Direct Soir n°340 29 avr 2008
Direct Soir n°340 29 avr 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°340 de 29 avr 2008

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 12

  • Taille du fichier PDF : 1,4 Mo

  • Dans ce numéro : Jean Dujardin irrésistiblement attachant

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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2 EN COUVERTURE Jean Dujardin dans le rôle de Cash, arnaqueur de haut vol. JEAN DUJARDIN On l’a découvert, il y a tout juste dix ans, dans une émission de télévision qui tentait de débusquer les nouveaux talents de la scène française. Il s’est fait connaître du grand public sous le sobriquet de Loulou, en « gars » ordinaire, un brin macho mais irrésistiblement attachant. Il a obtenu la consécration du grand public sous les traits d’un ado attardé, échoué sur la plage de Nice en attendant un improbable « swell ». Il a conquis les critiques en incarnant un OSS 117 aussi implacable que maladroit, et aussi flegmatique qu’à côté de ses mocassins à glands. Il revient maintenant dans la peau d’un arnaqueur professionnel, tout en charme et en panache. En l’espace d’une décennie, Jean Dujardin a su gravir une à une les marches de la réussite et figure aujourd’hui au rang des valeurs sûres du cinéma français. BANKABLE MAIS ANXIEUX Sixième acteur le mieux payé en 2007 avec 1,7 million d’euros de revenu, 21 e au dernier classement du JDD des cinquante personnalités préférées des Français, la cote du géniteur de Brice de Nice est à son sommet. Mais n’allez pas lui dire cela. Cet anxieux proclamé sait trop que le parcours est semé d’embûches et que le moindre faux pas peut coûter cher, lui qui a dû emprunter les portes dérobées avant de se faire une place sous les projecteurs. « Dans le futur, je vais devoir éviter les coups de hache qui vont passer à côté de moi, et il va y en avoir, c’est certain. Ce pourrait être des films qui ne marchent pas, de mauvaises critiques, des types sur Internet qui souhaitent ma mort, des problèmes Directsoir N°340/Mardi 29 avril 2008 LE SUCCÈS TRANQUILLE Actuellement à l’affiche de « Cash », un film d’Eric Besnard dans lequel il interprète un roi de l’arnaque, Jean Dujardin est désormais, avec Clovis Cornillac, l’un des acteurs français les plus en vue. Pour autant, pas question de sombrer dans l’hypertrophie de l’ego pour ce trentenaire épanoui qui garde le goût des valeurs simples et aime se ressourcer auprès de ses enfants. « JE SUIS PASSÉ DU STADE DE L’ENFANT QUI JOUE À CELUI DU TYPE QUI AMUSE LA GALERIE » JEAN DUJARDIN, DANS UNE INTERVIEW AU FIGARO MADAME TFM DISTRIBUTION personnels. Ça va très vite.Vous le voyez bien avec Marion Cotillard ! », déclaraitil récemment dans une interview accordée au Figaro Madame. LES PIEDS SUR TERRE Ne voyez pas là un discours convenu ou un effort de feinte modestie. Car le Jean côté coulisses, dont le vrai patronyme n’est pas Dujardin mais Devell, n’est pas très éloigné de son homonyme de la série Un gars, une fille. Un type comme
www.directsoir.net tout le monde, simple et ancré dans la réalité, qui profite de ce que les circonstances lui ont offert mais n’oublie pas les difficultés rencontrées. Cette capacité à garder les pieds sur terre, il la doit à la famille. Celle dont il est issu : des parents à la tête d’une métallerie en région parisienne, et trois frères qui lui « dégonfleraient la tête très vite » s’il lui venait un jour de « manquer d’humilité ». Celle qu’il a fondée : il a eu, avec sa première femme, deux enfants qui eux aussi l’aident à sentir les réelles priorités (« Ils me donnent leurs angoisses et m’enlèvent les miennes »). ACTEUR DU DIMANCHE C’est peut-être dans la proximité avec son public que réside la clé de la popularité de Jean Dujardin. Un physique qui tient plus du trentenaire fringant et charmeur que de la gravure de mode, un humour franchouillard tout sauf prétentieux, de l’esprit mais un passé de cancre revendiqué et assumé, une trajectoire discrète et patiente : le parfait modèle auquel s’identifier pour le Français moyen. De plus, cet admirateur de Jean-Paul Belmondo, qui dit avoir été élevé au film du dimanche soir, perpétue une certaine idée du cinéma populaire à la française, comme en témoigne sa filmographie. Ainsi, outre les comédies qui l’ont rendu célèbre, il s’est essayé à la comédie sentimentale (Mariages ! en 2004, L’amour aux trousses et Il ne faut jurer de rien ! en 2005), au polar (Le convoyeur en 2004, Contre-enquête en 2007), ou encore à la satire sociale avec l’adaptation à l’écran du best-seller de Frédéric Beigbeder, 99 F (2007). Et il s’appropriera prochainement le costume d’une légende franco-belge, Lucky Luke. DE NICE À RIO Aujourd’hui, à 35 ans et après dix ans d’ascension sous l’œil des caméras, Jean Dujardin entame un nouveau cycle dans sa carrière de comédien et endosse un nouveau statut. Pas question, dès lors, de resservir éternellement les mêmes recettes réchauffées. Et il en a conscience. En août 2005, alors que la Bricemania déferlait sur l’Hexagone, on lui demandait dans une interview à Var Matin s’il envisageait un second épisode des aventures de son surfeur EN COUVERTURE 3 Jean Dujardin, François Berléand et Caroline Proust dans Cash. peroxydé. « Une suite ? … Je n’y pense même pas. La meilleure idée, pour l’instant, c’est de le laisser à Nice dans sa quête de vague ! » Lui, pendant ce temps, compte surfer sur le raz-de-marée de son succès. Il l’a déjà mené de l’autre côté de l’Atlantique, sur les plages de Copacabana, où Dujardin tourne actuellement le prochain volet des aventures de l’agent OSS 117, intitulé Rio ne répond plus. Pour la suite, ça dépendra de la houle.



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