Direct Soir n°231 26 oct 2007
Direct Soir n°231 26 oct 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°231 de 26 oct 2007

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,6 Mo

  • Dans ce numéro : J.K. Rowling magicienne de Harry Potter

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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P.MERLE/AFP Directsoir N°231/Vendredi 26 octobre 2007 4 L’ACTU FRANCE Le président Amadou Toumani Touré, à Lyon, avant-hier. Grenelle ENVIRONNEMENT Des lois « vertes » dès cet hiver ■ Parmi les participants au Grenelle, beaucoup affichaient leur satisfaction hier lors de la clôture des états généraux de l’environnement. L’ensemble des protagonistes retient avant tout la qualité des débats : mesurés, constructifs, inédits. Nicolas Hulot déclarait : « On est passé à l’action. On est confiant, heureux… » Au-delà de ce singulier éclairage sur les problématiques environnementales, les actes sont désormais attendus. Jean Jouzel, climatologue, membre du collège des scientifiques du Giec (groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) espère « la mise en route et l’action ». Ce matin, sur France Inter, Nathalie Kosciusko- Morizet, la secrétaire d’Etat à l’Ecologie, s’est engagée à ce que les conclusions du Grenelle de l’environnement fassent l’objet d’une loi de programmation dès cet hiver. N.MARQUES/KR IMAGE DIPLOMATIE de l’environnement « Il faut une prévention globale, qui concerne tous les secteurs. » L’Élysée à l’heure africaine ■ Nicolas Sarkozy devait recevoir aujourd’hui deux de ses homologues africains. En fin de matinée, c’est le président malien Amadou Toumani Touré qui était attendu pour un déjeuner de travail. Au programme des discussions, la démocratie au Mali, l’immigration, et la coopération entre les deux pays. La France est le premier partenaire économique et le quatrième bailleur de fonds du Mali, pays parmi les plus pauvres au monde. Le dirigeant sahélien était arrivé en France mardi pour un motif Dominique Maraninchi, cancérologue, président de l’Institut national du cancer (Inca), préside le groupe 3 : « Instaurer un environnement respectueux de la santé ». Ce « Grenelle » est résolument novateur dans la manière dont se sont déroulées les séances de travail. Dominique Maraninchi : Nous avons eu, pour la première fois, le courage d’aborder les problèmes avec l’ensemble des acteurs. Il y aura probablement de nouvelles crises sanitaires. Mais nous allons pouvoir observer et réagir de façons différentes. Peut-on établir un lien, aujourd’hui, entre l’avènement de certaines affections et la dégradation de notre environnement ? D. M. : Ce qui est certain, c’est que le contexte a changé, notre relation à l’environnement aussi. Nous sommes plus nombreux, nous vivons aussi plus longtemps. Les trois quarts des José Manuel Barroso, la prix Nobel kényane Wangari Maathai, Nicolas Sarkozy et le prix Nobel Al Gore, hier lors de la clôture du Grenelle de l’environnement. Européens résident en zone urbaine. Nous recevons une masse d’éléments extérieurs polluants beaucoup plus conséquents qu’auparavant. Les échanges commerciaux, l’alimentation, sont aussi des sources d’expositions à des « polluants ». Faut-il exiger une vigilance soutenue dans les prochaines années ? D. M. : Il faut une prévention globale, une prévention qui concerne tous les secteurs. Il ne sert à rien de boire de l’eau « propre » si l’air que l’on respire en permanence est fortement pollué. J’insiste vraiment sur cette approche globale du problème. Quid de l’information des consommateurs ? D. M. : Il ne peut pas s’agir d’une simple volonté d’Etat, il faut sensibiliser, informer les consommateurs pour qu’ils puissent agir. Il faut par ailleurs mettre en place des étiquetages spécifiques qui informent clairement de la nocivité potentielle de tel ou tel produit et réglementer la vente et l’information sur les produits phytosanitaires. Il faudrait soutenir les investissements dans les technologies de substitutions. POLÉMIQUE Soupçon de trafic d’enfants entre le Tchad et la France ■ La police tchadienne a arrêté hier neuf ressortissants français qui s’apprêtaient à quitter le pays par avion avec 103 enfants africains, apparemment dans le but de les faire adopter. Parmi les personnes arrêtées figure