Direct Soir n°125 16 mar 2007
Direct Soir n°125 16 mar 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°125 de 16 mar 2007

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 1,9 Mo

  • Dans ce numéro : Le roi Abdallah mobilisé pour la paix au Proche-Orient

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Directsoir t Vendredi 16 mars 2007 8 ACTU FRANCE PRÉSIDENTIELLE/Tout comprendre des programmes des candidats h Dans trente-sept jours, les Français devront glisser dans l’urne le nom du candidat qu’ils souhaitent voir à la tête du pays pour les cinq prochaines années. Une grande partie de l’électorat n’a pas encore fait son choix. Pour ces indécis, plusieurs guides décryptant les programmes viennent de paraître. Dans Pour qui voter ? Claude Perrotin analyse candidat par candidat les différentes idées développées à la lumière de leur parcours politique. Concis et précis, l’auteur retrace également les grandes dates de leur partis respectifs. Une autre synthèse utile : celle d’Ileana Epsztajn. Demandez le programme ! est articulé autour de dix-neuf thèmes. Emploi, éducation, fiscalité:pour chaque chapitre, les positions des dix prétendants ont été compilées. Il est alors très facile de remarquer les divergences ou les similitudes entre les compétiteurs. Cette volonté de comparer les programmes touche également la toile. Deux sites (votons.info et sitoyen.fr) regroupent les propositions dans un souci de participation à la vie citoyenne. Pour qui voter ?, Claude Perrotin, éd. L’Archipel. Demandez le programme !, Ileana Epsztajn, éd. Robert Laffont DR Dans les KIOSQUES Mlle Figaro signe son retour en kiosques. Fort du succès de son premier numéro, ce magazine dédié aux jeunes femmes de 18 à 24 ans devient trimestriel. PARAINNAGES/Les jeux sont faits Aujourd’hui, les prétendants à la présidentielle ont jusqu’à 18h pour déposer leurs parrainages auprès du Conseil constitutionnel. Certains rejoignent le cercle des présidentiables, d’autres abandonnent ou encore se rallient. Le Conseil constitutionnel est en ébullition. Ce soir à 18h, l’institution reçoit les parrainages des derniers candidats à la présidentielle, sésame indispensable depuis la loi du 18 juin 1976. Après Philippe de Villiers, qui annonçait mardi dernier disposer enfin de ses soutiens, c’était au tour de Jean-Marie Le Pen de déposer en personne mercredi ses 535 formulaires au Conseil constitutionnel. Hier, d’autres candidats venaient grossir les rangs des présidentiables, puisque dans la matinée Dominique Voynet des Verts, mais aussi Arlette Laguiller, présidente de Lutte Ouvrière (LO), venaient rue Montpensier déposer leurs formulaires. Ils sont désormais dix, puisqu’Olivier Besancenot a obtenu ses parrainages hier en fin de journée. Mais si une première étape est franchie, les Sages doivent encore examiner et valider les dossiers de chacun des postulants. L’article 58 de la Constitution stipule bien qu’il revient au « Conseil constitutionnel de veiller à la régularité de l’élection du président de la République. Il examine les réclamations et proclame les résultats du scrutin ». Il faut aussi vérifier que les conditions pour être candidat soient bien toutes remplies. Conformément au code électoral, le candidat doit présenter une déclaration patrimoniale qui sera publiée s’il est élu. L’âge minimum est fixé à 23 ans. Et enfin l’obligation d’être électeur est définie par l’articleL. 2 du code électoral. Jean-Louis Debré, nouveau président du Conseil constitutionnel, affirmait mercredi qu’il n’y avait pratiquement pas d’erreur. « Il y a quelques omissions matérielles parce que c’est toujours comme ça. Notamment pour les maires qui ne sont pas habitués à remplir les formulaires », a précisé l’ancien président de l’Assemblée nationale. En revanche, l’institution annonçait dans l’après-midi qu’elle refusait de valider les parrainages d’élus qui avaient tiré au sort leur candidat. Car la condition la plus difficile à remplir et qui a particulièrement fait débat est celle des 500 fameuses signatures. Si pour l’instant ils seraient dix à les avoir, l’incertitude plane toujours sur la participation C’estdit « Je ne suis pas déçue, je trouve que le verdict est juste. J’assume ce que je fais. Je suis contente pour Chantal car c’était pour moi un énorme poids de la voir dans cette galère. » Le docteur Laurence Tramois, à la sortie de la cour d’assisses, qui l’a condamnée à un an de prison avec sursis dans une affaire d’euthanasie. L’infirmière Chantal Chanel a été acquittée. Si une première étape est franchie, les Sages doivent encore examiner et valider les dossiers de chacun des postulants de José Bové (492) qui a exprimé sa profonde inquiétude sur sa participation. Nicolas Dupont-Aignan (450), et Frédéric Nihous (480), sont tout aussi préoccupés. Face à cette lourde tâche de courir après les 500 paraphes, certains ont préféré jeter l’éponge comme Corrine Lepage ou Edouard Fillias (candidat de Libre choix), qui ont tous les deux décidés de se rallier à François Bayrou. Edouard Fillias, explique la difficulté d’obtenir des signatures par la pression subie par les maires et leur peur de voir leur soutien publié. Il revendique à ce titre un retour à l’anonymat des élus au nom du pluralisme et de la démocratie. Outre le fait que la liste des prétendants à la présidence de la République s’allonge, on ne peut nier une forte mobilisation autour des quatre principaux postulants que sont