Direct Soir n°148 10 mai 2007
Direct Soir n°148 10 mai 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°148 de 10 mai 2007

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2,7 Mo

  • Dans ce numéro : L'extravagant Mister Branson

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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M. ROTTERSHAUS Directsoir N°148/Jeudi 10 mai 2007 14 CULTURE THÉÂTRE Airs d’Espagne à Paris Le théâtre du Châtelet programme l’un des opéras les plus connus au monde. « Carmen », ou comment une œuvre décriée est devenue un chef-d’œuvre du répertoire lyrique. Les célèbres airs de Carmen virevoltent sur la scène du Théâtre du Châtelet. Qui ne connaît pas Carmen ? Qui n’a jamais fredonné l’air du Toréador ou de l’Oiseau rebelle ? Pourtant, ce qui apparaît aujourd’hui comme un des opéras ultra-classiques du répertoire eut bien des critiques à braver lors de sa première, en 1875, à l’Opéra-comique. L’action se passe à Séville et met en scène hidalgos (les nobles espagnols), soldats et bohémiens... Au vent d’Espagne s’ajoute le souffle lyrique de Bizet. Amour, jalousie, vengeance, tous les sentiments se déploient, se mêlent et s’entrechoquent. Au Théâtre du Châtelet, Sylvie Brunet (pour Carmen) EXPO et Nikolaï Schukoff (Don José) tiennent leurs rôles sur une musique dirigée par Marc Monkowski. Dans la distribution il faut sans doute également citer le public lui-même, tant il lui est difficile de ne pas accompagner la mélodie des airs les plus célèbres. Finalement, le succès de Carmen n’est total que si l’on accepte de le prendre pour ce qu’il est : un spectacle populaire, qui continue de savoir séduire à la fois le grand public et les plus fins mélomanes. Carmen, jusqu’au 28 mai. 19h30, Théâtre du Châtelet. 2 rue Edouard Colonne, Paris 1 er. Tel : 01 40 28 28 00. New York s’installe en Picardie ■ New York fascine, inspire et… se montre. A deux pas de Paris, à Coyela-Forêt, neuf artistes ont relevé le défi. Ainsi, on trouve des croquis d’Authouard, une statue de la Liberté revisitée par Fantozzi, et, chez tous les artistes, l’énergie, la démesure, la folie, et ce sentiment unique que procure la « Big Apple ». A voir absolument si l’on est amoureux de New York, à explorer si l’on doute encore du pouvoir d’attraction de cette ville. From New York to Coye-la-Forêt, jusqu’au 25 mai. Galerie Suty, 75 Grande-Rue, 60 580 Coye-la-Forêt. TOP DES TOPS DR 1 SPIDERMAN 3 Gaumont Columbia Tristar jkle 2 LES VACANCES DE MR. BEAN Studiocanal EXPO ARTS L’énergie créatrice de René Char ■ Pour plonger au cœur de la poésie violente, militante et amoureuse de René Char, la BNF propose une balade dans l’œuvre du poète. Les manuscrits enluminés par Picasso ou Miro et les correspondances de Char avec Paul Eluard, André Breton ou Martin Heidegger font découvrir l’homme autrement. De l’aventure surréaliste aux combats de la Résistance, l’énergie créatrice du poète se dévoile. L’artiste aurait fêté ses 100 ans cette année. Il fut attiré par le cinéma et le ballet, mais c’est dans ses écrits, en perpétuelle évolution, que sa plume sera reconnue. Une très bonne occasion de découvrir les manuscrits annotés du poète et ses carnets, rédigés au moment de l’achèvement du Marteau sans maître. Juste après la guerre, le recueil illustré par Matisse pour l’édition originale du Poème pulvérisé sonne comme un appel à la liberté. Et tout au long de l’exposition, la lecture des poèmes et la musique de Boulez, composée d’après les textes de René Char, sonnent comme un doux murmure à l’oreille. René Char, à la BNF, jusqu’au 29 juillet. Site François-Mitterrand, quai François Mauriac, Paris 13e. Tel. : 01 53 79 59 59. NEXT PUR WEEK-END J’VEUX PAS QUE 3 4 5 TFM Distribution Wild bunch TU T’EN AILLES Distribution UGC Distribution jkle jkle jkle jkle SPIDERMAN toujours au top. Il va falloir du courage pour décrocher l’homme araignée de sa toile : 8 jours après sa sortie, le blockbuster comptabilise plus de 3,5 millions d’entrées... A noter que, pour une fois, la France n’est pas en reste puisque le film est arrivé dans les salles de l’hexagone avant même sa sortie aux Etats-Unis. Source www.cbo-boxoffice.com J. ROBERT/EDITION GALLIMARD/ADAGP DR THÉÂTRE Antoine du Jeu interprète Monsieur Malaussène. Les réflexions intimes de Malaussène ■ Monsieur Malaussène, personnage épique et poissard du roman de Daniel Pennac, monte sur les planches. En futur père, il converse avec l’être à venir. A l’aide de questions diverses sur le monde (« Pourquoi faire des enfants ? »), il tente de lui raconter la vie. Un monologue pensé pour faire « rire, pleurer, haïr, aimer », vivre, tout