Direct Soir n°344 7 mai 2008
Direct Soir n°344 7 mai 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°344 de 7 mai 2008

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 12

  • Taille du fichier PDF : 1,4 Mo

  • Dans ce numéro : Francis Cabrel chanteur humaniste

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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2 EN COUVERTURE A 55 ans, Francis Cabrel entame sa 31 e année de carrière avec un nouvel album aux couleurs blues rock. Un album engagé et fraîchement cueilli. Des roses et des orties (Sony - Columbia), sorti à la fin du mois de mars, gratte, pique et dérange un peu. Les treize nouvelles chansons de Francis Cabrel n’ont jamais autant abordé les thématiques sociales, politiques ou religieuses… « Humanistes », selon l’auteur. Ainsi, dans sa chanson African Tour, à propos de l’immigration : « Si on me dit c’est chacun chez soi/Moi je veux bien, sauf que chez moi/Sauf que chez moi, y a rien ».Avec son accent du Lot-et-Garonne et quelques guitares et percussions, il s’attaque à l’Eglise catholique et aux « cardinaux en costume » : « Magyd dort dans la lumière/Celle des phares et du périph’/Une joue contre la terre/Une main sur son canif/Qu’un homme dorme sur le bitume/Ça n’a pas l’air d’inquiéter/Les cardinaux en costume/Derrière les vitres teintées. » Dans La robe et l’échelle ou Le chêne-liège, il s’interroge sur la foi : « Etes-vous là, êtes-vous proche/Ou trop loin pour entendre nos cloches/Ou gardez-vous les mains dans les poches/Ou est-ce vos larmes quand il pleut ? » Des questions qui raisonnent dans la bouche d’un ancien enfant de chœur, d’un homme qui s’est marié à l’église et qui a baptisé ses filles. Quatre Directsoir N°344/Mercredi 7 mai 2008 FRANCIS CABREL LE POÈTE HUMANISTE Le chanteur a sorti un nouvel album le mois dernier, dans lequel il donne son point de vue sur la société d’aujourd’hui, en abordant des thématiques sociales et universelles. ans après Les beaux dégâts, le chanteur d’Astaffort s’étonne que les critiques le trouvent plus engagé dans cet album que dans les disques précédents. « Je n’ai pas l’impression d’avoir été dans la virulence. J’ai toujours essayé de dire les choses de façon poétique. Mais j’ai toujours eu des engagements. La fraternité, tenter de comprendre pourquoi le racisme existe toujours, le manque d’humanité du monde en général, c’est
www.directsoir.net un peu mon obsession… », déclare-t-il au quotidien L’Humanité au début du mois d’avril. UN HOMME ENGAGÉ Dans les années 1980, Francis Cabrel avait déjà évoqué la détresse des immigrés dans Saïd et Mohamed, dénoncé le racisme avec Les gitans ou l’apartheid avec Soweto, et décrit la pauvreté du tiers-monde dans Photos de voyages. Sans pour autant s’adonner au militantisme, Francis Cabrel affiche ses positions. Après la classe de première, il est d’ailleurs renvoyé du lycée Bernard-Palissy d’Agen pour son comportement jugé proche de la « sympathie contestataire ». Le vainqueur des Victoires de la musique pour le meilleur album (Un samedi soir sur la Terre) en 1995 participe à des œuvres humanitaires comme les Restos du Cœur ou Sol En Si. En 1997, il se joint à la tournée de l’association Solidarité Enfants Sida, avec entre autres Maurane, Michel Jonasz et Maxime Le Forestier.Au début des années 1990, il s’investit aussi en politique en tant que conseiller municipal d’Astaffort, sa ville natale, située à quelques kilomètres d’Agen. Dans la famille, le sort de cette commune de près de 2 000 habitants ne laisse pas indifférent. Cette année, Philippe, le frère de Francis Cabrel, a été élu au même poste que son aîné. Repères JE PENSAIS QUE « LA GUITARE ME RENDRAIT PLUS INTÉRESSANT AUX YEUX DES AUTRES » UNE ENFANCE DANS LE SUD Issu d’une famille originaire du Frioul en Italie, Francis Cabrel, né en 1953, passe une enfance paisible dans l’ancienne maison familiale, entre les promenades en barque sur le Gers, les terrains de boules et la pêche à la ligne. Son père, ouvrier dans une biscuiterie, est passionné de musette, tandis que sa mère, caissière dans une cafétéria, est dotée d’une très belle voix. Mais la révélation pour le futur chanteur ne viendra que vers l’âge de 13 ans, en entendant un jour à la radio le tube de Bob Dylan Like a Rolling EN COUVERTURE 3 Amateur de Dylan, le chanteur a repris She belongs tome (Elle m’appartient) sur Des roses et des orties. J.-P. GUILLOTEAU/KIPA/CORBIS Stone. En 1967, le cadeau que lui offre son oncle Freddy à Noël servira de déclic. Il s’agit d’une guitare. SES DÉBUTS Très timide à l’époque, Francis Cabrel perçoit cet instrument comme un outil pour surmonter ce défaut. « Je pensais que la guitare me rendrait plus intéressant aux yeux des autres », confiera-t-il quelques années plus tard. Il commence alors à écrire ses premières chansons et quatre ans après, il crée des groupes de folk rock qui ne survivront SES PLUS GRANDES CHANSONS 1977 : Petite Marie Les murs de poussière 1979 : Je l’aime à mourir Les chemins de traverse 1980 : La dame de Haute-Savoie L’encre de tes yeux 1983 : Saïd et MohamedLes chevaliers cathares Question d’équilibre 1985 : Tourner les hélicos Gitans 1987 : Il faudra leur dire pas longtemps. Il joue ensuite dans les bals du samedi soir pour gagner sa vie, puis remporte un radio-crochet organisé par la station locale Sud Radio en 1974, grâce à la chanson Petite Marie dédiée à sa femme Mariette. Le succès débutera avec son deuxième opus, Les chemins de traverse, vendu à 400 000 exemplaires. Francis Cabrel devient alors une star nationale, notamment avec la chanson Je l’aime à mourir. Les tubes vont ensuite s’enchaîner et enrichir sa carrière pendant plus de trente ans. 1989 : C’est écrit Sarbacane 1994 : La corrida La cabane du pêcheur Je t’aimais, je t’aime, je t’aimerai Samedi soir sur la Terre Octobre 1999 : Madame X 2004 : Bonne nouvelle Les faussaires Tu me corresponds



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