Direct Soir n°165 7 jun 2007
Direct Soir n°165 7 jun 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°165 de 7 jun 2007

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 1,8 Mo

  • Dans ce numéro : Adriana Karembeu son engagement pour la Croix-Rouge

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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ILMARI KALKKINEN Directsoir N°165/Jeudi 7 juin 2007 14 CULTURE EXPO L’art du quotidien au Mac Val L’exposition Entreprises singulières passe au crible la société de consommation et ses habitudes. Détournements et interprétations se jouent du quotidien. Des œuvres qui réinterprètent la société de consommation et le monde du travail. Ici, une installation de Tatiana Trouvé. La réalité économique comme source d’inspiration, tel est le parti pris de l’exposition Entreprises singulières. Consommation, travail, recyclage, marque et logo : le Mac Val décrypte le quotidien. Huit artistes étonnants se sont prêtés au jeu de la réinterprétation. Le monde moderne se transforme sous l’impulsion de leurs photographies, installations, maquettes, collages et productions musicales. Francis Baudevin et Pierre Petit décodent la société de consommation et ses objets. Le premier détourne les packagings avec ironie à la façon d’Andy Warhol, quand le second estampille son logo « Petitland » sur des objets toujours insolites mais jamais en magasin. Cette mécanique implacable de la consommation répond à l’univers EXPO Des photos et des hommes marchand du travail. Tatiana Trouvé présente ainsi son Bureau d’activités implicites et Serge Lhermitte illustre à travers ses collages en série l’impact du travail sur la sphère privée. Captivant et drôle, Simon Starling révèle ses objets recyclés. Il s’inspire de la science et notamment de la loi de Lavoisier : « rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ». Oser transformer, c’est bien le pari que relèvent ces artistes contemporains. Quand la rationalité du monde moderne rencontre l’art, l’œil critique du plasticien prend du recul avec humour et engagement. Entreprises singulières, jusqu’au 26 août. Mac Val, place de la Libération, 94 400 Vitrysur-Seine (Val-de-Marne). Tél. : 01 43 91 64 20. ■ Avec Peuples, Pierre de Vallombreuse impose un constat politique : conflits identitaires, génocides et désastres écologiques menacent aujourd’hui de disparition plus de 5 000 peuples. En guise d’hommage à cette humanité, le photographe présente, à Rennes, 14 peuples à travers une centaine de clichés en noir et blanc. Innus du Canada, Ayoreos du Paraguay, Akhas de Thaïlande… Autant d’ethnies prises sur le vif afin de témoigner des conditions de survie de ces peuples, de leurs rapports à l’environnement et de leurs modes de vie. Peuples, du 30 mai au 30 septembre, musée de Bretagne, 46, boulevard Magenta, Rennes. Tél. : 02 23 40 66 70. TOP DES TOPS PIRATES DES CARAIBES 3 Buena Vista International DR 1 jkle 2 SPIDER-MAN 3 Gaumont Columbia Tristar FESTIVAL ARTS Le cirque fait son festival à la Villette ■ Que les phobiques des gros nez rouges et de monsieur Loyal se rassurent : le cirque se renouvelle, car le cirque reste vivant ! C’est en tout cas ce que le Parc de la Villette se propose de démontrer avec un nouveau rendez-vous. Le festival Des auteurs, des cirques met en lumière une jeune génération d’artistes affranchis des codes. Durant quatre semaines, deux spectacles auront lieu chaque soir : Christophe Huysman, auteur confirmé, mélange mât chinois, échelle et texte comique dans Human (articulations), et trois jeunes auteurs en alternance afin de rendre hommage à la création contemporaine. Qu’ils s’associent à la technologie numérique et à la musique électronique, comme Jean- Baptiste André ou Adrien Mondot, ou qu’ils utilisent des matières organiques, comme Jeanne Mordoj, ils s’efforcent de se servir de la scène comme un espace d’émotion, toujours à regarder avec des yeux d’enfant. Des auteurs, des cirques, parc de la Villette, Théâtre Paris-Villette et Espace Chapiteaux, Paris 18e. Jusqu’au 30 juin. Tél. : 01 40 03 75 75. ZODIAC 88 MINUTES LA FAILLE 3 4 5 Warner Bros. Metropolitan Metropolitan Filmexport Filmexport jkle jkle jkle jkle Les pirates toujours chouchous du box-office. Avec plus d’un million d’entrées cette semaine, le troisième volet de Pirates des Caraïbes poursuit son incroyable règne au sommet du classement. La seule entrée dans le quinté de tête est celle de 88 Minutes, avec Al Pacino, tandis que La faille, l’excellent thriller avec Anthony Hopkins, s’accroche en cinquième position. Légende : (e) nouvelle entrée - Source : www.cbo-boxoffice.com M. FANJAT Les sœurs Jacques. THÉÂTRE Hommage aux frangins ■ « Faire du neuf qui vibre avec de l’ancien qui swingue » : tel est le credo des folles sœurs Jacques. Anne Cadilhac, Laëtitia Planté et Corinne Van Gysel réinterprètent avec humour les tubes des Frères Jacques. L’occasion pour le public de (re) découvrir une partie du répertoire musical d’après-guerre. Les sœurs Jacques folles des