Direct Soir n°241 13 nov 2007
Direct Soir n°241 13 nov 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°241 de 13 nov 2007

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2,3 Mo

  • Dans ce numéro : Johnny Hallyday le blues du rocker

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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STEPH/VISUAL 2006, HER MAJESTY QUEEN ELIZABETH II Directsoir N°241/Mardi 13 novembre 2007 14 CULTURE THÉÂTRE Avec Feydeau, tout est permis Bruno Solo et Léa Drucker incarnent le couple infernal du « Système Ribadier ». Entre jalousie, supercheries et rebondissements, ce vaudeville de Georges Feydeau ne déçoit pas. Léa Drucker et Bruno Solo, madame et monsieur Ribadier. TOP DES TOPS GALLIMARD EXPO Grande première pour Bruno Solo. Depuis une semaine, l’acteur foule les planches du Théâtre Montparnasse. « A mes débuts, je voulais faire du théâtre », explique-t-il. Mais c’est le petit écran qui l’a révélé. Aujourd’hui, la boucle est bouclée, avec succès. Lui, qui rêvait de jouer Feydeau, est ravi et le public le sent. Au bras de Léa Drucker, il devient monsieur Ribadier, petit bourgeois fanfaron. Second époux d’une femme rongée par la jalousie, ce gentleman séducteur use de ses dons hypnotiques pour tromper sa femme. Le système Ribadier est d’une technique imparable. Endormie puis réveillée d’un souffle sur le front, l’épouse suspicieuse se laisse abuser. L’arrivée d’un ancien soupirant garantit de nombreuses surprises et rebondissements. Au cœur de cette société bourgeoise, Georges Feydeau dévoile avec mordant les situations de couple les plus cocasses. Drôle et piquante, Léa Drucker s’approprie avec justesse les stratagèmes de la femme jalouse : filature, interception de courriers, coups d’éclat, reproches incessants. L’amoureux transi de Madame (Jean-Noël Brouté) vibre au rythme de ses émotions et de ses pulsions, le mari trompé (Gérard Darier) ne jure que par sa réputation. La troupe offre une version moderne de ce vaudeville classique, écrit en 1891 et intelligemment transposé à la folle époque des années 1930. Le système Ribadier, Théâtre Montparnasse, 31, rue de la Gaîté, Paris 14 e (0143227774). PHOTO COMÉDIE Le tissu culturel villageois de l’Inde ■ L’Inde, pays aux mille visages, tend, dans l’actualité, à ne montrer que celui de sa mondialisation galopante. L’an dernier, le photographe Jean-Luc Debève a fait un voyage de six mois dans cet immense pays. Il en est revenu avec des images qui prennent le contre-pied de cette modernité fourmillante. S’intéressant aux communautés rurales, ses clichés ont pris sur le vif les pratiques et usages de populations locales des villages des Etats du Kerala, du Karnataka et de l’Orissa. L’exposition L’Inde des villages propose trente-deux photos où le visiteur découvrira des courses de buffles, les pratiques de villages tribaux et un rite de possession. Les images de Jean-Luc Debève paraissent procéder autant d’une démarche esthétique qu’ethnographique. L’Inde des villages, jusqu’au 10 février à la Maison des Indes, 7, place Saint-Sulpice, Paris 6 e (0156813838). Sculpteur des princes et prince des sculpteurs ■ Qui a déjà entendu parler d’Henri de Triqueti ? Pourtant beaucoup connaissent sans le savoir une de ses œuvres : les portes en bronze de la Madeleine à Paris. Pour ceux donc que pousseront la curiosité et l’amour de l’art, les musées d’Orléans et de Montargis font redécouvrir cet artiste injustement oublié. Ne manquez pas le gisant du duc d’Orléans et la reconstitution de la chapelle du prince Albert. Henry de Triqueti, 1803-1874. Le sculpteur des princes, Orléans, musée des Beaux-Arts et Montargis, musée Girodet, jusqu’au 6 janvier 2008. Gravures sur marbre sur les murs de la chapelle du prince Albert. 