Direct Soir n°332 10 avr 2008
Direct Soir n°332 10 avr 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°332 de 10 avr 2008

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (138 x 181) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2,1 Mo

  • Dans ce numéro : Mary McAleese d'une Irlande à l'autre

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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12 SPECTACLE On a testé… CULTURE Eternel « Fame » Ce fut d’abord un film grand public, puis une série culte, qui inspira une génération d’artistes. Aujourd’hui, « Fame » revient dans une comédie musicale en français. F La troupe de Fame, le musical, qui se joue actuellement à Paris. ame : « I’m gonna live forever » (« Je vivrai pour toujours »). Le réalisateur Alan Parker avait-il envisagé l’immense succès de Fame à sa sortie, en 1980 ? Plus qu’un film, Fame est devenu un concept, un mythe, mille fois copié, rarement égalé. Transformé en comédie musicale depuis plusieurs années, Fame, le musical tourne dans le monde entier. Pour la première fois, ce spectacle mettant en scène les tribulations artistiques et amoureuses d’un groupe d’adolescents est adapté en français. Oscar de la meilleure musique de film, les chansons de Fame, traduites dans la langue de Molière par Stéphane Laporte, perdent malheureusement un peu de leur authenticité. En revanche, la partie instrumentale jouée en live par neuf musiciens est très réussie. La mise en scène de Ned Grujic respecte l’ambiance et l’esprit du film. L’enchaînement des chansons et des chorégraphies est rythmé et servi par de jeunes comédiens-danseurs-chanteurs talentueux. Mais cette comédie musicale ne s’adresse pas à tout le monde. L’histoire de ces jeunes à la recherche de la gloire séduira surtout les adolescents, qui retrouveront leur langage, leurs préoccupations et peut-être leurs rêves. Les plus jeunes risquent cependant d’être choqués par quelques phrases très crues. Fame, le musical. Théâtre Comédia, 4, boulevard de Strasbourg, Paris 10 e (01 42 38 22 22). LE HAMBURGER BOBO C’est un peu le temple de l’anti-conformisme. Le Floors, restaurant récent dont tout le monde parle, n’est pas situé sur une artère des Champs-Elysées, mais à Barbès, et ne propose par des sushis, mais… des hamburgers. Et quels hamburgers ! Véritables pépites gustatives, ils s’accompagnent de saveurs que l’on prêterait plus volontiers à des plats traditionnels. Voyez le Rossini : il contient une tranche de foie gras poilée, alors que le California propose un mélange épicé de poulet, d’avocat et de crevettes. Les plus audacieux peuvent composer leur hamburger. Sur une base d’agneau, de bœuf, de poulet…, ils pourront choisir parmi les nombreux accompagnements et sauces. Pour 15 à 22 € le hamburger, on peut ajouter un dessert : le cheesecake (7 €) ou les pancakes (5 €) finiront de vous faire vivre le rêve américain. Le Floors, 100, rue Myrha, Paris 18 e (01 42 62 08 08). B. RICHEBÉ LIVRE Bonnes nouvelles ■ Ecrivain prolifique, Etgar Keret donne souvent de ses nouvelles, venues d’Israël. Tragiques parfois, cruelles souvent, ces petites vignettes ont une particularité étonnante : malgré leur contexte difficile, elles ne sont jamais mauvaises. Premier recueil de l’auteur rédigé pendant son service militaire, en 1992, Pipelines montre la naissance d’un auteur essentiel, digne héritier de Kafka, d’un point de vue absurde et poétique. Pipelines, de Etgar Keret, éd. Actes Sud, 18,60 €. THÉÂTRE DR Histoire urbaine contemporaine ■ La Compagnie du Mystère Bouffe interroge « la cité » à travers ses habitants, dans une fable tragi-comique. Chanteurs, danseurs, pantomimes et slameurs, façon « commedia dell’arte », y dynamitent les clichés avec humour. Cité H, les 11, 12 et 13 avril, au Chapiteau d’Adrienne, 62, rue René-Binet, Paris 18 e (01 43 31 80 69). Les autres dates sur www.mysterebouffe.com. DR Directsoir N°332/Jeudi 10 avril 2008 DR LIVRE Les cerbères de Los Angeles ■ Lycanthropes ou loups ? On ne sait pas très bien si les personnages de Crocs, premier roman d’un quadragénaire américain dont les textes sont publiés dans la jeune revue littéraire N+1, se fantasment canidés ou s’ils le sont vraiment. Ce qui est sûr, c’est que le chef de la meute, Lark Tennant, a