Direct Soir n°236 6 nov 2007
Direct Soir n°236 6 nov 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°236 de 6 nov 2007

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 1,8 Mo

  • Dans ce numéro : Elizabeth II l'indétrônable

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Directsoir N°236/Mardi 6 novembre 2007 6 EN COUVERTURE ELIZABETH II ACCÈDE AU TRÔNE LE 6 FÉVRIER 1952, À LA MORT DE SON PÈRE, LE ROI GEORGE VI. ELLE SERA COURONNÉE LE 2 JUIN 1953, À 27 ANS. SIX ANS PLUS TÔT, ELLE A ÉPOUSÉ PHILIP MOUNTBATTEN. LE COUPLE ROYAL A DONNÉ NAISSANCE À QUATRE ENFANTS. Elizabeth II Pilier du royaume H. ANWAR/SIPA
D. KEATON/CORBIS www.directsoir.net La venue d’Elizabeth II au palais de Westminster constitue l’un des rendez-vous majeurs de l’année politique britannique. C’est à la reine qu’incombe la charge d’ouvrir la session parlementaire. Cette cérémonie, télévisée depuis le milieu du XX e siècle, est empreinte de traditions. Elle illustre aussi la façon dont va la vie politique en Grande-Bretagne. Elizabeth II est au centre de l’intérêt suscité par cet événement. Point d’orgue de la journée : devant les représentants du Parlement, la souveraine lit le traditionnel discours du trône. Mais la rédaction de ce programme politique, qui définit les grandes lignes de l’année à venir et fait le point sur celle écoulée, lui échappe. C’est le Premier ministre qui écrit ce texte, avant de le faire valider par ses ministres. Comme l’explique Marc Roche, auteur de Elizabeth II, la dernière reine (lire p.8), « elle ne peut en changer une ligne ». Devant les parlementaires des deux Chambres, réunis dans la maison des lords, la reine se livre au périlleux exercice de lire un programme qui n’est pas le sien. « Mon gouvernement poursuivra les politiques visant à atteindre les challenges rencontrés par le Royaume-Uni, sur le plan intérieur et extérieur… », tels étaient les premiers mots du discours prononcé l’année dernière – le dernier écrit par Tony Blair. Aujourd’hui, la reine lit une copie signée pour la première fois Gordon Brown. Ce texte contient 23 projets de loi. Parmi les axes principaux : l’éducation, l’immigration et la lutte antiterroriste. LA TRADITION AVANT TOUT Comment la reine vit-elle ce moment si particulier ? « Même si le texte annonçait la fin de la monarchie, elle devrait le lire. Même si cela signifiait la fin de son règne », sourit Marc Roche. Elizabeth II s’est toujours montrée très discrète quant à son appréciation des décisions politiques, accomplissant sa tâche sans ciller. Un sens du devoir que lui reconnaissent la plupart des observateurs, et qui lui vaut l’importante assise populaire dont elle bénéficie. Porteuse d’une certaine idée que la Grande-Bretagne se fait d’elle-même, elle est aussi la garante des traditions. Aujourd’hui, comme chaque année, le rituel est bien huilé. Un cortège conduit la reine du palais de Buckingham à Westminster. Dans les rues de Londres, accompagné par la police montée, le carrosse royal mène la procession. Une fois arrivée au palais de Westminster, qui abrite les deux Chambres parlementaires, la reine s’engouffre dans l’édifice par la « porte du souverain ». A l’intérieur, elle se coiffe de la couronne impériale et revêt la robe parlementaire. Elle traverse ensuite la galerie royale avant de s’installer sur le trône de la Chambre des lords, dite aussi « chambre haute ». Une fois la reine installée, l’un des officiels du Parlement, appelé Black Rob, est chargé de convoquer les députés. La tradition veut que la Chambre des communes lui claque une première fois la porte au nez, de façon à montrer son indépendance vis-à-vis des lords. Le Black Rob frappe alors trois fois à la porte, avec sa canne noire. Cette fois, il entre et invite les élus à assister à la cérémonie. La reine procède alors à la lecture de son discours. Avant ce premier rendez-vous de la session parlementaire, le palais de Westminster est fouillé de fond en comble par les hallebardiers de la garde royale. Cette tradition remonte à 1606, lorsqu’une fouille avait permis de découvrir le « complot des poudres » visant à faire exploser le palais. EN COUVERTURE 7 La reine Elizabeth II prononce aujourd’hui son traditionnel discours du trône devant les parlementaires britanniques. Ce texte, censé définir le programme politique de l’année à venir, est rédigé par le Premier ministre. Pour la première fois, il est écrit par Gordon Brown. Elle porte une certaine idée « de la Grande-Bretagne » Après 54 ans de règne, la reine Elizabeth II dispose d’une incontestable aura sur la scène internationale. « Other mesures will be laid before you » (« D’autres mesures vous seront présentées ») est la phrase qui conclut le discours du trône. La reine se retire, la session parlementaire est officiellement ouverte. Pendant cinq jours, les deux Chambres vont débattre du programme annoncé. La première journée est consacrée à une discussion d’ordre général, les suivantes portent sur des sujets particuliers. A l’issue des débats, le texte est soumis au vote des communes. UN RÔLE D’INFLUENCE La souveraine est considérée comme faisant partie du Parlement, dans lequel les députés, à la différence des lords, sont élus. La reine est la seule habilitée à appeler les deux Chambres à se réunir pour ouvrir une nouvelle session parlementaire. Pour cette raison, la session est souvent appelée « The Queen in Parliament ». Avant qu’un projet de loi soit adopté, la reine doit donner son assentiment, le « Royal Assent ». Selon le bureau des affaires étrangères britanniques, les attributions d’ElizabethII sont les suivantes : « La reine est à la tête du pouvoir exécutif et du pouvoir judiciaire ; elle fait partie intégrante Après Mary Tudor, Elizabeth I re, Mary Stuart, Anne Stuart et Victoria, Elizabeth II est la sixième femme à occuper le trône d’Angleterre. du pouvoir législatif ; elle est commandant en chef des forces armées et gouverneur suprême de l’Eglise d’Angleterre. Son rôle politique aujourd’hui est essentiellement d’apparat ». La conduite du pays revient de fait au gouvernement. L’influence de la reine est toutefois réelle, notamment dans les affaires internationales. Au milieu des années 1980, « elle a poussé Margaret Thatcher, alors Premier ministre, à prendre des sanctions contre le régime d’apartheid de l’Afrique du Sud », se souvient Marc Roche. La semaine dernière, elle a accueilli à Londres le roi Abdallah d’Arabie Saoudite. Dans les jours à venir, le président tchèque, Vaclav Klaus, lui rendra visite. UNE FEMME PIEUSE A 81 ans, Elizabeth II est le monarque le plus âgé d’Europe. Reine de Grande- Bretagne, mais aussi de quinze autres Etats du Commonwealth, parmi lesquels le Canada, elle dispose d’une incontestable aura sur la scène internationale. Si, sur le plan intérieur, elle n’a pas de pouvoirs réels, elle joue un rôle important dans la vie sociale britannique. Non seulement cette femme, réputée très I. JONES/GAMMA/EYEDEA PRESSE



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