1 Harry Potter et les reliques de la mort J.K. Rowling Gallimard jkle 2 Chagrin d’école Daniel Pennac Gallimard Une vie Simone Veil Stock Des clichés qui rappellent la réalité rurale de l’Inde. 3 4 5 Alabama Song Gilles Leroy Mercure De France Meilleures ventes de livres (hors BD et livres de poche) Le prix Goncourt 2007 vient d’être attribué au roman de Gilles Alabama song. C’est en 1918 à Montgomery, ville de l’Alabama, que la « belle du Sud » Zelda Sayre voit sa vie changer après sa rencontre avec le lieutenant Scott Fitzgerald. L’auteur dresse ainsi un portrait neuf et sensible de la troublante danseuse Zelda Fitzgerald. Légende : (e) nlle entrée - Source : Le rêve d’Ostende Eric-Emmanuel Schmitt Albin Michel jkle jkle jkle jkle JEAN-LUC DEBEVE Cinq filles dans le vent ■ Alan Ball, l’auteur à succès d’American Beauty ou de la série Six Feet Under, est aussi un homme de théâtre. Sa pièce, Cinq filles couleur pêche, se joue actuellement sur les planches du Théâtre Clavel. Au menu de cette adaptation de Marie-Laure Malric, du théâtre fantaisie, servi par cinq comédiennes. Théâtralisée à l’extrême, délirante, la pièce parle des femmes et de leurs contestations. Cinq filles couleur pêche, d’Alan Ball, Théâtre Clavel, Paris 19 e (0142382258). LIVRE Le meilleur de l’humour noir ■ Mourir ? Oui, mais de rire. Tel est la devise de Philippe Héraclès, qui a compilé les meilleures citations d’humour noir. On retrouve dans cette anthologie les aphorismes de grands esprits, jamais avares de bons mots : Serge Gainsbourg (« Jusqu’à la décomposition, je composerai »), Frédéric Dard (« Ce qui console de la mort des amis, c’est qu’ils laissent des veuves »), Sacha Guitry (« Faire des concessions ? Oui, c’est un point de vue, mais dans un cimetière »), Francis Blanche (« Je suis plus intéressé par le vin d’ici que par l’au-delà ») … Voilà un livre bien vivant qui ne risque pas de faire mourir d’ennui son lecteur. Le grand livre de l’humour noir, de Philippe Héraclès, Hors Collection, 6,70 €. DR DR
2007 UNIVERSAL STUDIO www.directsoir.net Le réalisateur Ridley Scott, entouré de Russell Crowe et Denzel Washington, sur le tournage de American Gangster. Le 6 novembre, Jay-Z a sorti un nouvel album, intitulé American Gangster, qui n’est pas la bande originale du film, mais un disque concept inspiré par le long métrage. « L’histoire m’a profondément affecté », a avoué le rappeur. 15 Le baron d’Harlem ★★★★★ Ridley Scott signe une biographie du premier parrain noir dans le New York des années 1970. En ce moment, les dérives de la guerre sont un sujet de prédilection à Hollywood. Une semaine après la sortie du pamphlet de Paul Haggis sur les dommages psychologiques subis par les GI en Irak (Dans la vallée d’Elah), c’est au tour du réalisateur Ridley Scott (Blade Runner, Gladiator, Kingdom of Heaven…) de revenir sur les dérapages de la guerre du Vietnam avec American Gangster. Dans l’Amérique des années 1970, alors que les soldats américains meurent au front, leurs cercueils à double fond permettent à Franck Lucas d’importer de l’héroïne. En vendant deux fois moins cher une substance deux fois plus pure, le jeune homme détrône la mafia italienne et s’impose rapidement comme le baron de la drogue à New York. CULTURE CINÉMA Quarante ans après les faits, le sujet semble toujours aussi brûlant. A l’issue du premier week-end d’exploitation, le film de Ridley Scott explosait le box-office américain avec 46,3 millions de dollars de recettes. Le public français ne devrait pas rester indifférent au duo formé par Denzel Washington et Russell Crowe, tous deux sacrés meilleur acteur par les oscars. Leur jeu justifie le succès rencontré par le film outre-Atlantique. Denzel Washington interprète avec brio l’énigmatique Franck Lucas, auquel il a rendu visite plusieurs fois pour préparer son rôle. « Je n’ai pas tenté de l’imiter, mais de faire ressortir son charme, qui est le trait dominant de sa personnalité », avoue l’acteur. Russell Crowe, dans son rôle de flic irréprochable au milieu d’une police corrompue, est très convaincant. Le scénario, tiré d’une histoire vraie, comporte tous les ingrédients nécessaires à la réalisation d’un grand film. Les personnages sont complexes, l’ascension du jeune Afro-Américain à Harlem est touchante et trépidante. Cependant, la mode au cinéma est aux longueurs : les 2h37 de American Gangster ne sont pas sans temps morts. Le spectateur peut ne pas aimer cette lenteur, mais l’histoire demeure fascinante. American Gangster, de Ridley Scott, en salles demain.



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