Direct Soir n°236 6 nov 2007
Direct Soir n°236 6 nov 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°236 de 6 nov 2007

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 1,8 Mo

  • Dans ce numéro : Elizabeth II l'indétrônable

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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F. MORI/AP T. JOUANNEAU Directsoir N°236/Mardi 6 novembre 2007 14 CULTURE PRIX LITTÉRAIRES Le Goncourt pour Gilles (et pour Zelda) Le prix Goncourt a été attribué hier à Gilles Leroy pour « Alabama Song », roman qui revient sur le destin tragique de Zelda Fitzgerald. Daniel Pennac reçoit le prix Renaudot. Gilles Leroy a reçu le prix Goncourt 2007 pour Alabama Song. Alors que Les Bienveillantes de Jonathan Littell s’était l’année dernière imposé comme une évidence, le choix du nouveau prix Goncourt a été incertain jusqu’au bout. Hier, au restaurant Drouant, les jurés de la plus prestigieuse récompense littéraire française ont finalement consacré Alabama Song, de Gilles Leroy (Mercure de France). Le scrutin a été serré, puisqu’il a fallu quatorze tours pour que le lauréat s’impose, à quatre voix contre deux, face à Olivier Adam et son A l’abri de rien. Sorti dans la discrétion, Alabama Song a peu à peu multiplié les critiques élogieuses. Bernard Pivot, membre de l’Académie Goncourt, avait le premier donné le ton. Gilles Leroy, 48 ans, revient dans ce roman sur la vie de Zelda Fitzgerald, dans l’ombre de son mari l’écrivain Francis Scott EXPOSITION Une expédition hors du commun. TOP DES TOPS DR 1 Fitzgerald. A l’aide d’un « style flamboyant » (dixit Pivot), Gilles Leroy redonne son lustre à l’existence de cette « Belle du Sud », qui a peu à peu sombré dans la folie. Décerné en même temps que le Goncourt, le prix Renaudot du meilleur roman a consacré un auteur populaire : Daniel Pennac. Là aussi, c’est une surprise, l’écrivain ne figurant sur aucune liste de départ. Dans Chagrin d’école (Gallimard), l’ancien professeur de français se souvient de sa jeunesse de cancre. C’est un triomphe total pour Gallimard, puisque Le Mercure de France, qui édite Gilles Leroy, est une de ses filiales. Les autres maisons d’édition tenteront de se rattraper avec le prix Fémina, le Médicis (tous deux attribués le 12 novembre) et l’Interallié (le 13 novembre). Au pays du désert blanc Harry Potter et les reliques de la mort J.K. Rowling/Gallimard jkle ENFANTS THÉÂTRE Titeuf ne badine pas avec l’amour ■ Des volontaires coupés du monde. Un hivernage hors du commun en Antarctique afin de mener des recherches : astronomie, étude du réchauffement climatique, expériences en vue des prochains vols vers Mars… C’est la vie quotidienne de ces aventuriers modernes que l’explorateur Thomas Jouanneau raconte dans une exposition présentée au Muséum de Rouen. A l’aide de photographies, journal de bord et sons enregistrés pendant son périple, il vous invite dans une incroyable odyssée. Antarctique, sur la route de Concordia, jusqu’au 20 décembre, au Muséum de Rouen (0235714150). 2 Une vie Simone Veil/Stock 3 4 5 Chagrin d’école Daniel Pennac/Gallimard ■ « Tout, tout, tout, vous saurez tout sur le zizi », chantait Pierre Perret en 1974. Trente ans plus tard, Titeuf, gamin railleur de bande dessinée, se charge des explications à la Cité des sciences. Adaptée du célèbre Guide du zizi sexuel de Zep (éd. Glénat), l’exposition, destinée aux 9-14 ans, répond avec humour aux interrogations des pré-ados. Comment dire que l’on est amoureux ? Qu’est-ce que la puberté ? Comment faire un bébé ? Titeuf et Nadia sont là pour tout expliquer. De la « course à l’ovule » au langage amoureux, en passant par le respect des autres et de soi-même, une quarantaine d’ateliers délurés racontent l’univers complexe de l’amour. La pédagogie des parents reste néanmoins indispensable pour accompagner cette exposition découverte. Zizi sexuel l’expo !, jusqu’en janvier 2009 à la Cité des sciences, 30, av. Corentin-Cariou, Paris 19 e (0140058000). L’élégance du hérisson Muriel Barbery/Gallimard Meilleures ventes de livres (hors BD et livres de poches) A la troisième place, l’auteur de Chagrin d’école (prix Renaudot 2007), de son vrai nom Daniel Pennachioni, revient sur son enfance douloureuse de cancre. Il exprime son sentiment d’indignité sous le regard réprobateur du corps enseignant et celui, inquiet, de ses parents. Légende : (e) nouvelle entrée - Source : Le mystère des dieux Bernard Werber/Albin Michel jkle jkle jkle jkle DR Une vision décalée des rapports hommes-femmes. Casting souterrain ■ Deux femmes ont enfermé plusieurs hommes dans leur cave, afin de pouvoir tranquillement sélectionner le prince charmant. Harem Underground, comédie de Jérémy Manesse, propose une vision originale et décalée des rapports hommes-femmes. Harem Underground, de