Direct Soir n°175 21 jun 2007
Direct Soir n°175 21 jun 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°175 de 21 jun 2007

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2 Mo

  • Dans ce numéro : Olivia Ruiz « la femme chocolat » fait fondre le public

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Directsoir N°175/Jeudi 21 juin 2007 6 EN COUVERTURE Olivia Ruiz de la « StarAc’ » au rock alternatif ON L’A CONNUE JEUNE ACADÉMICIENNE TRAVAILLEUSE ET APPLIQUÉE, UN BRIN REBELLE. AUJOURD’HUI OLIVIA RUIZ A RÉUSSI À CONVAINCRE LE PUBLIC ET À PERCER DANS UN MONDE QUI, AU DÉPART, NE VOULAIT PAS D’ELLE. ROCK ALTERNATIF, CHANSON RÉALISTE, FLAMENCO, BAL MUSETTE, CHANSON À TEXTE, OLIVIA RUIZ EST TOUT CELA À LA FOIS. R. SCHROEDER/GAMMA
SYLVAIN GRIPOIX www.directsoir.net Ce soir, sur la scène de l’Hôtel de Sully à Paris, Olivia Ruiz défendra Chut !, un mouvement protestataire contre la musique comme fond sonore. Chut ! c’est se taire pour mieux recommencer la musique. Organisé autour de silences et de débats sur le statut des musiciens, l’événement verra se produire entre autres Les Têtes Raides, Lola Lafon, Jehro, et Olivia Ruiz. Avec son accent chantant du Sud-Ouest, Olivia Ruiz nous laisse entrer dans son monde atypique. Toujours, la femme chocolat est à croquer. DES DÉBUTS ACADÉMIQUES En 2001, Olivia Ruiz participe à la première édition de Star Academy. Les caméras, l’enfermement, la promiscuité, sous les feux des projecteurs, Olivia vit mal la surexposition médiatique. Il est vrai qu’à 21 ans, à peine débarquée de sa ville natale de Carcassonne, Olivia arrive un peu par hasard, un peu par désœuvrement dans cette émission de télé-réalité. « J’allais entrer en licence de communication en janvier et j’avais 3mois devant moi où je ne savais pas quoi faire, si j’allais bosser ou reprendre des cours de danse. Et il y a eu cette audition. » Pour elle, l’épisode Star Ac’ne sera pas l’expérience escomptée. Arrivée en demi-finale face à Jenifer, elle déclare forfait et quitte l’aventure. Aujourd’hui, elle n’est plus seulement Olivia, elle a gagné un nom de famille, Ruiz. La jeune femme revient sur ses débuts académiques : « Je ne regrette rien parce que je ne regrette jamais rien de ce que j’ai pu faire et parce que je pense que chaque expérience est bonne à prendre. Même si je ne suis pas certaine d’avoir appris beaucoup de choses au niveau technique, j’ai gagné 10 ans en ayant pu rencontrer une maison de disques qui me comprenne. » Malgré son statut de bonne élève, Olivia Ruiz n’a jamais été à sa place dans le monde cadré et formaté de l’école. « J’traînais les pieds, des casseroles/J’n’aimais pas beaucoup l’école/J’traînais les pieds, mes guiboles abîmées/J’explorais mon quartier », sa chanson Je traîne les pieds illustre ces années passées à s’éterniser sur les bancs de l’école. « J’étais une très bonne élève, mais une élève qui ne travaillait pas beaucoup, qui, heureusement, s’en sortait en lisant plein de livres. J’ai passé un bac littéraire option théâtre et espagnol. J’ai joué sur les coefficients. Ca m’a permis de sauver les meubles. » Plus vite elle quitte l’école, plus vite elle retrouve le petit monde dans lequel elle se sent bien. Très entourée par une famille qui ne vit que pour la musique, Olivia a toujours été bercée par la chanson. « Ma mère, fan des Rita Mitsouko, m’habillait en Catherine Ringer, mon père était guitariste de bal, une de mes grands-mères m’initiait à la chanson réaliste, l’autre aux chansons traditionnelles espagnoles. » A 10 ans, elle participe déjà à une émission de radio locale, à 14 ans elle a son premier groupe de rock et se produit dans des bals. Née le 1 er janvier 1980 à Carcassonne, Olivia Ruiz a grandi dans le petit village de Marseillette perdu au milieu des cigales et des vignes, entourée de sa grande famille. Son attachement à ses proches se ressent jusque dans le livret de son disque où l’on peut découvrir père, mère, frère, oncles, tantes, grands-parents… LA RECONNAISSANCE DU PUBLIC ET DU MONDE DU ROCK Echappée du sillage de la Star Academy, Olivia Ruiz sort son premier album en 2003, J’aime pas l’amour. Le