le président de l’ONG « L’arche de Zoé », qui avait annoncé son intention de ramener en France des orphelins de la région soudanaise du Darfour afin qu’ils soient adoptés. Dans un communiqué diffusé dans la nuit, l’organisation reconnaît qu’« aucune procédure d’adoption n’était prévue » mais que les orphelins évacués du Darfour devaient faire l’objet de demandes de droit d’asile par des familles qui les auraient recueillis. En bref « académique » : il a été élevé au rang de docteur honoris causa par l’université de Lyon-III. En début d’après-midi, c’est ensuite le Camerounais Paul Biya que devait rencontrer le chef de l’Etat français. Cette rencontre, la première entre les deux Présidents depuis l’élection de Nicolas Sarkozy, intervient après la signature, au début du mois, de deux conventions de financement portant sur la décentralisation et la coopération dans le domaine de la police. Des membres de l’association à l’aéroport de Vatry. Le ministre tchadien de l’Intérieur a déclaré à l’agence Reuters qu’une enquête avait été ouverte car les Français n’avaient aucune autorisation officielle. Il a ajouté que parmi les enfants, certains étaient tchadiens, et que tous n’étaient pas orphelins, ce que réfute l’ONG. SOCIAL. Nicolas Sarkozy s’est rendu ce matin à Saint-Denis dans un centre de maintenance de la SNCF. Le gouvernement a entamé mercredi une nouvelle série de discussions avec les syndicats sur les régimes spéciaux de retraite. Le président de la République a rencontré des employés. Les échanges ont porté sur la pénibilité de leurs conditions de travail. ❚ JUSTICE. La cour d’assises spéciale de Paris rendra son verdict aujourd’hui à l’encontre de Rachid Ramda. L’islamiste algérien est accusé d’avoir financé trois attentats dans la capitale dont celui du RER Saint-Michel en 1995. Le parquet a requis la perpétuité. E. FEFERBERG/AFP F. NASCIMBEDI/AFP
M. WHITTAKER/REUTERS www.directsoir.net SOMMET UE-RUSSIE ■ La tâche s’annonce difficile pour José Socrates, le Premier ministre du Portugal, qui assure la présidence tournante de l’Union européenne. Accueillant aujourd’hui à Mafra le président russe Vladimir Poutine et les représentants des 27pays européens, il a pour objectif d’apaiser les tensions diplomatiques significatives qui affectent les relations entre l’UE et Moscou. Mais cette ambition risque d’être contrecarrée par les sujets de désaccords qui ont rarement été aussi nombreux : le futur statut du Kosovo, Difficiles négociations prévues à Lisbonne Depuis hier, une accalmie a lieu sur le front des incendies, mais 10000 « soldats du feu » étaient encore au travail ce matin. le déploiement du bouclier antimissiles américain en Europe de l’Est, l’approvisionnement énergétique européen, ou la situation des libertés publiques en Russie. Hors d’Europe, les deux puissances sont aussi très impliquées dans le dossier nucléaire iranien sur lequel les vues divergent profondément. José Socrates espère néanmoins avancer sur le dossier de l’énergie qui reste ouvert à la négociation. Il entend aussi profiter de la détente suscitée par la défaite en Pologne des frères Kaczynski – honnis par Moscou. L’ACTU MONDE 5 CALIFORNIE Vladimir Poutine et José Socrates hier, à Lisbonne. Les pompiers reprennent le dessus ■ Au lendemain de la visite de George W. Bush, les pompiers semblaient en mesure de maîtriser les flammes. La découverte de quatre nouvelles victimes porte le bilan humain à au moins neuf morts. Hier, le gouverneur Arnold Schwarzenegger s’est dit bouleversé après un survol de la zone incendiée en compagnie du président des Etats-Unis, qu’il a par ailleurs remercié d’avoir rapidement ouvert la voie à une aide fédérale massive. La zone ravagée par les incendies couvre près de 2000 km 2. Dans la région de San Diego, 1400maisons ont été totalement détruites, et plusieurs quartiers rayés de la carte. Au plus fort de la crise, 900000 personnes avaient été évacuées. Bon nombre d’entre elles ne retrouveront pas leur bien en dépit de cinq jours de lutte acharnée qui engageait encore plus de 10000 pompiers ce matin. Une quinzaine de feux était toujours active, mais les conditions climatiques, plus favorables, laissent envisager une prochaine maîtrise des foyers. A. FRANCA/AP



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