Direct Soir n°280 21 jan 2008
Direct Soir n°280 21 jan 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°280 de 21 jan 2008

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 1,9 Mo

  • Dans ce numéro : François Hollande objectif élections

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Directsoir N°280/Lundi 21 janvier 2008 8 EN COUVERTURE Nous transformerons pour nousmêmes ce qui doit l’être, mais, pour le moment, nous devons nous occuper des Français. François Hollande, hier, à la Maison de la Mutualité POUVOIR D’ACHAT ■ Lors de ses vœux à la presse, le 10 janvier, François Hollande a jugé « inquiétant » la question du pouvoir d’achat. Le PS, via un communiqué de Michel Sapin, le secrétaire national à l’Economie, a demandé la semaine dernière « l’adoption de mesures d’urgence » sur le sujet, à savoir la « revalorisation immédiate de 5% des petites retraites », un « rattrapage des traitements de la fonction publique », le « chèque transport », ainsi que la « diminution de la TVA sur les produits de première nécessité et le respect de la loi sur le logement social ». Le 10 janvier dernier, François Hollande présentait ses vœux à la presse et sa vision de la gauche de demain. L’obligation de rassemblement du PS Unité et rassemblement étaient les deux mots d’ordre exprimés, hier, à la Maison de la Mutualité, à l’occasion du troisième forum de la rénovation du parti socialiste et du lancement des campagnes électorales municipales et cantonales. « Quand le PS réfléchit, débat, cherche, propose et rassemble tous les socialistes, oui, j’aime ce parti-là », lance François Hollande dans la matinée, devant un parterre d’environ 1500 secrétaires de section, candidat(e)s et militants. Plus tard dans l’après-midi, le numéro un du PS ajoutera : « Nous sommes unis non parce qu’il y a péril en la demeure mais parce qu’il y a obligation pour les Français d’être au rendez-vous (…) Nous avons obligation de rassemblement (…) Nous avons besoin de toute la gauche parce que nous avons besoin d’être fédérateurs au-delà de notre parti. » Les ténors socialistes sont venus, rue Saint-Victor, dans le 5 e arrondissement. TROIS THÈMES Arrivée peu après le début des discussions, Ségolène Royal a préféré rester discrète et écouter, depuis la tribune située à l’étage, le compte-rendu des travaux. Puis c’est sous les applaudissements qu’elle a pris la parole dans l’après-midi, s’appliquant à comparer les promesses de Nicolas Sarkozy avec les réalités actuelles. L’arrivée surprise de Dominique Strauss-Kahn qui s’assied non pas au premier rang mais au milieu de l’assemblée, a été très remarquée dans la matinée. Laurent Fabius, Bertrand Delanoë, Pierre Moscovici, Jean-Marc Ayrault, François Rebsamen, Jean-Louis Bianco, Claude Bartolone, Jean-Christophe Cambadélis, Benoît Hamon, Elisabeth Guigou… étaient également présents. L’assemblée semble satisfaite de ces débats. « Il y a des idées nouvelles, on voit que le PS bouge un peu », constate une militante remotivée. Pour Pierre Varay, secrétaire de section dans l’Hérault, « cela a l’avantage de porter sur des idées et non sur des personnes LAÏCITÉ car avant de personnaliser les élections, il faut un programme. » Plutôt sceptique quant au lancement du processus de rénovation, Tarik Belkhodja, secrétaire de section de Fréjus, se dit assez content : « Au final, on a revisité et remodernisé nos idées en cohérence avec nos fondamentaux, notre histoire et notre société d’aujourd’hui. » Selon François Rebsamen, « le travail réalisé est de qualité, les questions de personnes ont été mises de côté. » Ce troisième et dernier forum de la rénovation ne marque pas la fin du processus. Au contraire. François Hollande a annoncé la création d’une commission de la rénovation. Mais « pour qu’il y ait rénovation, il faut qu’on passe à une étape supérieure (…) Il ne faut pas seulement faire ce travail entre nous, qui est nécessaire, mais à un moment donné il doit être présenté au peuple de gauche », explique David Assouline, sénateur de Paris. Pour conclure les débats, François Hollande a prononcé un second discours. ■ Le premier secrétaire du PS a demandé à Nicolas Sarkozy, dans son discours des vœux à la presse, de « clore définitivement le débat sur la remise en cause » de la loi de 1905 de séparation de l’Eglise et de l’Etat, rouvert lors de son discours du Latran prononcé le 20 décembre. Et de préciser, « la laïcité n’a jamais été pour nous la négation des religions, au contraire, mais leur séparation dans l’espace public ». Suite à la visite présidentielle à Riyad, François Hollande a aussi regretté que Nicolas Sarkozy ait fait de « la religion un instrument de promotion commerciale des produits français ». P.KOVARIK/AFP VU PAR CarlMeeus, journaliste au Figaro Magazine et coauteur du livre « La madone et le culbuto* ». « Il n’a jamais réussi à s’imposer » ■ « Quand on regarde les onze ans qu’il a passés à la tête du parti socialiste, François Hollande a manqué d’autorité sur les autres responsables du PS. Les militants l’aiment bien. Il les connaît par cœur car il était en campagne, sur les routes presque tous les ans. Mais il n’a jamais réussi à s’imposer. Autre problème, il n’a jamais constitué une équipe autour de lui. C’est un solitaire qui a du mal à travailler en équipe. Donc ils [certains responsables du PS] se sont détachés de lui. Est-ce qu’il croyait en ses chances d’être président de la République ? Il n’a rien mis en œuvre pour cela, il a considéré qu’il n’était pas en situation de se présenter comme candidat. Quel gâchis pour lui, il est resté dix ans à la tête du PS et n’a pas franchi cette étape. Il n’a pas souhaité se représenter au poste de premier secrétaire du parti. Il se présente aux municipales à Tulle et aux cantonales pour faire basculer à gauche le conseil général de Corrèze. » * Editions Fayard. POLICE DE PROXIMITÉ ■ Le parti socialiste a dénoncé l’intention de la ministre de l’Intérieur, Michèle Alliot-Marie, de créer des « unités territoriales de quartier » en Seine-Saint-Denis. Sur « ce sujet majeur pour les socialistes, puisqu’il touche à la politique de la sécurité, on a perdu, aux vues des déclarations de Michèle Alliot-Marie, six ans, pour revenir au principe de la police de proximité, que tous les maires de banlieue avaient salué comme la bonne méthode », a déclaré Stéphane Le Foll, porte-parole du PS au cours d’un point de presse la semaine dernière. J. FOLEY/OPALE



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