Direct Soir n°306 4 mar 2008
Direct Soir n°306 4 mar 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°306 de 4 mar 2008

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (138 x 190) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 1,3 Mo

  • Dans ce numéro : Patrick Poivre d'Arvor engagé pour l'UNICEF

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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2 EN COUVERTURE Ecrivain et journaliste, Patrick Poivre d’Arvor est aussi ambassadeur de bonne volonté de l’Unicef depuis 2004. SEBA/VISUAL Comment s’est déroulée votre première prise de contact avec l’Unicef ? Cela s’est passé en deux temps. D’abord en tant que journaliste, j’ai bien évidemment été amené à évoquer les activités de l’Unicef. Et puis un jour, sur la demande de la directrice de communication, je suis parti dans le sud du Soudan pour TF1. C’était il y a dix ans. Au retour, comme nous avions fait un gros dossier sur le sujet dans le journal, le président de l’Unicef a demandé si je voulais bien devenir leur ambassadeur. Je n’étais pas prêt, et surtout Décrire le réel, lire et écrire l’irréel : tel est le quotidien de l’homme le plus regardé de France. Présentateur du journal de 20h de TF1, Patrick Poivre d’Arvor est aussi un lecteur insatiable, et un écrivain (souvent avec son frère) respecté par ses pairs. Devenu ambassadeur de l’Unicef en 2004, PPDA s’attache à améliorer le quotiden de l’enfance, comme celui des enfants mal nourris d’Ethiopie auprès desquels il s’est rendu en décembre dernier. Entretien. Patrick Poivre d’Arvor « Je suis un témoin » je travaillais à la mise en place de la Maison de Solenn, l’hôpital pour adolescents en difficulté qui allait porter le nom de ma fille. Le lendemain de l’inauguration de la Maison, j’ai accepté et été intronisé ambassadeur. Comment vos actions prennent-elles forme ? On en discute beaucoup avec l’équipe de direction de l’Unicef. On essaye de voir sur quoi il faut concentrer les actions. J’ai commencé par la question du désarmement des enfants soldats et de leur réintégration dans la société. Ensuite, nous nous sommes occupés des enfants victimes du sida ou des orphelins de parents victimes du virus. Une autre phase a porté sur la malnutrition et la famine. Assez souvent, je me rends sur place pour essayer d’apporter mon témoignage. Ecouter, et relater quand je rentre. Sous quelle forme ? Dans le journal télévisé, mais aussi auprès de journaux qui m’accompagnent. La fois dernière, en décembre, c’était avec une équipe de TV Magazine, en Ethiopie. Directsoir N°306/Mardi 4 mars 2008 O. ROLLER/FEDEPHOTO Comment s’est déroulé le dernier voyage en Ethiopie ? C’est un pays où je me suis rendu il y a vingt ans pour « couvrir » le sujet de la famine. Après vingt ans, j’ai été surpris de voir que la situation autrefois délicate était beaucoup mieux gérée par les autorités, faisait beaucoup moins de morts, grâce au soutien de l’Unicef, à l’apport de médicaments. Plutôt que de dire que rien ne va et rien n’ira jamais dans ce monde, qu’il n’y a que des puits percés, on peut dire que quand les gens s’y mettent, c’est possible.