été trahi par un de ses seconds. Depuis, la guerre des gangs est déclarée. Ecrit en vers libres, Crocs débite lyrisme entraînant et argot chantant dans ce roman hommage au polar classique américain. A Los Angeles, malgré « le turbin et le train-train quotidien », « loup, chien, homme, tous réagissent aux balles ». Crocs, de Toby Barlow, éd. Grasset, 18,90 €. SPECTACLE Frissons littéraires dînatoires ■ Guy de Maupassant, Oscar Wilde, Bram Stoker… sèment le trouble au Hublot. Ici, les textes de ces artistes de la littérature fantastique reprennent vie sous la houlette de trois comédienslecteurs. De quoi (re)découvrir Le Horla, Dracula ou encore La cafetière de Théophile Gautier, et frémir de terreur autour d’un dîner original. Succulent et sanguinolent ! Le fantastique amoureux, les 10, 11, 12, 17, 18 et 19 avril au Hublot, 87, rue Félix-Faure, Colombes (92) (01 47 60 10 33).
www.directsoir.net CINÉMA Toutes les routes mènent à Saint-Tropez Après avoir laissé ses randonneurs dans le maquis corse, Philippe Harel les fait revivre sur les plages de la très chic French Riviera. D Gengis Khan, mythe et réalité Le réalisateur russe Sergei Bodrov conte, dans « Mongol », l’extraordinaire destin de Gengis Khan. ■ Gengis Khan, tyran cruel qui ne laissait derrière lui aucun survivant, était-il réellement le monstre sanguinaire passé à la postérité ? C’est ce que cherche à savoir Sergei Bodrov en traquant l’homme derrière le mythe. Témoudjin était son nom. Et avant d’être le « seigneur de l’univers » (traduction littérale de « Gengis Khan »), cet homme était le descendant des premiers chefs de clans mongols. L’année de ses 9 ans, son père l’emmène trouver une épouse dans un autre clan. Sur le chemin du retour, celui-ci est assassiné. Devenant de fait le nouveau khan, Témoudjin est forcé de s’enfuir face à la jalousie du guerrier Targutai. Il reviendra, plus puissant, pour conquérir de nombreuses régions et unifier tous les peuples mongols. Le réalisateur russe souhaitait dévoiler l’enfance et la jeunesse d’un des plus grands conquérants de la planète. Tourné ans le premier opus des Randonneurs, Cora, Nadine, Mathieu et son frère Louis s’étaient bien jurés de ne plus recommencer leur expérience en Corse. Une dizaine d’années plus tard, la bande décide de repartir ensemble pour un séjour consacré à la détente sur la Côte d’Azur. Seulement, et on s’en doutait, les quatre compères vont avoir quelques surprises… Philippe Harel avait réjoui le public avec ses Randonneurs, comédie familiale au ton décalé dans laquelle Benoît Poelvoorde caricaturait avec délectation et de manière jubilatoire un guide de montagne mesquin et prétentieux. Mais la mode étant aux suites avec le retour des Bronzés, du Cœur des hommes ou prochainement de OSS 117, Philippe Harel, en réalisateur et coscénariste, s’est donc peut-être laissé tenté… Si l’on est d’abord heureux de retrouver la même bande hétéroclite à l’amitié si imparfaite et attachante, leurs désillusions face à cette région et les gags nombreux qui en découlent, on regrette toutefois qu’ils aient été déjà tant utilisés par le cinéma. En revanche, Karin Viard prouve l’étendue de son talent, et son personnage, très burlesque, fait mouche. Les fans de Benoît Poelvoorde seront ravis de retrouver ce même personnage aux allures de comique troupier. Si tout semble en place dans ce microcosme tropézien propice aux comédies, on finit par se dire que le temps s’y est quelque peu arrêté depuis le passage des sympathiques gendarmes. Les randonneurs à Saint-Tropez, de Philippe Harel. En salles. Témoudjin enfant, avant son extraordinaire ascension. en Chine, en Mongolie et au Kazakhstan, Mongol dévoile des paysages étourdissants et rend compte d’une réalité plus complexe d’un personnage qui aura été tour à tour orphelin, esclave, prisonnier et le plus grand khan de tous les temps. Mongol, de Sergei Bodrov, en salles. DR G. FERRANDIS CULTURE 13 Philippe Harel a écrit le scénario des Randonneurs à Saint-Tropez en collaboration avec Eric Assous, le réalisateur de la comédie Les Gens en maillot de bain ne sont pas (forcément) superficiels. Benoît Poelvoorde, Philippe Harel, Karin Viard, Vincent Elbaz et Géraldine Pailhas.



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