Jérémy Manesse, mise en scène de Hubert Drac. Du dimanche au mardi, à 21h. Café de la Gare, 41, rue du Temple, Paris 4 e (01 42 78 52 51). LIVRE Femmes au bord de la crise de nerfs ■ Catherine Siguret est un ovni de l’édition : productrice de télévision, rédactrice en chef (Y’a pas photo), chroniqueuse, souvent nègre de personnalités, elle est aussi passionnée par les sujets de société et la psychologie. Dans Femmes célèbres sur le divan, elle dresse le portrait de 11 personnalités du XX e siècle, parmi les plus atteintes de psychoses diverses : Françoise Sagan, Virginia Woolf, Marlene Dietrich, Edith Piaf, etc. Si ses courtes biographies sont bien étayées, l’intérêt réside surtout dans le regard des psychiatres et psychanalystes, qui analysent ces êtres extraordinaires, souvent en perte de contrôle de soi, incapables de gérer leurs sentiments, et surtout profondément anti-psy. Femmes célèbres sur le divan, de Catherine Siguret, éd. du Seuil. DR CAFÉ DE LA GARE
METROPOLITAN DELANTE FILMS/DR www.directsoir.net Naomi Watts dans le rôle d’Anna, une sage-femme bouleversée par la mort d’une jeune fille. DVD Judith Godrèche (Carla) et Richard Berry (Paul). ■ Notre cerveau est capable de traiter 400 milliards de bits d’informations par seconde. Mais nous ne pouvons prendre conscience que de l’usage de 2000 bits seulement. Véritable phénomène aux Etats-Unis (un million de DVD vendus et 5 e documentaire le plus vu de l’histoire du pays), le docu-fiction Que sait-on de la réalité ! ? met en scène la vie d’une photographe qui apprend à contrôler ses émotions. Grâce aux animations et aux interventions explicatives de quatorze scientifiques et théologiens sur le fonctionnement du cerveau humain, le film dévoile de façon claire et ludique les lois de la physique quantique. Les réalisateurs répondent Confidences à mon psy David Cronenberg est également à l’affiche de Chacun son cinéma, œuvre collective signée par 35 réalisateurs. ■ Comédie romantique à la française aux ressorts vaudevillesques, le deuxième long-métrage de Bernard Jeanjean met en scène Paul (Richard Berry), psychanalyste, qui découvre que son patient Raphaël (Julien Boisselier) a une aventure avec sa femme Carla (Judith Godrèche). Il tente alors de la reconquérir… J’veux pas que tu t’en ailles, de Bernard Jeanjean, éd. UGC Vidéo. Mystérieux cerveau humain Le docu-fiction « Que sait-on vraiment de la réalité ! ? » décrypte le fonctionnement d’une machine fascinante : le cerveau humain. DR ainsi à une demande croissante du public de compréhension profonde de soi. Que sait-on vraiment de la réalité ! ? de William Arntz, Betty Chase, Mark Vicente, demain en salles. 15 D’un enfer à l’autre ★★★★★ Dans « Les promesses de l’ombre », David Cronenberg s’intéresse à la mafia russe. Les promesses de l’ombre offre une plongée dans la mafia russe, au cœur d’un Londres multiethnique. Cette immersion, le spectateur la vit à travers les yeux d’Anna (Naomi Watts), une sage-femme bouleversée par la mort d’une jeune fille qu’elle a aidée à accoucher. Décidée à retrouver la famille du bébé à l’aide d’un journal intime écrit en russe, Anna rencontre Semyon (Armin Mueller-Stahl). Ce propriétaire d’un paisible restaurant sibérien n’est autre qu’un mafieux à la tête d’un réseau de prostitution et faisant partie de la société secrète des Vori v’zakone. Autour de lui gravitent son fils Kirill (Vincent Cassel, parfait), un alcoolique en quête d’amour paternel, et Nikolaï, un chauffeur mystérieux (Viggo Mortensen). Anna va ainsi mettre sa vie et celle de sa famille en péril. Après le succès autant critique que public de A History of Violence, David Cronenberg livre avec Les promesses de l’ombre un thriller plus conventionnel. Mais ces deux longs métrages ont CULTURE CINÉMA des points en commun. Le réalisateur canadien scrute à nouveau la crise de la structure familiale. David Cronenberg retrouve Viggo Mortensen, qui, dans le rôle d’un homme opaque, offre une présence corporelle impressionnante. Ensemble, le cinéaste et l’acteur continuent d’explorer un monde contaminé par la violence. Comme dans cette étonnante scène de sauna, dans laquelle Mortensen, nu, à la fois vulnérable et sauvage, doit résister à deux assaillants armés. Par ailleurs, on retrouve dans ce film l’éternelle obsession du réalisateur de La mouche ou de Crash pour les transformations corporelles. Le cinéaste est ici fasciné par les tatouages des Vori v’zakone, un rituel servant à montrer leurs faits d’armes et leur grade. Si ce long métrage sonne ainsi comme du pur Cronenberg, il laisse entendre un optimisme rare chez le cinéaste, en s’achevant sur une note lumineuse. Même l’ombre a ses promesses. Les promesses de l’ombre, de David Cronenberg, en salles demain.



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