Direct Soir n°280 21 jan 2008
Direct Soir n°280 21 jan 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°280 de 21 jan 2008

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 1,9 Mo

  • Dans ce numéro : François Hollande objectif élections

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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P.GELY/AGENCE BERNAND MARIE-NOËLLE ROBERT Directsoir N°280/Lundi 21 janvier 2008 14 CULTURE OPÉRETTE Splendeur et décadence Jérôme Savary présente sa dernière folie au Théâtre de Paris. Avec « Don Quichotte contre l’Ange bleu », il retrouve les scènes privées. Cotillons, rire et paillettes : Arielle Dombasle et la compagnie La boîte à rêve animent ce show drôle et brûlant. Daisy Belle (Arielle Dombasle) ensorcelle l’Homme de la Mancha dans Don Quichotte contre l’Ange bleu. Jérôme Savary, ex-directeur du Théâtre de Chaillot, puis de l’Opéra-Comique (2000-2007) entretient sa verve mordante et son univers loufoque. Don Quichotte contre l’Ange bleu, sa première création depuis son départ de l’Opéra-Comique, conserve l’esprit « magic circus » qui l’anime depuis des années. Dans une ambiance cabaret, le légendaire Don Quichotte (Joan Crosas) et le graveleux Sancho Pança (Frédéric Longbois) offrent un prétexte au rire et à la bonne humeur. Indigné par un panneau publicitaire racoleur souillant le paysage de la Manche, le chevalier part en croisade contre le Moulin-Rose et sa meneuse de revue : Daisy Belle (Arielle Dombasle). Star d’un cabaret miteux, tenu d’une main de fer par un Amel Brahim-Djelloul et Dietrich Henschel. TOP DES TOPS DR 1 Radiohead In Rainbows jkle directeur grivois (Jérôme Savary lui-même), la belle désarmera-t-elle Don Quichotte ? Délicieux melting-pot, cette fable épique et kitsch à souhait bouillonne d’ingéniosité. Clin d’œil à l’actualité et jeux de mots cocasses, french cancan et acrobaties, costumes et prouesses techniques pimentent ce show volontairement gaulois. Ici, tout se mélange. L’univers musical fourmille de rythmes tsiganes et de reprises dont on se délecte. Et pour marier les contraires, les versions électroniques font écho aux performances lyriques d’Arielle Dombasle. De Vélasquez à Dalí, références et traits d’esprit s’enchaînent, toujours tempérés d’un grotesque étudié. Don Quichotte contre l’Ange bleu, au Théâtre de Paris, 15, rue Blanche, Paris 9 e (01 48 74 25 37). OPÉRETTE Une « Véronique » ardente EXPO THÉÂTRE Les clairs-obscurs de Richard Davies ■ Dessinateur et graveur gallois disparu en 1991, Richard Davies a laissé une œuvre importante comptant près de 170 estampes et monotypes. Jusqu’au 24 février, la Bibliothèque nationale de France expose une soixantaine d’entre elles. L’occasion de découvrir des scènes de rues, de bistros, de quais de gare, de bals ou de cirque dans une atmosphère oscillant entre ombre et lumière. A la fois tendre et ironique, Richard Davies évoquait, de manière poétique, l’immense solitude humaine. Richard Davies, graveur, jusqu’au 24 février, fermé le lundi. Entrée gratuite, site Richelieu-crypte, 58, rue de Richelieu, Paris 2 e (01 53 79 81 12). ■ Pour sa première mise en scène, Fanny Ardant s’est « attaquée » à Véronique, opéra comique d’André Messager datant de 1898. Un choix pas si surprenant quand on connaît la passion de l’actrice pour Offenbach. Alors que cette intrigue amoureuse se déroulait initialement sous le règne de Louis-Philippe, Fanny Ardant et l’écrivain Benoît Duteurtre, adaptateur du livret, ont choisi de la transposer dans les années 1950. Véronique, du 21 au 31 janvier au Théâtre du Châtelet, Paris 1 er. www.chatelet-theatre.com 2 Amy Winehouse Back To Black Christophe Maé Mika Sheryfa Luna 3 4 5 Mon paradis Life In Cartoon Luna Motion jkle jkle jkle jkle Tableau d’honneur. Tandis que le tiercé de tête reste inchangé avec Radiohead à sa tête, deux bons élèves relèvent le palmarès des cinq meilleures ventes de la semaine. Tout d’abord Mika, dont l’indémodable Life In Cartoon Motion est en passe de fêter son premier anniversaire au Topalbums, et mention spéciale pour Sheryfa Luna qui, grâce à sa voix exquise, se glisse à la cinquième place. Source : Snep/Ifop RICHARD DAVIES/ADAGP En haut, De la maison au bord de la route. Ci-dessus, Tobie et l’ange. RICHARD DAVIES/ADAGP Portraits et humour noir ■ Après quelques passages télévisés (Hypershow sur Canal+, Graine de star sur M6), Jérôme Commandeur s’installe au Palais des Glaces en solo, avec la complicité de Dany Boon à la mise en scène. Il propose une galerie de personnages (Gisèle, fonctionnaire révoltée, ou Penélope, Argentine dingue) mais aussi ses propres vacances à l’île d’Yeu, entre deux couples de « c… ». Jérôme Commandeur se fait discret. Palais des Glaces, du