Direct Soir n°280 21 jan 2008
Direct Soir n°280 21 jan 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°280 de 21 jan 2008

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 1,9 Mo

  • Dans ce numéro : François Hollande objectif élections

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Directsoir N°280/Lundi 21 janvier 2008 6 EN COUVERTURE François Hollande Le défi de la rénovation FRANÇOIS HOLLANDE, PREMIER SECRÉTAIRE DU PARTI SOCIALISTE ET DÉPUTÉ DE CORRÈZE DEPUIS 1997. IL ACCÈDE À LA MAIRIE DE TULLE EN 2001. SON PREMIER MANDAT À L’ASSEMBLÉE NATIONALE DATE DE 1988. L’ANCIEN COMPAGNON DE SÉGOLÈNE ROYAL DEVRAIT CÉDER LA DIRECTION DU PS APRÈS LES MUNICIPALES. D’ICI LÀ, IL DOIT ASSUMER L’AVENIR DU PARTI. ET LE SIEN. J. CHATIN/EXPANSION-REA
S. DE SAKUTIN/AFP www.directsoir.net Avant de quitter ses fonctions de premier secrétaire du parti socialiste d’ici la fin de l’année, François Hollande, à la tête du PS depuis plus de dix ans, doit encore remettre de l’ordre au sein de sa famille, afin de quitter la rue de Solferino (Paris 7 e) pacifiée, réconciliée et renforcée. Pour le chef de file, 2008 sera l’année de tous les défis. Il lui faudra à la fois jeter les bases d’un futur meilleur pour le PS et le socialisme français et préparer son propre avenir. Les élections municipales et cantonales seront un premier rendez-vous, en attendant l’organisation d’un congrès au printemps ou à l’automne, selon les résultats des scrutins. Une fois de plus, François Hollande repart en campagne. « Le PS doit être le premier parti de France à l’occasion des élections municipales et cantonales en termes de suffrages comme de collectivités dont nous aurions, si les électeurs nous donnent leur confiance, la responsabilité. » Tel est l’objectif fixé par le premier secrétaire lors de ses vœux à la presse, le 10 janvier dernier et réitéré hier aprèsmidi à l’occasion du 13 e rassemblement national des secrétaires de section, à la Maison de la Mutualité, à Paris. SUR TOUS LES FRONTS Au même endroit, hier matin, se tenait aussi le troisième et dernier Forum de la rénovation, processus lancé par François Hollande au lendemain de la défaite à la présidentielle de 2007, afin de « refonder un projet pour le socialisme d’aujourd’hui » précise-t-il. Si les deux premiers forums qui avaient eu lieu à Avignon et à la Cité des sciences de La Villette, en novembre et décembre derniers, abordaient la question du rapport des socialistes à « la nation » et au « marché », celui-ci était consacré à « l’individu ». A travers ces discussions, « on a bâti des éléments d’idées qui serviront à l’occasion du prochain Congrès », explique François Hollande qui a annoncé d’ailleurs la création d’une « commission de la rénovation » ainsi que la poursuite de ce processus. Pour l’instant, l’objectif n’est pas de préparer un programme présidentiel pour 2012 mais de régénérer le parti en profondeur. Un parti que le premier des socialistes souhaite voir comme « une force d’opposition », « de proposition », « d’action » et de « rénovation », comme il le détaillait lors de ses vœux à la presse. Le PS devant ainsi jouer un rôle de « contre-pouvoir » face à Nicolas Sarkozy, le « président moi-je », que décrit François Hollande. LES MAUX DU PARTI Son ambition se heurte aujourd’hui à des dissensions au sein du PS, à des querelles de personnes ou à ce que certains appellent encore une « crise de leadership », née au lendemain du référendum interne sur le projet de Constitution européenne en décembre 2004. Trois ans après, l’Europe continue toujours de diviser les troupes socialistes. L’éventail des positions face au traité de Lisbonne reste large, comprises entre abstention au congrès de Versailles pour la révision constitutionnelle – avec dans ses rangs : François Hollande, Jean- Marc Ayrault, Manuel Valls, Pierre Moscovici, Jean Glavany, Elisabeth Guigou – et le double « oui » de Jack Lang à la révision et au traité, en passant par le non à la révision de la EN COUVERTURE 7 François Hollande a présidé, hier matin, le 3 e Forum de la rénovation du parti socialiste, dont le thème était « Les socialistes et l’individu ». Tous les ténors du PS étaient présents. Dans l’après-midi, il a lancé le début des campagnes municipales et cantonales, à la Maison de la Mutualité, à Paris. Dominique Strauss-Kahn avait fait le déplacement. Récit d’une journée au cours de laquelle le PS a joué l’unité. L’objectif est « de régénérer le parti en profondeur » Hier, devant les secrétaires de section, François Hollande abordait l’avenir du parti. Constitution comme l’ont votée le 15 janvier trente députés dont Henri Emmanuelli et Laurent Fabius. Autre source d’affaiblissement du parti : le départ de certaines pointures – dont Bernard Kouchner par exemple, personnalité préférée des Français depuis des années et sur qui le PS aurait pu s’appuyer pour se rénover – vers l’équipe gouvernementale au nom de l’ouverture prônée par le président de la République. Les élections municipales, ce doit être le seul objectif des socialistes pendant sept semaines. François Hollande, hier, à la Maison de la Mutualité. ET DEMAIN… QUE VA-T-IL FAIRE ? Au lendemain du second tour de l’élection présidentielle, le premier secrétaire confirme ce qu’il avait déjà annoncé au congrès du Mans en 2005. Il ne briguera pas un cinquième mandat, mais assumera ses fonctions jusqu’où bout, soit jusqu’au prochain congrès dont la date est encore à déterminer. Mais François Hollande n’entend pas pour autant s’effacer du paysage politique socialiste. En effet, il brigue à nouveau la mairie de Tulle arrachée à la droite en 2001, et se présente également aux élections cantonales, espérant faire basculer à gauche le conseil général de Corrèze et, pourquoi pas, en prendre la présidence. A l’échelle nationale, il s’efforcera d’assurer le meilleur score possible au PS à l’occasion des prochaines élections, afin de quitter la direction la tête haute, souhaitant faire oublier ses difficultés à rassembler les ténors socialistes et les échecs du PS aux derniers scrutins présidentiel et législatif. Le moment venu, il devrait aussi pouvoir se prononcer sur le nom de son successeur. Et peut-être même devenir candidat aux prochaines élections présidentielles ? A la question « pensez-vous à 2012 ? », François Hollande a répondu hier « pas forcément comme une obsession personnelle », mais en soulignant qu’il y penserait, s’il se sent « utile ». S. DE SAKUTIN/AFP



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