Direct Soir n°229 24 oct 2007
Direct Soir n°229 24 oct 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°229 de 24 oct 2007

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2,2 Mo

  • Dans ce numéro : Michelle Pfeiffer le visage d'une étoile

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Directsoir N°229/Mercredi 24 octobre 2007 6 EN COUVERTURE VINGT ANS APRÈS « LES SORCIÈRES D’EASTWICK », MICHELLE PFEIFFER RENOUE AVEC LE GENRE. DANS « STARDUST, LE MYSTÈRE DE L’ÉTOILE », ELLE INTERPRÈTE LA MACHIAVÉLIQUE LAMIA, UNE SORCIÈRE PRÊTE À TOUT POUR RETROUVER SA JEUNESSE. Michelle Pfeiffer Ensorcelante ZUMA/VISUAL PRESS AGENCY
FERRARI/VISUAL www.directsoir.net Elle n’a de français que le prénom. Une silhouette gracile et un visage de madone. Aujourd’hui, de fines pattes d’oie ornent ses yeux bleus. Michelle Pfeiffer aura 50 ans en avril prochain et les assume : « Je ne connais pas le secret de la jeunesse éternelle, et je ne le veux pas », confiait-elle la semaine dernière lors de l’avant-première, à Londres, de Stardust. A l’opposé de son personnage, Lamia, une sorcière prête à tout pour retrouver sa jeunesse : « Elle a environ cinq mille ans. Elle arrive à la fin de son cycle de vie, il y a une date limite pour elle. C’est vraiment une question de vie ou de mort. Elle aimerait vivre deux cents ans de plus. » Pour cela, un remède existe : retrouver une étoile tombée du ciel, incarnée par la comédienne Claire Danes. Pour survivre et retrouver sa beauté, Lamia devra user de tous ses maléfices pour lui arracher le cœur. Dès le début du film, le ton est donné : Michelle Pfeiffer est effrayante en créature de rêve se flétrissant au fil des scènes, jusqu’à devenir un monstre. A couper le souffle. Rien à voir avec un autre personnage de sorcière interprété vingt ans plus tôt : la pétillante Suzie des Sorcières d’Eastwick. Entre les deux rôles, le clin d’œil est évident (comme Suzie, Lamia est entourée de deux sœurs unies dans la même quête). Michelle Pfeiffer semble s’en amuser, comme un pied de nez au temps qui passe. « Cela prouve qu’elle a de l’humour, qu’elle a de l’ironie par rapport à son image », souligne Laurent Delmas, co-auteur du Larousse du cinéma. Pourtant, la métamorphose en Lamia aura été éprouvante : « Je suis certaine d’avoir perdu plusieurs couches de peau, confiait-elle lors de l’avant-première du film. Chaque jour, il fallait enlever et remettre ces prothèses sur mon visage. Cela prenait des heures. » Peu importe, pour endosser un rôle, la comédienne n’est pas du genre à baisser les bras : « Cela met la barre plus haut et vous devez vous élever au niveau de votre apparence physique. » D’autant que Michelle Pfeiffer était particulièrement intéressée par une des thématiques du film : la manière dont les femmes gèrent leur image. « C’est la chose qui m’a le plus intriguée. J’ai discuté avec Matthew (le réalisateur) pour savoir jusqu’à quel point il souhaitait porter un éclairage sur ce sujet, le tourner en ridicule en imaginant jusqu’où les femmes peuvent être capables d’aller pour trouver la jeunesse éternelle. » Un sujet que Michelle connaît bien : dans les années 1980 et 1990, Hollywood l’a érigée en véritable icône… avant de la bouder la décennie suivante. « THE FACE » C’est un fait : Michelle Pfeiffer a été particulièrement choyée par les fées. Ses yeux félins aux nuances changeantes (ils semblent constamment hésiter entre le bleu, le gris et le vert), son teint diaphane et la régularité de ses traits fascinent. Séduit par ce mélange d’érotisme et de réserve, Hollywood la baptise très vite « The Face » (« Le visage »). Pourtant, la comédienne semble n’avoir jamais été à l’aise avec son physique. Au magazine américain Esquire elle confie même qu’elle a horreur de voir ses films : « Une fois, j’ai réussi à (me) regarder une quinzaine de minutes, mais j’étais dans un piteux état. Je sursautais sur mon divan. C’était une véritable souffrance. » Fausse modestie ou véritable EN COUVERTURE 7 « Stardust », de Matthew Vaughn, sort aujourd’hui sur les écrans avec un casting de choix : Robert De Niro, Claire Danes et Michelle Pfeiffer. Cette dernière incarne Lamia, une sorcière en quête de jeunesse éternelle. Remarquée cet été dans « Hairspray », la comédienne revient en force avec des rôles à contre-courant. Séduit par ce mélange « d’érotisme et de réserve, Hollywood la baptise très vite « The Face » » Michelle Pfeiffer a décroché une étoile à son nom sur Hollywood Boulevard en août dernier.complexe ? Difficile à dire. Enfant, elle n’était pas du genre à se contempler dans le miroir. Très grande pour son âge, les cheveux courts, la petite Michelle est plutôt garçon manqué. Elle préfère les jeux masculins aux contes de fées. Pourtant, tout a démarré très tôt. Peut-être lors des parades électriques de Disneyland, où elle incarnait une toute jeune Alice au pays des merveilles. Ou lorsque le morne quotidien de son job de caissière (pour payer ses cours d’art dramatique) l’a poussée à voir si l’herbe était plus verte ailleurs. Entre-temps, la jeune fille avait déjà remporté un concours de beauté et le titre de miss Orange County, en Californie. Sa carrière débute à la télévision, dans les séries Delta House et Chips. Après un rôle en 1980 dans la comédie pour adolescents The Hollywood Knights, elle succède deux ans plus tard à Olivia Newton-John dans la suite de Grease. Le film est un échec, mais sa carrière est lancée. En 1983, Brian De Palma lui offre le rôle de la maîtresse droguée d’Al Pacino dans Scarface : « J’ai connu une de mes plus grandes hontes lors de l’audition », confie-t-elle au magazine Paris Match. Je n’aime pas ma bouche. On me dit qu’elle est sexy, mais moi je me rappelle encore des gens au lycée qui m’appelaient Donald Duck. « On répétait la scène finale dans le club où je renverse de la main les verres et les bouteilles posées sur la table. Je me suis exécutée, mais en nettoyant, les assistants ont trouvé du sang (…) Tout le monde s’est tourné vers Al Pacino. Il était profondément entaillé au bras. Je me suis dit : « J’aurai jamais le rôle. » Et lui, il a ri. Il parait même que cet incident a joué en ma faveur ! ». La suite, on la connaît : Jack Nicholson, Mel Gibson, ou encore Robert Redford, pour ne citer qu’eux : la carrière de Michelle croise les grands noms du cinéma américain. Au risque de rester dans l’ombre de ses partenaires masculins ? Ce ne fut pas le cas. LA CONSÉCRATION La comédienne poursuit son chemin à Hollywood et s’essaie à tous les genres. Envoûtante en femme faucon dans le conte fantastico-médiéval Ladyhawke, elle crève l’écran trois ans plus tard dans Les sorcières d’Eastwick, son premier vrai succès commercial. Désormais elle ne cesse plus de tourner : tête d’affiche dans Tequila Sunrise en 1988, elle se voit ensuite nommée à l’oscar du meilleur GALLOS/RETNAUS/STARFACE



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