public adhère tout de suite à cette petite voix qui fredonne des chansons à textes. « Je crois que J’aime pas l’amour a très bien marché par le bouche à oreille. On a d’abord rempli les salles de concert avant de faire fonctionner l’album. » Olivia Ruiz est une femme de scène. Devant le public, elle parle autant qu’elle chante. L’interactivité est un de ses charmes et une de ses particularités. C’est le début de la reconnaissance du grand public. Elle est nommée aux Victoires de la musique dans la catégorie « révélation scène », mais ne remporte pas le titre. En 2005, avec son deuxième album La femme chocolat, la page Star Ac’est définitivement tournée. Olivia Ruiz a réussi sa reconversion musicale. A force de persévérance, elle a su convaincre les plus grands noms du rock français de collaborer avec elle. Néry, Prohom, Juliette, Weepers Circus, Chet, Christian Olivier des Têtes raides, Christophe Mali de Tryo, Mathias Malzieu de Dionysos, qui deviendra son compagnon. L’accueil des chanteurs de la scène alternative n’a pas tout de suite été des plus sympathiques. EN COUVERTURE 7 Attendue ce soir à Paris pour la manifestation Chut ! à l’occasion de la Fête de la musique, à 27 ans, Olivia Ruiz est le nouveau phénomène de la scène rock. Révélée par l’émission « Star Academy », elle a su s’émanciper et créer un univers à son image. Entre rock alternatif, chanson réaliste, bal musette et flamenco, Olivia Ruiz est reconnue par le grand public et le monde du rock. Elle s’est créé un personnage où les univers s’entrecroisent « J’allais entrer en licence de communication en janvier et j’avais 3 mois devant moi où je ne savais pas quoi faire. Et il y a eu l’audition de la Star Academy… » « Juliette a été un peu méfiante. Elle s’est d’abord dit : « Cette fille qui débarque de la Star Ac’et qui est fan de moi, qu’est-ce que c’est que ce plan ! » Mais quand elle a vu que je connaissais son répertoire sur le bout des doigts, ça l’a très vite convaincue. » Avec cette reconnaissance des gens du métier, sa carrière décolle. Depuis la sortie de son deuxième album La femme chocolat, Olivia enchaîne les dates d’une tournée marathon. Album numéro 1 des ventes de disques depuis septembre 2006 avec plus de 500000 exemplaires vendus, après avoir gagné le respect de ses confrères, Olivia Ruiz gagne le pari commercial. C’est à l’occasion des Victoires de la musique 2007 qu’elle obtient l’ultime consécration. Elle est sacrée Artiste féminine de l’année et est récompensée pour le Spectacle musical de l’année. UN UNIVERS ORIGINAL Reconnue par le public, adoubée par les chanteurs du rock réaliste français, Olivia Ruiz a su s’affranchir des clichés de la jeune et jolie fille issue de la télé-réalité qui veut s’essayer au rock’n’roll. A la fois brune piquante, gamine mutine, avec sa voix presque crécelle, Olivia Ruiz s’est créé un personnage novateur où s’entrecroisent des univers très divers. Son inspiration, elle va la chercher dans ses origines espagnoles. Trois de ses grands-parents ont fui l’Espagne franquiste pour rejoindre la France. L’Espagne est en elle. Elle est superstitieuse et ne manque pas de faire son signe de croix devant cimetières, ambulances et églises. Olivia a un caractère latin. Héroïne typique d’Almodovar, les personnages féminins énigmatiques, attachants et solidaires de Volver auraient pu être écrits pour elle. Très proche de sa famille, elle privilégie la complicité entre femmes, « à l’ancienne, dans la cuisine », comme elle le dit elle-même. Elle garde un rythme très flamenco et un goût pour la vie bohème, qu’elle entretient par son existence faite de voyages et de rencontres. L’époque dans laquelle elle aurait aimé vivre ? Sans aucun doute au début du XX e siècle. Olivia Ruiz puise ses textes, ses thèmes dans la nostalgie de la chanson française : « Depuis que je suis toute gamine, je reprends les chanteuses des années 1920 et 1940, les chansons de la Libération. » Elle s’est installée à Montmartre où, telle une nouvelle Amélie Poulain, elle se souvient. Entre le Moulin RICHARD SCHROEDER/POLYDOR



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