mardi au samedi à 20h. LIVRE Enfance sur les chemins de l’errance ■ « Je me demandais dans le taxi si je n’étais pas trop habillée pour la soirée quand j’ai aperçu maman en train de fouiller dans une benne à ordures. » Avec cette première phrase, Jeannette Walls plante le décor de son étonnante autobiographie. Reconnue à New York pour ses talents de chroniqueuse mondaine, la journaliste a eu une enfance hors norme, très éloignée des paillettes et des fastes qu’elle connaît aujourd’hui. Elevée par un père brillant mais alcoolique et une mère fantasque, la fratrie Walls a connu la débrouille totale, la famine et la honte à l’école. Pourtant, l’auteur ne s’attarde pas sur les détails sordides, mais narre avec humour et tendresse l’incroyable aventure que furent ses premières années. Le château de verre, de Jeannette Walls, éd. Robert Laffont, 20 €. DR DR Jeannette Walls. J. TAYLOR
PYRAMIDE DISTRIBUTION STUDIO CANAL VIDEO www.directsoir.net Géraldine Pailhas incarne Alexandrine, dite « Didine ». DVD ■ Au-delà du goût, la cuisine est une affaire de technique, d’inspiration et de sensibilité. Paul Lacoste est allé à la rencontre de trois maîtres en la matière : Michel Bras, Olivier Roellinger et Pierre Gagnaire. Du choix des produits sur les marchés aux assiettes, en passant par la démarche intellectuelle qui influence les recettes, Paul Lacoste s’est immergé dans le quotidien de ces « chefs artistes » qui réalisent des « assiettes œuvres d’art ». Trois documentaires qui valorisent la cuisine jusqu’au sacré… Le premier est dédié Un policier de choc à la campagne Couple à la ville, c’est la première fois que Géraldine Pailhas et Christopher Thompson se donnent la réplique au cinéma. ■ Le policier londonien Nicholas Angel est envoyé dans un village où il ne se passe jamais rien. Pourtant, de véritables crimes sont bientôt commis… Après le déjanté et excellent Shaun of the Dead, qui parodiait les films de zombies, les Britanniques Edgar Wright et Simon Pegg frappent encore. Avec Hot Fuzz, ils s’en prennent au genre du film d’action. Hot Fuzz, éd. Studio Canal Vidéo, 20 €. De l’art à l’assiette ou comment les maîtres queux créent A travers trois portraits de chefs cuisiniers, le réalisateur Paul Lacoste offre une série documentaire sur « L’invention de la cuisine ». à Michel Bras. Trois fois étoilé, le chef est vu comme un artiste, voire un gourou par ses équipes et s’inspire des paysages de l’Aubrac pour composer ses assiettes. L’invention de la cuisine, de Paul Lacoste, éd. La Huit, 17,50 €. DR 15 Un cœur à prendre ★★★★★ Le réalisateur Vincent Dietschy signe avec « Didine » une gentille comédie romantique. Film à petit budget, le deuxième long métrage de Vincent Dietschy attire par son titre : Didine. Un surnom joliment porté par Alexandrine Langlois. Des histoires sans lendemain, une meilleure amie dépressive, des objectifs réduits à néant, Didine se laisse porter par le courant. Mais le hasard fait bien les choses. Par accident, la demoiselle fraîchement bénévole pour une association de personnes âgées va donner un sens à sa vie et rencontrer l’amour… Pensée comme une comédie légère, Didine se laisse regarder en dépit des clichés : coup de foudre, infidélité entre amis, « happy end ». Malgré des répliques prévisibles et une histoire linéaire, ce récit romantique prend des airs de chronique sociale. Le réalisateur dépeint le monde contemporain par petites touches. Il décrit l’indécision et le mal-être d’une génération incarnée par Muriel (Julie Ferrier), « working girl » maniacodépressive, et son compagnon François (Benjamin Biolay), jeune homme amorphe. « Le CULTURE CINÉMA film n’a rien d’un discours politique. Cependant, il y a des choses auxquelles je tenais et qui sont dites, sur le troisième âge, sur la sécurité, sur l’argent… », note le réalisateur. Pourtant, il ne faut pas s’y tromper, ici « les petits vieux » sont pétulants. On retrouve chez madame Mirpoix (Edith Scob), vieille dame régulièrement visitée par Didine pour… les beaux yeux de son neveu (Christopher Thompson), des airs de Tatie Danielle. La fantaisie de Didine réside dans son casting atypique.Au côté de l’héroïne (Géraldine Pailhas), on retrouve l’humoriste Julie Ferrier et le chanteur Benjamin Biolay. Vincent Dietschy explique ce choix : « Je cherchais une femme blonde. Cette idée en tête, j’ai assisté au Seule en scène de Julie Ferrier. Son spectacle m’a scotché. » Quant à Benjamin Biolay, « il s’est imposé dès que j’ai vu un immense portrait de lui au rayon musique d’un grand magasin » ajoute-t-il. Si le film se place sous le signe des coups de cœur, son charme a du mal à opérer. Didine, de Vincent Dietschy, en salles.



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