Direct Soir n°307 5 mar 2008
Direct Soir n°307 5 mar 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°307 de 5 mar 2008

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (138 x 188) mm

  • Nombre de pages : 12

  • Taille du fichier PDF : 1004 Ko

  • Dans ce numéro : Sophie Marceau émouvante dans un rôle de résistante

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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2 EN COUVERTURE Sophie Marceau Femme de lumière Qui mieux que Sophie Marceau, idéal type de la femme française, pouvait mener cette troupe de cinq jeunes résistantes (Julie Depardieu, Marie Gillain, Deborah François et Maya Sansa) lâchées contre la pieuvre nazie dans « Les femmes de l’ombre » ? Le rôle est sur mesure pour cette comédienne, née Sophie Maupu, qui avait choisi comme nom de scène celui d’un jeune général, héros de la Révolution française, connu pour sa fougue et son courage. Deux valeurs que Sophie Marceau aime par dessus tout porter à l’écran. La Résistance a longtemps été considérée comme une affaire d’hommes. Des Françaises avaient pourtant écrit leurs souvenirs au lendemain de la Seconde Guerre mondiale (agents de liaison, opératrices radio, rédactrices de journaux clandestins, chevilles ouvrières des filières d’évasion…), mais historiens et cinéastes ne leur avaient prêté qu’une attention limitée, ignorant la puissance des témoignages. Mis à part quelques ouvrages et films dont Lucie Aubrac de Claude Berri ou Black Book de Paul Verhoeven, le rôle des femmes a été minimisé, voire ignoré. Jean-Paul Salomé, le réalisateur, apporte sa pierre à l’édifice de cette reconnaissance : aujourd’hui sort un film-hommage sur le rôle méconnu des femmes dans la Résistance française : Les femmes BENAINOUS/HOUNSFIELD/LEGRAND/GAMMA/EYEDEA L’actrice est à l’affiche du dernier film de Jean-Paul Salomé, Les femmes de l’ombre. de l’ombre. Sophie Marceau (qui joue Louise, une jeune veuve chargée de recruter un commando de femmes pour une mission) apparaît dans ce film sous un nouvel angle, arme au poing et visage durci par la guerre, la souffrance et la peur. Elle garde tout de même la candeur et la douceur propres à son visage et dont elle ne s’est jamais départie depuis le début triomphal de sa carrière, à l’orée des années1980. « FEMME DE LUMIÈRE » Son rôle de Vic dans La boum de Claude Pinoteau, sorti en 1980, avait fait fantasmer toute une génération d’adolescents prépubères, de jeunes filles en fleurs et de nostalgiques. Beaucoup éprouvent encore un immense plaisir à revoir ce film, régulièrement programmé sur le petit écran. A chaque rediffusion, un nouveau public est conquis. Même L’empire contre-attaque, sorti à la même période, avait été relégué au deuxième rang des entrées de cinéma cette année-là. La boum2 et le césar du meilleur espoir féminin obtenu en 1983 ne firent que confirmer ce que l’on savait déjà : une grande comédienne était née. L’histoire de la petite fille qui avait grandi à Gentilly, dans la banlieue sud de Paris, se transformait en conte de fées. De nombreux Français ont grandi avec Sophie Marceau, l’ado la plus célèbre de France, qui avait 14 ans à l’époque de La boum. Vingt-huit ans plus tard, elle demeure l’une des actrices préférées des Français et une star à la renommée internationale. Tout d’abord parce que Sophie Marceau est belle. Une beauté à la française, comme on se l’imagine à l’étranger : sophistiquée et naturelle à la fois, gracieuse, obstinée Directsoir N°307/Mercredi 5 mars 2008 et indépendante. Elle a été dirigée par les cinéastes français les plus connus : de Maurice Pialat à Alain Corneau en passant par Georges Lautner et Philippe de Broca. Sur le tournage de L’amour braque, elle s’éprend du réalisateur Andrzej Zulawski, qui lui donnera un fils et le rôle principal dans trois films : Mes nuits sont plus belles que vos jours (1988), La note bleue (1991) et La fidélité (2000), aux succès discutables. Autre ligne prestigieuse de son CV, elle a aussi donné la réplique aux plus grands comédiens français, comme Gérard Depardieu et Philippe Noiret dans Fort Saganne, ou encore Jean-Paul Belmondo dans Joyeuses Pâques. Sa filmographie d’une trentaine de films est composée de polars, mais aussi de films d’époque doublés de romances, comme Chouans ! (1988),
