Direct Soir n°213 2 oct 2007
Direct Soir n°213 2 oct 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°213 de 2 oct 2007

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2,3 Mo

  • Dans ce numéro : Aung San Suu Kyi

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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FALOUR.STARFACE M. DOMMAGE Directsoir N°213/Mardi 2 octobre 2007 14 CULTURE THÉÂTRE Le gendarme contre Hamlet « Les chaussettes. Opus 124 » repose sur un duel au sommet. Michel Galabru et Gérard Desarthe y incarnent l’opposition entre théâtre privé et théâtre public. Michel Galabru, grand clown mélancolique. C’est sans conteste l’affiche la plus surprenante de cette rentrée théâtrale. Les chaussettes, opus 124 marque la rencontre sur les planches entre deux acteurs que tout semble opposer : Michel Galabru et Gérard Desarthe. Le premier a multiplié les comédies franchouillardes du côté de Saint-Tropez, quitte à faire oublier qu’il a obtenu le césar du meilleur acteur en 1976, avec Le juge et l’assassin. Le second est une des figures de proue du théâtre public, grand interprète de Shakespeare. Cette opposition entre l’adjudant Gerber et Hamlet est d’ailleurs le moteur de la pièce, écrite et mise en scène par Daniel Colas. Les chaussettes, opus 124 présente ainsi le face-à-face entre La danseuse Julie Guibert. TOP DES TOPS DR 1 L’élégance du hérisson Muriel Barbery Gallimard jkle deux comédiens, l’un élitiste, l’autre populaire, qui doivent monter un spectacle ensemble, mais qui vont vite s’écharper. Les deux hommes vont découvrir qu’ils ont en commun le même amour du spectacle, ainsi qu’une immense solitude. Si le texte de la pièce est parfois inégal, les acteurs sont eux au sommet. Gérard Desarthe impressionne par sa rigueur. Michel Galabru, 82 ans, livre un récital comique. Les spectateurs assistent à un moment privilégié : le crépuscule d’un cabot magnifique, qui comme tout grand clown, sait peu à peu distiller une profonde mélancolie. Les chaussettes, opus 124, Théâtre des Mathurins, 36, rue des Mathurins, Paris 8 e (0142659000). DANSE Diasporas africaines au Quai Branly ■ L’Afrique, berceau de l’humanité, a vu naître puis migrer les premiers homo sapiens. Deux millions d’années plus tard, dix artistes contemporains donnent leur vision de cette diaspora, véritable source d’inspiration pour les pays qui l’accueillent. Du film de Jean-Pierre Bekolo au documentaire de Claire Denis et Lilian Thuram, « l’Afrique exilée » révèle son énergie. Que ce soit à travers la mode et les créations de John Galliano, ou par la danse et les chorégraphies de Mathilde Monnier, l’imaginaire de ces artistes s’intègre dans l’univers urbain imaginé par David Serero, scénographe de l’exposition. Lieu de rassemblement, la ville révèle l’influence d’une culture riche de traditions. Diaspora, jusqu’au 6 janvier au Musée du Quai Branly, 55, quai Branly, Paris 7 e (0156617000). Réorchestrations chorégraphiques EXPO HUMOUR ■ Découpage et suspension caractérisent les deux créations de Christian Rizzo, qui ouvrent la saison de l’opéra de Lille. La danseuse Julie Guibert réplique, de son interprétation lente, à une musique jouée en live dans B.C., janvier 1545, Fontainebleau. Tandis que Jean-Baptiste André joue de la verticalité et de l’horizontalité dans Comme crâne comme culte. Opéra(tion)- Remix, jusqu’au 6 octobre, Opéra de Lille, 2, rue des Bons-Enfants, Lille (08204890 000) 2 Ni d’Eve, ni d’Adam Amélie NothombAlbin Michel L’impasse Lionel Jospin Flammarion Une création du couturier John Galliano. 3 4 5 L’aube le soir ou la nuit Yasmina Reza Flammarion Meilleures ventes de livres (hors BD et livres de poche). Le livre événement de Lionel Jospin fait son entrée à la troisième place du top hebdo. Dans L’impasse, l’ancien Premier ministre analyse la vie politique française depuis 2002 et confie ses idées pour l’avenir du parti socialiste. Légende : (e) nouvelle entrée - Source : Temps mort Harlan Coben Fleuve Noir jkle jkle jkle jkle F. GARCIA Manu Payet enflamme le Splendid. Manu Payet de retour au Splendid ■ Après son triomphe en début d’année, Manu Payet revient sur les planches du Splendid à Paris. Pendant une heure et demi, l’ancien animateur d’NRJ nous fait hurler de rire avec son amour pour le Nutella, sa maman, ou les policiers de la Réunion, l’île où il est né. Mention spéciale pour son groupe de rock, Every Late. Manu Payet au Splendid, 48, rue du faubourg Saint-Martin, Paris 10 e (0142082193). LIVRE Le café des rêves et des souvenirs ■ La mélancolie s’affiche comme un sourire à Mamarrosa, petit village perdu au sud du Portugal. Le temps d’un été, toutes les âmes du lieu se retrouvent au Café de Vasco, pour s’y rencontrer, s’y raconter ou s’y étourdir. Le vieux Joao vient pleurer la perte de Rui, son ami de toujours, Harry Stanton, l’écrivain cherche désespérément l’inspiration, tandis que Teresa s’inquiète et se réjouit de son départ prochain pour l’Angleterre. Il y a aussi les Potts, expatriés excentriques qui cachent leurs secrets. Toute la vie du village s’anime au café Paraiso. Monica Ali, auteur du formidable Sept mers et treize rivières, paru en 2004, offre à ses lecteurs une nouvelle galerie de portraits émouvants et sincères. Café Paraiso, de Monica Ali, Belfond, 20 €. DR P.GELY/AGENCE BERNAND
DR DR www.directsoir.net Quel est le secret de Tania (Cécile de France) et Maxime (Patrick Bruel) ? Attirance déchirante Valeska Grisebach dévoile le destin d’un homme brisé. DVD ■ A la manière d’une histoire de village que se racontent les enfants, l’intrigue du deuxième film de Valeska Grisebach suscite la curiosité. Un homme (Markus), droit et respectable, se voit plonger dans une spirale infernale, quand il s’engage, malgré lui, dans une relation adultère. Désir(s) Sehnsucht dresse le portrait d’un personnage romantique tenaillé entre refoulement et tentation. La réalisatrice dévoile la polysémie du terme allemand « sehnsucht » pouvant signifier aspiration, Calculs mentaux ■ Le nombre 23 est un thrillerésotérique sur les pouvoirs machiavéliques d’un livre éponyme. Jim Carrey, en paranoïaque obsédé par les chiffres, grimace dans un film laborieux à l’intrigue abracadabrante. Le vrai suspense tient à savoir pourquoi l’acteur s’y est compromis. Le nombre 23, de Joel Schumacher. Sortie du dvd jeudi. Ed. TF1 Vidéo, 20 €. Jim Carrey dans le rôle de Walter Sparrow. Les acteurs Andreas Müller et Ilka Welz. regret, attente ou encore langueur. Désir(s) Sehnsucht, de Valeska Grisebach, demain en salle. COURRIER DES LECTEURS Envoyez-nous vos messages personnels, réactions ou commentaires sur l’actualité à l’adresse : lejournal@directsoir.net objet : courrier des lecteurs. Les stigmates du passé ★★★★★ Claude Miller s’entoure de Cécile de France, 15 Ludivine Sagnier et Patrick Bruel pour révèler « Un secret ». DR CULTURE CINÉMA Malgré son appréhension du pittoresque et la crainte du poussiéreux, Claude Miller signe avec Un secret son troisième film d’époque.Adaptation cinématographique du roman de Philippe Grimbert, cette saga familiale plonge au cœur des non-dits, de la passion et des souffrances indélébiles laissées par la vie. Des années de l’Occupation au monde contemporain, la caméra du réalisateur entreprend un va-et-vient entre passé et présent et dévoile l’histoire de la famille Grimbert. A travers le regard de François, enfant chétif à 7 ans, adolescent introverti à 14 ans et psychologue réservé à 34 ans, la vie de ses parents Philippe Grimbert, Maxime (Patrick Bruel) et Tania (Cécile auteur du best-seller de France) défile. Mais quel secret ontils donc à cacher ? Pourquoi ce mys- Un secret, fait une furtive apparition à l’écran tère a-t-il profondément marqué l’enfant dans le rôle d’un craintif que fut François ? Avant ce trio familial, qui y a-t-il eu ? De ces allers et re- passeur. tours, déstabilisants de prime abord, se dégage un présent avorté, mélancolique, filmé en noir et blanc. En face, le passé, aussi douloureux soit-il, rayonne de vie, vibre au rythme de la passion et de la couleur. Patrick Bruel, fougueux et séduisant, Cécile de France, somptueuse, et Ludivine Sagnier, pétillante et insondable, livrent une histoire d’amour palpitante marquée par l’antisémitisme, la joie de vivre et la vie de famille. Claude Miller dépeint une société en évolution. C’est aussi la première fois que le réalisateur évoque sans retenue le génocide et ses traumatismes, de façon presque autobiographique. Entre le cinéaste et le personnage de François, les ressemblances sont flagrantes. « J’étais un enfant craintif », explique-t-il, « mon père, comme le personnage de Maxime, me reprochait mon indolence physique ». Ce mal-être enfantin et cette nostalgie de la vie, trente ans plus tard, secouent et perturbent. Oscillant entre plaisir et ennui, Un secret laisse un goût doux amer. Un secret, Claude Miller, en salle mercredi.



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