Direct Soir n°302 20 fév 2008
Direct Soir n°302 20 fév 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°302 de 20 fév 2008

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 1,8 Mo

  • Dans ce numéro : Karin Viard dans le « Paris » de Klapisch

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Directsoir N°302/Mercredi 20 février 2008 4 EN COUVERTURE A 42 ANS, KARIN VIARD APPARTIENT À LA CLASSE DES ACTRICES MULTIFACETTES. AUJOURD’HUI À L’AFFICHE DE « PARIS », ELLE CAMPE UNE BOULANGÈRE TRÈS COMMERÇANTE. DANS « LA TÊTE DE MAMAN », SORTI L’ANNÉE DERNIÈRE, LA COMÉDIENNE ÉTAIT, À L’INVERSE, ENFERMÉE DANS LA MALADIE. Karin Viard Le plaisir de jouer E. CATARINA/GAMMA/EYEDEA PRESSE
DR www.directsoir.net Cette année, Karin Viard sera à l’affiche de quatre films. Le premier, qui sort aujourd’hui, est de ceux que l’on attend avec impatience, servi par un marketing efficace, certes, mais aussi par une équipe prometteuse. Derrière la caméra : Cédric Klapisch. Devant : Romain Duris, Juliette Binoche, Fabrice Luchini, Mélanie Laurent et… Karin Viard. Plusieurs talents réunis dans un cadre magique : Paris, la Ville lumière. Dans quelques mois, on retrouvera Karin Viard dans Les randonneurs à Saint-Tropez, la suite du premier opus auquel elle avait déjà participé en 1997. Ses autres apparitions sont attendues dans Le bal des actrices de Maïwenn, et dans Baby Blues de Diane Bertrand, annoncé avant la fin de l’été. Dans Paris, Karin Viard démontre à nouveau toute la qualité de son jeu, en combinant un comique efficace à une froideur déconcertante. LE PHÉNOMÈNE KLAPISCH Paris s’annonce comme un succès. Cédric Klapisch, pour son neuvième long métrage, montre qu’il est un réalisateur incontournable. Plus que tout autre, il sait et aime offrir un reflet de sa propre génération à travers ses acteurs fétiches, comme Romain Duris, mais aussi en faisant appel à d’autres. Klapisch rassemble tous les éléments d’un film choral et en respecte les deux critères majeurs, à savoir : faire de tous les protagonistes des personnages principaux et entrecroiser leurs destins à un moment donné. « Un long métrage, c’est souvent le récit d’un itinéraire. Ici, on suit plusieurs individus, donc plusieurs chemins », explique le réalisateur. Et d’ajouter que « dans Paris, les parcours individuels fabriquent des émotions collectives ». Voilà la clé du film : au moyen du montage, les problèmes des uns nourrissent ceux des autres. Pourtant, Cédric Klapisch s’était juré de ne pas recommencer l’exercice du film choral après Riens du tout, son premier film sorti en 1992, dans lequel une dizaine de personnages devenaient les narrateurs de l’histoire. Finalement, l’envie a été plus forte que la complexité de l’exercice. En outre, Paris fait écho à tous ses précédents films. « J’ai eu envie qu’il y ait une référence aux choses que j’avais déjà abordées précédemment », confie-t-il. LA PRÉSENCE DE KARIN VIARD La présence de Karin Viard et de Fabrice Luchini fait ainsi référence à son premier long métrage, Riens du tout, dans lequel les deux acteurs figuraient déjà. « C’est assez drôle et jubilatoire de faire un film avec Cédric », raconte Karin Viard. Même si le rôle de l’actrice dans Paris est fugitif, son personnage ayant peu d’impact sur l’histoire, il sonne une fois de plus tout à fait juste. « Cédric Klapisch n’a pas changé depuis ses débuts, il a les mêmes goûts, les mêmes envies et une grande maîtrise des choses », estime-telle. Pour Cédric, tout le monde participe à l’édifice, même le plus petit. » Son rôle EN COUVERTURE 5 Au générique de « Paris », Karin Viard affiche une quarantaine de films à son actif. L’actrice normande a fait de sa passion son métier. Dans le nouveau film de Cédric Klapisch, elle interprète le rôle d’une boulangère, habile commerçante, caricaturalement « franchouillarde ». Cédric aime les acteurs. « Il est très attentif » Karin Viard incarne le rôle d’une boulangère dans le film Paris. de boulangère parisienne lui fait songer à ses propres débuts dans la capitale. Venue de Normandie alors qu’elle n’a que 19ans, la jeune femme enchaîne les castings. Elle décroche non sans mal un petit rôle dans le film d’Etienne Chatiliez, Tatie Danielle, en 1989. Sa carrière commence alors. Elle se forge une image de comédienne caméléon, alternant les rôles de femme délurée (Les randonneurs, France Boutique) et ceux de personnages plus nuancés (Hauts les cœurs !, Le couperet, Embrassez qui vous voudrez). « Césarisée » à deux reprises, Karin Viard est désormais une actrice reconnue qui tourne avec les plus grands réalisateurs. Une comédienne qui s’illustre aussi sur les planches : dans Le Tartuffe, Nina, c’est autre chose et La famille, elle sait donner du relief à toutes ses compositions. Fille dévouée dans L’enfer, mère déprimée dans La tête de maman, cette antistar multiplie les projets. Atypique et humaine, elle fait partie des actrices inclassables. Karin Viard ne veut pas être cataloguée : « Je sais que l’on aime bien me faire jouer les rigolotes, mais j’aime aussi les rôles dramatiques. D’ailleurs, ma grand-mère souhaite me voir en Sissi impératrice ! » Dans le dernier film de Klapisch, elle campe une boulangère très commerçante, aimable avec sa clientèle mais passablement raciste. « Ça ne pouvait être que Karin Viard dans ce rôle », assure le réalisateur. PARIS, VILLE-MONDE Après des incursions à Barcelone, Londres et Saint-Pétersbourg pour ses deux derniers films, Cédric Klapisch reste en France. Treize ans après Chacun cherche son chat, dans lequel il racontait la vie du quartier populaire situé près de la place Mon fort besoin de reconnaisance doit être étroitement lié à mon désir d’être comédienne, de voir mon nom en haut de l’affiche de la Bastille, il quadrille tout Paris. Comme Francis Lemarque et Yves Montand dans la chanson La ballade de Paris, Cédric Klapisch raconte la plus belle ville du monde. « C’est une véritable déclaration d’amour à cette ville », dit-il lorsqu’il fait la promotion de son film, tourné en quatorze semaines il y a deux ans. A 46ans, hormis une excursion de deux ans à New York pour étudier, Cédric Klapisch a toujours vécu à Paris. Le cinéaste n’a pas hésité à forcer le trait, choisissant des couleurs, des lumières et des contrastes presque excessifs, donnant à certains plans des allures de chromos. On flâne au pied de la tour Eiffel, puis de Montmartre, et dans les rues qu’il aime arpenter ou dans celles du XI e arrondissement, que Karin Viard affectionne particulièrement. Le réalisateur souhaitait faire de « son » Paris une véritable mosaïque de décors et de personnages. Entre le marché de Rungis et les quartiers populaires de la capitale, on est loin du Paris chic, même si quelques aspects de la ville sophistiquée sont distillés çà et là. Dans Paris, Cédric Klapisch dresse le portrait de gens simples. Du professeur spécialiste de la capitale au maraîcher, en passant par la boulangère, il s’agit de DR



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