www.directsoir.net L. REYBOZ/RAPHO/EYEDEA En Afrique ou à Paris, « PPDA » est un homme engagé. Patrick Poivre d’Arvor s’est rendu au Darfour en 2005 pour l’Unicef. Votre rôle est donc d’être journaliste : observer et relater… Oui, je suis un témoin. L’objectif en rentrant est d’être écouté par le plus grand nombre. Il m’arrive de signer des lettres pour les donateurs : après le tsunami, pour le Darfour, et aussi pour la Jamaïque, afin de susciter un retour financier qui permette à l’Unicef de multiplier ses activités. Depuis votre nomination, êtes-vous plus sensible à certains sujets dans la préparation du journal télévisé ? En effet. Il y a des phénomènes que EN SAVOIR PLUS LEBEDINSKY/EYEDEA J.-L. LUYSSEN/EYEDEA je peux anticiper. Je connais aussi mieux certains dossiers qui me tiennent à cœur. Dans votre livre Aimer c’est agir – Mes engagements (Fayard, 2007), vous avez écrit : « L’existence se résume à la somme de ses engagements ». Estimez-vous votre existence déjà bien remplie ? C’est vrai que je me suis beaucoup engagé et que je consacre une grosse partie de mon temps à mes engagements. Mais j’y tiens, et j’en retire beaucoup de bonheur. Les gens savent et voient ce que BRETON « D’ORIGINE ET DE CŒUR » ■ Un caractère de Breton. C’est peut-être la qualité la plus flatteuse (et consensuelle) que l’on puisse attribuer au personnage. Travailleur acharné, amoureux de la nature mais parfois bougon et râleur, PPDA tient ses origines bretonnes de sa mère, nantaise, et dans une moindre mesure de son père. Enfant, il passe toutes ses vacances à Trégastel, dans les Côtes-d’Armor. Il est devenu le représentant des Bretons à l’échelle nationale, en étant le parrain de nombreuses manifestations dédiées à la EN COUVERTURE 3 l’on donne, mais imaginent rarement ce que l’on a en retour. Et je reçois beaucoup. La chance que j’ai eue, la lumière que j’attire sur moi, je m’en sers pour aider ceux qui en ont besoin. Je suis très fier de cela. Vous avez annoncé que vous arrêteriez la présentation du JT en 2012. Reconversion politique ou humanitaire ? Politique, cela ne me vient pas trop à l’esprit. Je sais que je me donnerai plus de temps pour aller sur J.-L. LUYSSEN/EYEDEA Relater, observer : je « suis un témoin Bretagne. En 1996, il enfile le ciré sur le bateau de Laurent Bourgnon pour la Transat Québec-Saint-Malo (onze jours). A la demande de Patrick Le Lay, lui aussi breton, il est devenu vice-président de TV Breizh, la chaîne bretonne lancée en 2000. 2012 : ÉCRIRE ET AGIR ■ Il l’a annoncé en avril dernier lors de l’émission de Jean-Marc Morandini sur Europe 1 : le vétéran de la grand-messe de TF1 tirera sa révérence en 2012, pour se consacrer d’une part à l’écriture, d’autre part à l’humanitaire. DEPUIS 1987, TOUS LES SOIRS DE LA SEMAINE À 20H, IL ANNONCE À 40% DES TÉLÉSPECTATEURS EN MOYENNE LES BONNES ET LES MAUVAISES NOUVELLES QUI FONT L’ACTUALITÉ DU JOUR. CET HOMME, ACCUEILLI CHAQUE JOUR DANS LES FOYERS FRANÇAIS, JOUIT D’UNE SYMPATHIE POPULAIRE IDÉALE POUR DÉFENDRE LES NOBLES CAUSES. le terrain. Un retour aux sources : c’est comme cela que j’ai commencé » dans ce métier, en gagnant un concours qui s’appelait « Envoyé spécial », organisé par France Inter, pour qui j’avais fait le tour du monde. A chaque fois que je retrouve le terrain, je suis heureux… Quitte à rendre compatible l’activité humanitaire avec votre passion pour l’écriture, à l’image de Jean-Christophe Rufin ? Oui, c’est un très bon exemple, je crois qu’on peut faire les deux. Une activité nourrit l’autre ! Deux activités qui l’occupent déjà. Patrick Poivre d’Arvor écrit depuis l’âge de 16 ans (Les enfants de l’aube, 1,5 million d’exemplaires). Certains de ses livres sont d’ordre biographique, comme Lettre à l’absente (1993) ou Elle n’était pas d’ici (1995), qui évoque la maladie et le suicide de sa fille. Le roman de Virginie, coécrit avec son frère Olivier, a reçu en 1985 le Prix des écrivains bretons. Son œuvre est reconnue par ses pairs : son dernier roman, J’ai tant rêvé de toi, était présenté en première sélection pour le Goncourt.



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