Direct Soir n°251 27 nov 2007
Direct Soir n°251 27 nov 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°251 de 27 nov 2007

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2 Mo

  • Dans ce numéro : George W. Bush rendez-vous pour la paix à Annapolis

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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VIM/ABACA Directsoir N°251/Mardi 27 novembre 2007 2 L’ACTU FRANCE MICHAEL SAWYER/AP VIOLENCES URBAINES Les lieux de l’accident de Villiers-le-Bel dimanche dernier. AFFRONTEMENTS À VILLIERS-LE-BEL Nicolas Sarkozy se rendra demain dans le Val-d’Oise TROIS QUESTIONS À UNIVERSITÉS ■ La coordination étudiante appelait à une nouvelle journée d’action aujourd’hui. Ce matin, le mouvement de contestation contre la loi sur l’autonomie des universités ne semblait pas faiblir au lendemain des déclarations de François Fillon. Le Premier ministre a promis d’augmenter de moitié le budget des universités d’ici à cinq ans. Une annonce bien accueillie par la conférence des présidents d’université. Dans une large majorité, les étudiants s’opposent En bref ENQUÊTE ■ L’Elysée annonce que, demain matin à 7h30, dès son retour de Chine, le président de la République se rendra à l’hôpital d’Eaubonne pour rencontrer le commissaire divisionnaire grièvement blessé lors de la première nuit de violences. Il recevra à l’Elysée le maire de Villiers-le-Bel (Val-d’Oise) et tiendra ensuite une réunion sur la sécurité en présence du Premier ministre, du ministre de l’Intérieur, de la garde des Sceaux et de la secrétaire d’Etat chargée de la politique de la ville. Le Conseil des ministres aura lieu comme prévu à 11 heures, mercredi matin. De nouvelles violences ont éclaté hier soir à Villiers-le-Bel et dans six autres communes du département, au lendemain de la mort de deux adolescents dans une collision entre leur moto et un véhicule de police. Les affrontements ont débuté vers 19h30 entre émeutiers et forces de l’ordre, à 200 mètres du lieu de l’accident. Projectiles, cocktails Molotov et tirs de grenaille n’ont cessé que vers une heure du matin. Dans ces échanges de tirs, 82 policiers ont été blessés, dont cinq grièvement. Charles Pellegrini, ancien chef de l’OCRB* Quel regard portez-vous sur les violents affrontements survenus à Villiers-le-Bel depuis dimanche ? Ce n’est pas étonnant. La mort de deux adolescents est un fait marquant et spectaculaire. Cela suffit pour déclencher une émeute dans un désir de solidarité. La violence est « enracinée » pour longtemps dans les banlieues. Deux mondes co-existent. Une partie de la population ne connaît que la violence comme forme d’expression. L’IGPN écarte « toute faute grave » ■ Selon les premiers éléments de l’enquête de l’inspection générale de la police nationale, la police des polices, la voiture qui a heurté la moto et entraîné la mort de Mouhsin, 15 ans et Lakhami 16 ans, dimanche dernier à Villiers-le-Bel, n’était pas en intervention. Le test d’alcoolémie pratiqué sur les deux policiers s’est révélé négatif et deux témoins sur place confirment que la voiture de police roulait « entre 40 et 50 kilomètres heure ». La procureur de la République Marie-Thérèse de Givry La bibliothèque municipale Louis-Jouvet a été totalement détruite par les émeutiers de Villiers-le-Bel. Le mouvement pourrait-il s’amplifier et se propager à d’autres banlieues ? On peut le craindre mais ces affrontements ne sont pas propices à un développement. Il n’y a pas eu de contagion dans d’autres régions de la France, ni de dysfonctionnement des forces de police. Le seul problème pour le moment pour le ministère de l’Intérieur est de gérer au mieux la crise à Villiers-le-Bel. Nouvelle journée de mobilisation contre la loi Pécresse au blocage des établissements et à la perturbation des cours. Hier pourtant, le fonctionnement d’une trentaine d’universités et de soixante-dix lycées était toujours perturbé. A l’université Rennes 2, les enseignements ont repris ce matin. Des étudiants et des personnels de la faculté ont délogé des grévistes qui avaient investi, hier, les lieux alors que les cours avaient repris. Trois personnes avaient été blessées dans des bousculades. a confié une enquête pour des « faits d’homicide involontaire et de non-assistance à personnes en danger » à l’IGPN. L’enquête doit déterminer si les policiers ont tardé à porter secours aux deux adolescents. Pour l’instant l’IGPN écarterait « toute faute grave de la part des agents ». Sur place, les familles des victimes ont appelé « à la justice et au calme » et leurs avocats ont demandé l’ouverture d’une information judiciaire pour leur permettre d’accéder au dossier. Ces incidents sont-ils comparables aux émeutes de l’automne 2005 ? Absolument pas. Il faut prendre du recul par rapport aux affrontements de 2005. Peu importe la nature du conflit, la violence fait partie de la vie des banlieues. Tout acte d’autorité est perçu comme une agression. Un simple contrôle – port de casque ou papiers – dans les cités aurait pu déclencher ce même type d’émeutes. * Office central de répression du banditisme Des étudiants de l’université de Rennes. ÉCONOMIE. Le moral des industriels est en hausse en novembre a indiqué l’Insee, précisant que « la conjoncture industrielle s’est améliorée ». ❚ ENQUÊTE. Denis Gautier-Sauvagnac, l’ex-président de l’UIMM (patronat de la métallurgie) devait être entendu cet après-midi par la brigade financière de Paris, dans le cadre de l’enquête sur des retraits en liquide suspects des caisses de l’UIMM. ❚ IMMOBILIER. Le ministère de l’Ecologie, du Développement et de l’Aménagement durable a annoncé ce matin que le nombre de mises en chantier de logements en France a grimpé de 10,5% pour la période d’août à octobre par rapport à la même période de l’année précédente. ❚ INSOLITE. Deux sangliers d’une cinquantaine de kilos qui déambulaient dans les rues du centre-ville de Perpignan ont été abattus par la police au cours de la nuit de dimanche à lundi. CHARLES PLATIAU/REUTERS FRANK PERRY/AFP
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