. « J’aime bosser avec des gens qui ont du talent, ma porte est toujours ouverte aux nouveaux », déclarait-il dans une interview donnée au Figaro au début du mois d’octobre. Le premier extrait, Ça n’finira jamais, a été composé par
www.directsoir.net Calogero. Si mon cœur, écrit par Grand Corps Malade, a été composé par le fils de Johnny, David Hallyday. Les titres Je n’appartiens qu’à toi et Etreintes fatales ont été écrits respectivement par Raphael et Christophe Maé. « Le dernier album avait une couleur un peu blues, il y abordait le thème de la mort par exemple, qu’il n’avait jamais traité avant », précise Jean-François Chenut, auteur de Johnny Hallyday, 50 ans de scène et de passion (Flammarion). Avec Ça ne finira jamais, Johnny Hallyday ne met sans doute pas un point final à sa carrière. Il le disait lui-même : « Je souhaite faire de la musique, mais autrement. » Toujours est-il qu’avec ou sans nouvel album, avec ou sans tournée, Johnny Hallyday reste une véritable icône de la musique française. En tête des ventes à chaque nouvel opus, il est depuis près de 50 ans l’idole de toujours. AVANT-GARDISTE Pourtant, on aurait rapidement tendance à penser qu’un album intitulé Ça ne finira jamais et une tournée nommée « Tournée 66-M’arrêter là » jetteraient les bases de la nouvelle vie de Johnny Hallyday et le soustrairaient à l’admiration quasi charnelle de ses fans. Mais nous ne pouvons savoir ce que Johnny nous réserve. Tout au long de sa carrière, il a su créer la surprise. Dans les années 1960, son répertoire, alors inédit, est constitué de compositions et d’adaptations des chansons des grandes stars américaines de l’époque. C’est à cette époque qu’il rencontre Sylvie Vartan, qu’il épousera en 1965. A l’instar d’Elvis Presley et de Jimi Hendrix de l’autre côté de l’Atlantique, Johnny Hallyday devient la figure de proue du rock’n’roll hexagonal. Il continue sur sa lancée au milieu des années 1970 avec un album enregistré à Memphis, non loin de la demeure du King. Rock à Memphis se classe immédiatement en tête des charts français. Johnny le rockeur est confirmé. Les seventies, toujours rock’n’roll, permettent à Johnny de créer de véritables tubes. Ainsi, Gabrielle, Requiem pour un fou, Ma gueule sortent pendant cette décennie. Alors que musicalement, les années 1980 débutent sur les chapeaux de roues, Johnny Hallyday se tourne vers un style plus calme. Certes, le rock’n’roll est toujours présent, mais on trouve dans la discographie du chanteur des musiques plus douces. Le public français découvre un nouveau visage de Johnny Hallyday : celui d’un homme qui se livre davantage. Il dédie sa chanson Laura (sur l’album Gang, 1986) à sa fille, née en 1983. Ensuite, au « IL EST SINCÈRE, GÉNÉREUX ET AUTHENTIQUE » milieu des années 1980, c’est la rencontre avec Michel Berger qui va bouleverser une fois encore le chanteur. « Cette rencontre le propulse au sommet », confie Jean-François Chenut. De ce travail fructueux entre les deux hommes naissent des titres devenus désormais des classiques.Ainsi, Quelque chose en nous de Tennessee, Le chanteur abandonné et Pendue à mon cou enchantent le public toujours plus adepte du rockeur. Depuis, Johnny Hallyday surfe toujours sur cette vague. LE SHOWMAN Les années 1980 marquent le grand retour sur scène de Johnny Hallyday, qui met de côté les petites salles pour privilégier le Zénith et autres stades gigantesques. Pour Jean-François Chenut, « c’est à cette période que Johnny porte l’intégralité du show sur lui (et) ces grands rendez-vous sont à chaque fois une grand-messe qui réunit des milliers de spectateurs ». Arrivée en hélicoptère, scénographies incroyables sont le lot des concerts de Johnny. Depuis des décennies, la foule se déplace en masse pour voir ses spectacles. Pour la prochaine tournée, on annonce déjà un budget compris entre 10 et 15 millions d’euros pour une vingtaine de dates. « Tour 66-M’arrêter là » devrait clore un chapitre dans la vie de Johnny Hallyday : celui des concerts géants. Une chose est EN COUVERTURE 3 Nouvelle tournée, nouvel album… On a du mal à croire que Johnny va « s’arrêter là ». sûre, c’est qu’il ne quittera pas la scène définitivement. L’artiste devrait ensuite se consacrer à des petites salles. On parle déjà d’un retour à l’Olympia, 41 ans après VU PAR DR ■ « J’ai voulu, avec ce livre, rendre un immense hommage à la carrière exceptionnelle de Johnny Hallyday. Depuis très longtemps, j’archivais des documents et des coupures de presse le concernant, dans l’éventualité de rédiger un livre sur lui. Après un an de travail, je suis ravi du résultat ! Je ne crois pas que son nouvel album soit le dernier. Je ne crois pas non plus à la fin de sa carrière. Je crois qu’après le Stade de France qu’il fera en 2009, il arrêtera les grandes tournées, mais il est de toute façon lié à la scène et continuera à faire des concerts. Il est unique non son premier passage, époque à laquelle il était déjà précurseur : il avait importé des Etats-Unis le twist, qui fit danser des millions de personnes dans toute la France. Jean-François Chenut, auteur de Johnny Hallyday 50 ans de scène et de passion (Flammarion). « Je ne crois pas à ses adieux » seulement en termes de longévité de carrière, mais aussi et surtout par sa musique. Par exemple, des Rolling Stones, nous nous souvenons des musiques des années 1970 comme Start Me Up, tandis que concernant Johnny, on se souvient de ses anciennes musiques comme de ses plus récentes. Il a une carrière exceptionnelle, mais la seule chose que je pourrais lui reprocher, c’est parfois de ne pas changer son « track listing ». C’est-à-dire qu’il manque un peu d’innovation depuis quelques années. Peut-être ne veut-il pas perdre son public ? »



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