Direct Soir n°210 27 sep 2007
Direct Soir n°210 27 sep 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°210 de 27 sep 2007

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2,3 Mo

  • Dans ce numéro : Jodie Foster une star en liberté

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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STEVE SANDS/STARFACE Directsoir N°210/Jeudi 27 septembre 2007 6 EN COUVERTURE Jodie Foster Une star pas comme les autres QUATRE DÉCENNIES AU TOP, DEUX OSCARS, UNE SILHOUETTE QUI SE FOND DANS LES PERSON- NAGES LES PLUS DIVERS. UNE NOUVELLE FOIS, JODIE FOSTER SURPREND. DEPUIS HIER ELLE PORTE LE FILM « A VIF » SUR SES ÉPAULES. UN RÔLE COMPLEXE, DÉRANGEANT. COMMENT RÉAGIRIEZ-VOUS FACE À LA PEUR, LA SOIF DE VENGEANCE ? TELLE EST LA QUESTION POSÉE PAR LE FILM.
DR www.directsoir.net Il n’y avait jusqu’à présent rien de commun entre Charles Bronson et Jodie Foster. Désormais, les cinéphiles ne pourront pas s’empêcher de voir des similitudes entre le personnage de Bronson, tireur implacable dans Un justicier dans la ville (1974), qui nettoie les rues des malfrats, et celui de Jodie Foster dans A vif, qui découvre la vengeance et la gâchette. Projeté en salle depuis hier, A vif, comme Taxi Driver ou Le silence des agneaux, devrait devenir un repère dans la carrière de l’actrice, davantage par la singularité du rôle que pour la qualité intrinsèque du film. Foster n’est pas Bronson, mais le parallèle entre les deux rôles est quasi évident. Si évident que la presse n’a pas cessé de discourir sur le sujet. Ce qui fait grincer des dents, à commencer par celles de la plus francophile des actrices hollywoodiennes. Jodie Foster s’emploie donc à proposer d’autres pistes aux journalistes pour décortiquer toutes les nuances du film et de son personnage. Pour ceux qui l’on déjà vu et qui se placent dans le camp des détracteurs, The Brave One (le titre en anglais) propose une réflexion pas toujours inspirée sur la vengeance. Pour les autres, enthousiastes, A vif est un thriller haletant. Pour n’écouter que la vérité froide et mathématique tournons-nous vers les recettes. Que disent-elles ? Le polar s’est imposé au Etats-Unis dès sa sortie, prenant dès le premier week-end la tête du box-office. Le film réalisé par Neil Jordan – oscarisé pour le scénario de The Crying Game en 1993 – a généré 14 millions de dollars pour son lancement. EQUILIBRE DE LA TERREUR Erica Bain, le personnage incarné par Jodie Foster, est une New-Yorkaise animatrice de radio. Au détour d’une rencontre tragique, un soir dans Central Park, elle voit son fiancé se faire tuer sous ses yeux. Après le drame, Erica achète une arme. Elle découvre bientôt qu’il n’est pas pour elle si difficile de s’en servir. Une fois, deux, trois : dès lors, on ne compte plus les cadavres de malfaiteurs qui vont joncher sa route. Pour Jodie Foster, interviewée par un magazine féminin, la violence du film passe au second plan. Elle préfère y voir la descente aux enfers d’une femme qui, après la mort de son compagnon, acquiert le pouvoir de vie ou de mort grâce à l’arme qu’elle détient. Sa vision du monde et son positionnement s’en trouvent bouleversés. Son arme, c’est l’équilibre de la terreur face aux voyous. Le second amendement de la Constitution américaine de 1789 (celui qui autorise le peuple à porter une arme) apparaît en filigrane ! Jodie Foster dit ne surtout pas le cautionner. Il s’agit pour beaucoup d’une relique de la guerre d’indépendance, un droit fondamental pour les autres. Au-delà de la violence primitive, le film soulève aussi la question des femmes meurtrières : leur nombre n’a cessé d’augmenter au cours des trente dernières années, d’après des statistiques établies aux Etats- Unis. Le personnage d’Erica est « d’une beauté et d’une monstruosité absolues », déclarait Jodie Foster. Du haut de son 1m60, on ne l’attendait pas forcément dans un rôle aussi physique, mais son jeu sert remarquablement la complexité et l’ambiguïté du personnage. Par ailleurs, le film soulève, selon elle, des questions plus intellectuelles : « Depuis les attentats du 11 septembre EN COUVERTURE 7 Tête baissée, une arme à la main, qui est cette femme sur les affiches apparues ces derniers jours en ville ? Cela peut paraître étonnant, mais il s’agit bien de Jodie Foster. On n’attendait pas l’actrice américaine dans un rôle « musclé », celui d’Erica, une femme éprise de vengeance. Jodie Foster a décidé une nouvelle fois de surprendre. « A vif » est, depuis hier, dans les salles. J’ai fait des films toute « ma vie » Dans « A vif », Jodie Foster interprète Erica Bain, une New-Yorkaise qui découvre l’ivresse de la vengeance. 2001, il y a un flic à chaque coin de rue. Alors pourquoi est-ce que je ne me sens pas en sécurité […] Pourquoi chaque parcelle de mon être est en alerte orange ou rouge ? » Des réminiscences de Panic Room peut-être ? UNE VIE SUR PELLICULE Panic Room, justement, la première collaboration de Jodie Foster avec David Fincher, reste une référence en terme de box-office. A vif marque une nouvelle étape dans la déjà longue carrière de Jodie Foster. Pour la télé et le cinéma, les caméras captent son image depuis le début des années 1970, et elle n’est pas prête d’arrêter. Au 32 e festival de Toronto, où A vif était présenté, elle déclarait « J’ai fait des films toute ma vie. Quand j’aurai 90 ans, je jouerai encore. Sans doute des remakes des films de Simone Signoret… » Jodie Foster est au milieu du guet exactement. Et si nous prenons à rebours sa carrière, on peut noter ses premières apparitions, à deux ans dans des publicités. Elle en a enchaîné une quarantaine, avant de rejoindre les rangs de la série télé Mayberry, au générique de laquelle son frère Buddy avait déjà inscrit son nom. Car la maman de Jodie, qui élève seule ses enfants, court avec eux Je ne parle pas de mon père, de ma santé, de mes choix de vote et de ce que je pense de la peine de mort. les castings de Los Angeles. A l’époque, Jodie compose parfaitement sur deux tableaux, la comédie et les études, qu’elle suit brillamment au lycée français. Une rencontre clef dans sa vie, c’est celle de Martin Scorsese ! Le film Alice n’est plus ici lui fait croiser la route du réalisateur en 1974. Il lui propose le rôle d’Iris, une jeune prostituée, dans le film Taxi Driver (1976). La première référence de sa carrière. Ses pairs restent bluffés par sa prestation. Toujours en 1976, Jodie, alors qu’elle affiche à peine 13 ans interprète une vamp dans une parodie de film « mafia », joué exclusivement par des enfants. C’est Bugsy Malone, d’Alan Parker, une comédie musicale restée culte. Cette année, la toute jeune Jodie à l’affiche de deux films en compétition, découvre le festival de Cannes, présidé par Jeanne Moreau. Pour des débuts, ils sont plutôt solides. Mais qui aurait pu prédire ce parcours ? FACE CACHÉE Depuis l’épisode John Hinckley, ce fan qui a tenté d’assassiner Ronald Reagan pour attirer l’attention de Jodie Foster, l’actrice reste sur ses gardes et ne s’étend que rarement sur sa vie privée. En avril dernier, elle déclarait au magazine EYEDEA/GAMMA



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