Direct Soir n°236 6 nov 2007
Direct Soir n°236 6 nov 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°236 de 6 nov 2007

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 1,8 Mo

  • Dans ce numéro : Elizabeth II l'indétrônable

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Directsoir N°236/Mardi 6 novembre 2007 8 EN COUVERTURE My lords and members of the House of Commons… Les premiers mots du discours du trône. pieuse, nomme un certain nombre d’évêques, mais elle intervient aussi dans la relation entre l’Eglise et l’Etat – les deux institutions ne sont pas séparées au Royaume-Uni. La Couronne représente aussi l’un des rares piliers reliant encore la Grande- Bretagne, l’Ecosse, le pays de Galles et l’Irlande du Nord. LA FIN D’UNE SOMBRE DÉCENNIE Quelle est la réalité du pouvoir qu’exerce Elizabeth II ? Un pouvoir d’influence, sans aucun doute. Chaque mardi, elle reçoit son Premier ministre. Lors de ces entretiens, elle fixe l’ordre du jour. Aucun collaborateur n’assiste à ces rendezvous et les Premiers ministres successifs n’en ont jamais dévoilé le contenu. Les relations entre la famille royale et les Britanniques ont été mouvementées ces dernières années. En 1992, sous la pression du pays, la reine a accepté de réduire son train de vie. Cinq années TROIS PREMIERS MINISTRES BETTMANN/CORBIS Devant le Parlement réuni au complet, la reine s’apprête à prononcer le traditionnel discours du trône. LE PREMIER plus tard, après le décès de la princesse Diana, elle prononce un discours télévisé dans lequel elle rend hommage à celle qui fut sa belle-fille. Elle y parle de sa tristesse, expliquant qu’elle s’exprime en tant que monarque, mais aussi au titre de grand-mère. Cette prise de parole, quoique tardive, lui permet une réconciliation avec une partie de l’opinion, qui lui reprochait de ne pas avoir suffisamment pleuré Diana. Aujourd’hui, les faits et gestes des membres de la famille royale continuent d’alimenter la vie publique britannique. Après la période d’incertitude concernant un possible envoi du prince Harry en Irak, le second fils de Charles et Diana, troisième dans l’ordre de succession au trône d’Angleterre, continue de faire parler de lui. Au mois d’octobre, une statue, le représentant mort au combat, a été présentée à Londres, soulevant la polémique. Mercredi dernier, il a été entendu par la police dans le cadre d’une enquête sur la mort de deux oiseaux protégés, dans un ■ Lorsque, à 26 ans, Elizabeth accède au pouvoir, en février 1952, Winston Churchill, alors Premier ministre, a 78 ans. La différence d’âge entre les deux est criante. Winston Churchill, qui effectue depuis un an son second mandat (après celui de 1940-1945), devra quitter le pouvoir trois ans plus tard pour des raisons de santé. Il sera remplacé par Anthony Eden. M. KING/CORBIS domaine royal où il avait chassé. Mais depuis le remariage du prince Charles et la possibilité pour celui-ci de succéder à sa mère, une décennie, sombre pour la Couronne, semble toucher à sa fin. A la fin du mois, la reine et le duc d’Edimbourg célébreront leurs noces de diamant. Lors de leur mariage, il y a 60ans, Elizabeth, alors âgée de 21 ans, ne s’attendait sans doute pas à accéder cinq années plus tard au pouvoir. La mort du roi George VI, le 6 février 1952, précipite son accession au trône. Elle est couronnée le 2 juin 1953, à 27 ans. A côté de Winston Churchill, son premier Premier ministre, qui file vers ses 80 ans, elle fait figure de jeune fille. Depuis, neuf Premiers ministres se sont succédé. Le 27 juin dernier, Gordon Brown est devenu le dixième. Au même titre que la reine Victoria un siècle plus tôt, ces longues décennies de règne classeront Elizabeth II au rang des figures principales de l’histoire de la monarchie britannique. LA DAME DE FER ■ Sous le règne d’Elizabeth II, Margaret Thatcher aura occupé le 10,Downing Street pendant la plus longue période. C’est toujours aujourd’hui la seule femme Premier ministre de ce pays où les femmes sont « électrices et éligibles » depuis 1928. Elle succède à James Callaghan le 4 mai 1979. Elle quittera le pouvoir 11 ans plus tard, et sera remplacée par John Major. CORBIS MICHAEL DUNLEA/NUNN SYNDICATION/ABACA VUE PAR Marc Roche, auteur de « Elisabeth II, la dernière reine » (éditions de La Table Ronde). « La dernière reine » Vous êtes correspondant à Londres pour Le Monde. Avez-vous rencontré la reine ? Je l’ai rencontrée sept fois en vingt ans. Lors des entretiens, elle pose beaucoup de questions sur vous, vous interroge sur votre pays, demande si vous vous plaisez à Londres. Mais, dès que vous abordez une question politique, elle disparaît. Le discours du trône est lu par la reine, mais écrit par le Premier ministre : peut-elle le modifier ? Non, elle ne peut en changer une ligne. Ainsi, lorsque Tony Blair a fait voter l’interdiction de la chasse à courre (interdiction à laquelle la reine était défavorable,ndlr), elle l’a lu de façon impassible. Pourquoi parlez-vous de « dernière reine » ? Elle représente une Angleterre qui n’existe plus : éclatante, impériale, avec tous les signes extérieurs. Le prince Charles ne vivra pas de cette façon. On imagine mal les futurs Premiers ministres sortir à reculons devant le prochain souverain. LE PLUS JEUNE ■ Tony Blair accède au pouvoir le 2 mai 1997, à l’âge de 43 ans. Le successeur de John Major a accompagné la monarchie dans ses années difficiles. Après la mort de Diana, Tony Blair conseille à Elizabeth II de revenir à Londres et de s’adresser au peuple. Il est aujourd’hui le seul Premier ministre britannique a avoir accompli trois mandats. En juin dernier, il a cédé sa place à Gordon Brown. V. CAPMAN/SIPA



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