Direct Soir n°249 23 nov 2007
Direct Soir n°249 23 nov 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°249 de 23 nov 2007

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,7 Mo

  • Dans ce numéro : François Hollande dix ans à la tête du PS

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Directsoir N°249/Vendredi 23 novembre 2007 6 EN COUVERTURE FRANÇOIS HOLLANDE NÉ LE 12 AOÛT 1954 À ROUEN. DIPLÔMÉ DE L’INSTITUT D’ÉTUDES POLITIQUES DE PARIS, DE HEC ET DE L’ENA. DÉPUTÉ DE CORRÈZE ENTRE 1988 ET 1993 ET DEPUIS 1997. PREMIER SECRÉTAIRE DU PARTI SOCIALISTE DEPUIS LE 23 NOVEMBRE 1997. MAIRE DE TULLE DEPUIS 2001. François Hollande L’heure du bilan P.BERNARD/ABACA
X. ROSSI/GAMMA www.directsoir.net Le bilan de François Hollande est excellent au sens où, sans lui, le parti socialiste n’existerait peut-être plus, compte tenu des épreuves qu’il a dû surmonter. » La phrase est de Ségolène Royal. C’était le 8 juin dernier. La candidate malheureuse à la dernière élection présidentielle était l’invitée de la matinale de France Inter. Neuf jours plus tard, dans une interview diffusée sur la même antenne, elle officialisait sa séparation avec son ancien compagnon. Depuis, la présidente de la région Poitou-Charentes s’est gardée de tout commentaire sur l’action de François Hollande à la tête du parti. Soucieuse de ne pas donner l’impression que ses rancœurs sentimentales interfèrent avec sa carrière politique, elle a laissé à ses lieutenants le soin de critiquer l’actuelle direction. Car entretemps, la course à la succession de François Hollande s’est ouverte. L’ÉPREUVE DES PRÉSIDENTIELLES Au lendemain de l’élection de Nicolas Sarkozy, le premier secrétaire confirme ce qu’il avait annoncé lors du dernier congrès du PS, au Mans, en 2005. Il ne sollicitera pas un cinquième mandat. Mais il n’entend pas pour autant présenter sa démission ni avancer la date du congrès, prévu en novembre 2008. Lors des dernières législatives, le parti socialiste s’est montré uni et mobilisé pour éviter le raz-de-marée UMP annoncé et maintenir une opposition audible. Contre toute attente, la recette a fonctionné grâce à leur lutte contre la TVA sociale. Les socialistes parviennent ainsi à sauver les meubles. Certes, ils sont battus, mais obtiennent 35% des sièges (près de 40% en comptant les divers gauches), soit près de cinquante députés de plus que lors de la précédente mandature. Cette défaite moins lourde que ne le prévoyaient les sondages a un arrière-goût de semivictoire. Ce succès politique n’incite pas François Hollande à précipiter la passation de pouvoir. Au contraire, il semble décidé à consacrer sa dernière année d’exercice à remettre de l’ordre rue de Solférino, le siège du PS. Car aujourd’hui, 10 ans, jour pour jour, après son intronisation, il est à la tête d’une formation minée par les divisions, déstabilisée par la politique d’ouverture du président de la République et désertée par ses militants. Envisagé sous cet angle, le bilan de la décennie Hollande apparaît peu flatteur. UN BILAN POUR DIX ANS D’un point de vue comptable, il faut admettre que les résultats électoraux du PS sous son règne sont mitigés. Deux scrutins présidentiels perdus et autant de législatives, contre deux victoires éclatantes en 2004, aux régionales et cantonales puis lors des élections européennes. Or, la responsabilité du premier secrétaire est plus engagée dans les succès que dans les revers. Le 21 avril 2002, l’élimination de Lionel Jospin dès le premier tour fut un cataclysme politique. L’échec incombait avant tout à l’ancien Premier ministre, qui le reconnut et en tira les conclusions, annonçant au soir de sa déroute qu’il se retirait de la vie politique. Ce ne fut qu’après cette retraite, qui laissait le parti sans leader, que François Hollande devint réellement le patron, alors qu’il n’était jusque-là que le garant de la ligne jospinienne. De même, lors de la dernière bataille EN COUVERTURE 7 Alors que c’est aujourd’hui le dixième anniversaire de son accession à la tête du parti socialiste, le premier secrétaire est critiqué de toutes parts. La perspective de sa succession aiguise les rivalités au sein de la formation à la rose, qui n’a jamais semblé aussi fragile qu’aujourd’hui. La course à la « succession de François Hollande s’est ouverte. » Avant un meeting des socialistes pour les législatives, le 29 mai au Zénith de Paris. pour l’Elysée, le verdict des urnes sanctionnait plus la personnalité et le style de Ségolène Royal que le programme défendu par le parti qu’elle représentait. Selon les sondages, près de la moitié des sympathisants de gauche auraient voté pour la députée des Deux-Sèvres en réaction à Nicolas Sarkozy plutôt que par adhésion à sa candidature. Mieux, le dirigeant socialiste peut revendiquer le crédit du seul motif de satisfaction de la campagne : l’organisation de primaires pour désigner le candidat investi par le parti. Entre ces deux débandades emblématiques, il y eut une remarquable année 2004. Elle vit les socialistes rafler vingt présidences de région sur vingt-deux en mars, puis remporter les élections européennes deux mois et demi plus tard, en enregistrant le meilleur score de leur histoire (28,89%). Ces victoires historiques peuvent logiquement être mises à l’actif de François Hollande. D’abord parce que les scrutins de listes sont révélateurs de l’adhésion de l’électorat à une politique globale, alors que le choix d’un président repose plus sur la personnalité du candidat et sa capacité à incarner le pouvoir. Mais aussi On m’a toujours sous-estimé. François Hollande, cité par Challenges (juin 2004) parce que le député de Corrèze s’était réellement impliqué dans ces deux campagnes et avait su rassembler ses troupes pour parler d’une seule voix. LE NON DE LA DISCORDE Car si l’unité peut sembler une vertu cardinale de toute organisation politique, elle a souvent fait défaut aux membres du parti socialiste. La dernière et plus criante manifestation de ce travers est le débat interne sur la réforme des institutions européennes, qui cristallise l’opposition entre les différentes sensibilités. En 2005, lors de la campagne pour le référendum de ratification du projet de Constitution, la rue de Solférino se déclare, à 59%, favorable à l’adoption du texte. François Hollande, qui milite en ce sens, sort renforcé de cette consultation interne, auréolé d’un statut de présidentiable potentiel. Mais les dissensions sont telles que certains partisans d’un repositionnement plus à gauche n’hésitent pas à mener campagne ouvertement pour le camp du non. La victoire des « nonistes », le 29 mai 2005, qui légitime la position des francstireurs socialistes, fait voler en éclats le leadership tout juste affirmé du premier LUYSSEN JEAN-LUC/GAMMA/EYEDEA



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