www.directsoir.net VISUAL PRESS AGENCY Ci-dessus en James Bond girl avec Pierce Brosnan. Sophie Marceau joue Louise, résistante pendant la Seconde Guerre mondiale. Anna Karenine (1997) ou La fille de d’Artagnan (1994). Sophie Marceau s’essaie aussi au théâtre et décroche un molière controversé pour son rôle dans Eurydice. Pour chacun de ses rôles, Sophie Marceau passe d’une femme à l’autre avec un résultat INTERVIEW DR J’ai toujours été une « petite souris qui observe » RUE DES ARCHIVES parfois inégal, mais obtient toujours la sympathie du public. Elle racontera une partie de sa vie sous la forme d’un roman autobiographique intitulé Menteuse, paru chez Stock en 1996. Alors que sa carrière s’essouffle un peu, la comédienne, régulièrement soutenue par la providence aux étapes capitales de sa carrière, se voit proposer un rôle de souveraine fidèle, exaltée et courageuse dans Braveheart (1995), sous la direction et au côté de Mel Gibson, puis joue la James Bond girl dans Le monde ne suffit pas (1999). Le public américain est conquis. Mais « La Marceau » a toujours assumé son statut d’égérie du cinéma français et reste avant tout fidèle à son premier public. La carrière de Sophie Marceau a récemment trouvé un nouveau souffle avec la réalisation et la mise en ÉRIC NÉVÉ Producteur du film Les femmes de l’ombre, de Jean-Paul Salomé. « En vrai, elle est encore plus belle » Pourquoi avoir choisi Sophie Marceau pour interpréter le rôle principal ? Non seulement le budget le justifie, mais il le rend indispensable. De même que le sujet historique traité et les moyens mis à la disposition de la réalisation. Nous ne pouvions choisir une actrice inconnue. C’est notre première collaboration et certainement pas EN COUVERTURE 3 scène. En 2007, on la retrouve ainsi comme réalisatrice et actrice dans La disparue de Deauville, son deuxième long métrage, cinq ans après Parlez-moi d’amour (2002), dans lequel elle mettait poétiquement en scène Judith Godrèche et Niels Arestrup. Dans La disparue de Deauville, elle met en scène Christophe Lambert, qui deviendra son compagnon à la ville. Films moins marquants pour son public que ce sein gauche qu’elle laissa apparaître par inadvertance lors du Festival de Cannes 2005, qu’elle couvrit rapidement dans un éclat de rire admirable, ni prude, ni vamp. T. GRABHERR/TFM DISTRIBUTION SOPHIE MARCEAU, 41 ANS, ET DÉJÀ UNE BELLE CARRIÈRE DERRIÈRE ELLE. VIC DE « LA BOUM » S’EST ESSAYÉE AUX GENRES LES PLUS VARIÉS, TÉMOIGNANT AINSI DE SON PLAISIR DE JOUER. SOUS LA DIRECTION DE JEAN-PAUL SALOMÉ, ELLE EST À L’AFFICHE DES « FEMMES DE L’OMBRE » : UNE FRESQUE ÉPIQUE SUR L’ENGAGEMENT MÉCONNU DES FEMMES DANS LA RÉSISTANCE. Les femmes de l’ombre de Jean-Paul Salomé devrait rencontrer le succès du public, en attendant ses prochains films en préparation : Ne te retourne pas, dans lequel elle formera un tandem inattendu avec Monica Bellucci, De l’autre côté du lit, et Lol. La carrière de Sophie Marceau se poursuit donc avec une tranquille régularité. Carrière paradoxale, qui n’a pas été marquée par des chefsd’œuvre inoubliables –hormis peutêtre Braveheart et ses cinq oscars– mais qui a suscité l’enthousiasme et l’affection d’un public international, conquis par sa féminité, à la fois glamour et très naturelle. la dernière. Ce n’est pas le cas de Jean-Paul Salomé, dont elle connaissait l’univers pour l’avoir déjà fréquenté. A-t-il été facile de la convaincre ? C’était une évidence pour nous que ce devait être elle l’interprète du rôle de Louise et nous avons tout fait pour la convaincre. Avant notre rencontre, je la trouvais très photogénique et télégénique ; en vrai, elle est encore plus belle. Elle a trouvé le rôle formidable, engagé et nouveau pour elle… et elle a dit oui. Sur le tournage, elle était très professionnelle. Rigoureuse, elle arrivait à l’heure et connaissait son texte.



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