frères, jusqu’au 22 septembre, au Lucernaire, 53, rue Notre-Dame-des-Champs, Paris 6e. Tél. : 01 45 44 57 34. Quand l’adolescence dégénère LIVRE ■ Vermicelle est atteint d’un mal incurable, qui le fait vieillir précocement victime d’une rapide dégénérescence physique à l’issue fatale. Ce jeune garçon, au QI très élevé, porte un regard acerbe et lucide sur les autres et la société. Mais sa maladie le pousse aussi vers la méchanceté et la haine de son prochain. Jaloux de Dorian qui plaît un peu trop à la belle Diane, il torture son ami Erwan qu’il trouve trop gros et parvient à entraîner le lecteur dans son propre enfer. Un premier roman original, où l’auteur réussit à montrer sans compassion l’imaginaire d’un enfant au destin tragique et cruel. Vermicelle au pays des sourds, de Caroline Capossela, Stock, 18,50 €. DR J. THOLANCE
DR FILMS DU LOSANGE/DR www.directsoir.net Mary Elizabeth Winstead, une des héroïnes de Boulevard de la mort, de Quentin Tarantino. Jacques Vergès a défendu des personnalités controversées. L’ouragan des roms C’est en lisant un article sur le trafic d’enfants organisé par les gitans qu’Emir Kusturica eut l’idée de son film « Le temps des gitans ». Qu’est-ce qu’un rom ? Un manouche, un tzigane ? Un chef de famille. C’est ce qu’essaie d’être Perhan. Né d’un soldat slovène de passage et d’une mère tzigane, il est élevé par sa grand-mère qui l’adore, aux côtés de sa sœur infirme et de son oncle joueur invétéré, dans un bidonville de Skopje en Macédoine. Il est amoureux d’Azrah et voudrait l’épouser mais la mère de celle-ci refuse catégoriquement. Une seule solution pour Perhan, devenir riche pour que la mère consente à lui donner la main de la fille. Il suit Ahmedet son clan jusqu’en Italie. Pour la première fois le chef-d’œuvre d’Emir Kusturica, Le temps des gitans paraît en DVD. Ce nouveau master restauré donne toute sa dimension à la destinée tragique, sans espoir de rédemption, PROD DB/DR Jacques Vergès : l’intrigant avocat ■ Qui est maître Vergès ? Quelles sont ses motivations ? L’avocat, qui compte parmi ses clients des terroristes et des tyrans, possède un pouvoir de fascination auquel s’est intéressé le réalisateur Barbet Schroeder. Son documentaire retrace l’histoire de ce personnage complexe et livre du même coup une fresque historique sur le terrorisme contemporain. L’avocat de la terreur, de Barbet Schroeder, en salle. de ce jeune tzigane. Goran Bregovic, dont c’est la première collaboration avec Emir Kusturica, signe une musique bouleversante. Les notes de « Ederlezi », devenue depuis un hymne pour les nationalistes serbes, constituent le fil rouge du film. Le temps des gitans, d’Emir Kusturica, Carlotta Films, 19,99 euros. C’est Mickey Rourke qui devait initialement jouer le rôle de Stuntman Mike. Il a finalement refusé à quelques jours du début du tournage. 15 Massacre à la Tarantino ★★★★★ Pour son neuvième long-métrage, l’enfant terrible du cinéma réinvente les films de série Z. Cocktail de violence et d’action. Quentin Tarantino possède un style bien à lui. Depuis Reservoir Dogs, sorti en 1992, l’éternel adolescent s’amuse à reproduire les mêmes codes dans chacun de ses films. Avec Boulevard de la mort, il ne déroge pas à sa propre règle : personnages déjantés, blondes à tomber, drogue et flingues, avec en toile de fond une Amérique hyperviolente. Tarantino dessine le monde dans lequel nous vivons et avoue « s’être amusé comme un fou ». Son œuvre est plus un exercice de style qu’autre chose. Un pastiche ultraréférencé aux années soixante-dix.A cette époque, le jeune Quentin découvre le cinéma. Coincé dans sa petite ville du Tennessee, rongé par l’ennui, il passe sa vie au cinéma. Il mange de la pellicule et développe sa vision du septième art en dehors des conventions. Sa passion à l’époque : les « slasher movies », ces films où un tueur psychopathe massacre des ados, qu’il voit en boucle dans les drive-in de son quartier. Nostalgique de sa jeunesse, Tarantino rend aujourd’hui CULTURE CINÉMA hommage à cette sous-culture et choisit Kurt Russell (Stuntman Mike) pour jouer les méchants.Au volant de son bolide indestructible, l’acteur américain campe un serial killer au visage ravagé qui prend plaisir à tuer, le long des routes, ses belles et jolies victimes. Parmi elles, la superbe Sydney Tamila Poitier et Zoë Bell, déjà doublure d’Uma Thurman dans Kill Bill. Les jeunes femmes se déplacent en bandes, bombes sexy et arrogantes, filmées au plus près par la caméra du réalisateur. Dans une fin ultra-féministe, elles se transforment en héroïnes vengeresses, prêtes à tout pour prouver que les hommes ne sortent pas toujours vainqueurs d’une magistrale course-poursuite. Pendant deux heures, Tarantino fait son show. Il réussit le pari de tenir le spectateur en haleine du début à la fin de son road movie meurtrier. Et démontre qu’on peut faire un film de 30 millions de dollars et rester un grand enfant. Boulevard de la mort, de Quentin Tarantino, en salle.



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