simplement. Jusqu’au 29 juin. Monsieur Malaussène au théâtre. Le Funambule, 53 rue des Saules, Paris 18e. Tel. : 01 42 23 88 83. LIVRE Hommage posthume : Devos par lui-même ■ Rêvons de Mots. Derrière cet intitulé, issu d’une contrepèterie autour de son nom, Raymond Devos laisse un testament comique à la hauteur de son talent : 300 pages de petites phrases éclairées, de pensées choisies, de morceaux de sketches, minutieusement regroupés par Pierre Hernand, régisseur et ami fidèle du poète hurluberlu. « J’aurais voulu être magicien, mais je ne me faisais pas d’illusions » : le rideau est définitivement tombé sur l’artiste en juin dernier, mais ses jeux de mots, ses pitreries et ses clowneries resteront dans la mémoire comique, qu’il a marquée, autant que Coluche. « Il n’est pas vraiment sérieux de manquer d’humour », n’est-ce pas ? Rêvons de mots, de Raymond Devos. Le Cherche Midi, 17 €. THÉÂTRE DES TROIS OLIVES
DR M. DE MEDEIROS/COLIFILMS www.directsoir.net Arielle Dombasle, sensuelle et piquante, sous l’œil d’Alain Robbe-Grillet. PedroAlmodovar, dans Je t’aime… moi non plus. Que justice soit faite « La liste de Carla », un documentaire coup-de-poing au cœur des rouages de la justice internationale. Le combat d’une femme pour sanctionner les crimes de guerre. Critique et cinéma, relation passionnelle ■ Les réalisateurs blessés par une critique de film sont légion. Mais certains s’avouent aussi flattés, honorés. Dans Je t’aime… moi non plus, Maria de Medeiros propose des entretiens avec les plus grands (Woody Allen, PedroAlmodovar, David Cronenberg), confrontés depuis toujours au métier de critique. Deux mondes finalement habités par la même passion. Je t’aime… moi non plus, de Maria de Medeiros, en salle. Les coulisses du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie sont dévoilées pour la première fois sur grand écran. Avec sa caméra embarquée, le réalisateur Marcel Schüpbach suit les investigations du procureur Carla Del Ponte dans sa traque quotidienne des criminels de guerre en fuite. Parmi eux, Ratko Mladic, Radovan Karadzic et Ante Gotovina sont les responsables du génocide de Srebrenica en Bosnie (six autres inculpés sont toujours fugitifs). La liste de Carla est un documentaire construit comme une enquête qui retrace la course contre la montre d’une femme de fer et de cœur, pour que justice soit faite. Diplomatie, mensonges, pressions : de La Haye à New York, ce film est une plongée dans les relations internationales et dans le combat tenace d’un procureur pour qui « personne n’est audessus des lois ». En temps réel, le spectateur découvre les rouages et les enjeux de ces procès à valeur universelle. Le temps presse pour Carla Del Ponte : septembre 2007 sonne la fin de son mandat. Après, il sera trop tard. La liste de Carla, de Marcel Schüpbach, en salle. Gradiva Arielle Dombasle et Alain Robbe-Grillet se retrouvent pour une quatrième collaboration. DR « Gradiva », complot, art oriental et érotisme ★★★★★ Alain Robbe-Grillet revient à la réalisation après plus de dix ans d’absence. L’actrice et chanteuse Arielle Dombasle est à l’affiche de son nouveau film. Au cours des trente dernières années, « le pape du nouveau roman » s’était surtout consacré à sa passion première, l’écriture. Pour réaliser un film trouble, il a choisi de passer à nouveau derrière la caméra. Alain Robbe-Grillet a planté le décor de son Gradiva près de Marrakech, entre les ruines d’un ancien palace et l’ambiance érotique d’un cabaret clandestin. John Locke, un historien d’art venu rédiger un livre sur l’orientalisme pictural, est victime d’un complot. Son chemin croise celui d’Hermione, femme énigmatique et duale interprétée par Arielle Dombasle, qui signe ici sa quatrième collaboration avec Alain Robbe- Grillet. Qui est cette femme tantôt CULTURE 15 CINÉMA piquante, tantôt apparition légère au détour d’une ruelle de la médina ? L’instigatrice ou la victime du complot ? John Locke, interprété par James Wilby, que l’on a pu voir dans Gosford Park de Robert Altman, est obsédé par « la femme comme objet ». Tout comme le héros de Gradiva,Alain Robbe-Grillet est hanté par le thème de la sensualité. Une obsession qui a suivi le réalisateur tout au long de son œuvre, cinématographique et littéraire. Déjà en 1955, le corps et les pulsions sexuelles étaient au cœur de son roman qui fit scandale, Le voyeur. Et il le revendique : « Toute forme d’art a un rapport très fort avec l’éros, mais le plus souvent, il est complètement masqué. » En tout cas, ici, il est pleinement assumé. Gradiva, d’Alain Robbe-Grillet, en salle.



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