Ségolène Royal, François Bayrou, Jean-Marie Le Pen et Nicolas Sarkozy. Les autres, tels que Gérard Schivardi du Mouvement des travailleurs n’obtiendraient pas plus de 3% des voix selon les derniers sondages. Entre dix et douze candidats devraient donc être en lice pour le premier tour du 22 avril. Un chiffre comparable aux élections de 1981, 1988 et 1995. En 2002, un record de seize candidats avait été atteint. En attendant, il faudra patienter jusqu’au mardi 20 mars avant de connaître la publication officielle de la liste des candidats. « La présidentielle, c’est par nature un lien direct entre une personne et le peuple français. Ce n’est pas l’élection d’un parti politique. Ce n’est pas une élection législative. » Ségolène Royal, dans A vous de juger, hier sur (France 2) « Oui, c’est le seul candidat que je puisse soutenir. On verra les modalités de ce soutien dans quelques jours. » Azouz Begag, ministre de la Promotion de l’égalité des chances, à propos de son ralliement à François Bayrou, ce matin sur (France 2). José Bové disposait hier de 492 signatures. M. LIBERT/ASA-PICTURES DENIS/REA
S. SEKHRI/THE TIME OF INDIA www.directsoir.net PROCHE-ORIENT/Hamas-Fatah, l’entente cordiale ? Le Premier ministre palestinien, Ismaël Haniyeh, a présenté hier la composition de son gouvernement d’union. Entretien avec Barah Mikaïl, chercheur spécialisé sur le Moyen-Orient à l’IRIS (Institut de relations internationales et stratégiques). h La formation du gouvernement d’union palestinien est-elle une étape importante dans la relance du processus de paix au Proche-Orient ? Barah MIKAÏL : L’accord entre le Fatah et le Hamas sur la formation d’un gouvernement d’union est quelque chose de positif. Les deux formations sont parvenues à s’entendre sur l’attribution des ministères clés (Finances, Affaires étrangères et Intérieur), qui ont été confiés à des personnes consensuelles. Toutefois, je pense qu’il faut rester modéré quant aux effets à attendre de ce gouvernement. Le fait que le poste de ministre de l’Intérieur ait été confié à une personnalité n’appartenant à aucun des deux camps risque de compliquer la réconciliation et l’unification des forces armées palestiniennes. Il est à craindre en effet que ces dernières continuent d’obéir à leur parti plutôt qu’au ministère. Quelle est la prochaine marche à présent ? La balle est maintenant dans le camp des Occidentaux et des Israéliens. Si l’on veut éviter d’attiser les comportements radicaux, il faut absolument rompre le blocage politique qui prévaut à l’heure actuelle. Des sondages effectués au cours des années 90 montrent que lorsqu’il existe des négociations avec les Israéliens, les Palestiniens sont moins tentés d’apporter leur soutien aux actions armées. Par contre, en période de froid diplomatique, c’est l’inverse qui se produit. Le Quartet (Union européenne, Etats-Unis, Russie, ONU) exige notamment des Palestiniens la renonciation à la violence comme préalable à la reprise des négociations. Le fait que le nouveau gouvernement ait exprimé son soutien à la résistance armée n’est-il pas un obstacle supplémentaire au dialogue ? Le conflit connaît actuellement une phase de relative accalmie sur laquelle il faut s’appuyer pour relancer le dialogue. Tant que la renonciation à la violence restera le préalable à l’ouverture des négociations, aucune avancée significative ne pourra être enregistrée. Le Hamas et le Fatah ont fait le maximum pour parvenir à l’accord de La Mecque du 8 février dernier. Ce compromis est ce que les deux partis peuvent offrir de mieux à l’heure actuelle. INDE/Les rebelles maoïstes en lutte depuis quarante ans h Confrontée depuis 1967 à une insurrection maoïste, l’Inde a connu cette semaine l’une de ses pires attaques dans la lutte qui oppose New Delhi aux guérilleros d’extrême gauche. Mercredi soir, 53 policiers ont péri dans l’offensive. Un poste de sécurité du village de Rani Bodli, à 500 km au sud de Raipur (capitale de la région du Chattisgarh, centre du pays), a été la cible d’hommes armés. Des grenades, des bombes incendiaires et des tirs à l’aveugle ont tué « trente-sept officiers des forces spéciales et seize membres de la police de l’Etat », ont annoncé jeudi les autorités. En 2006, le Premier ministre Manhoman Singh avait prévenu que la rébellion maoïste était la plus grande menace pour la sécurité de son pays. Toutes les négociations visant à un accord de paix ont échoué jusqu’à présent. D’après la police, ces rebelles communistes, qui affirment défendre des tribus et des paysans pauvres sans terre, contrôlent dix des seize districts du Chattisgarh. Mais les guérilleros maoïstes, aussi appelés naxalites (dérivé de Naxalbari, le village au nord du Bengale d’où le mouvement est issu) contrôleraient jusqu’à 165 des 600 districts de l’Inde. Le ministre de l’Intérieur, Shivraj Patil, a condamné des « attaques qui n’entameront pas la détermination du gouvernement à régler le problème des maoïstes ». MONDE ACTU Certes, il faudra du temps pour que la posture du Hamas évolue. Cependant, il est intéressant de constater aujourd’hui l’arrivée, au sein du parti islamiste, d’une nouvelle génération favorable à la refonte de certains idéaux. Ismaël Haniyeh. CHINE/Reconnaissance du droit à la propriété privée h Après des années de débats et de controverses, le Parlement chinois a adopté aujourd’hui une loi reconnaissant le droit à la propriété privée. Adoptée à une écrasante majorité, cette loi ne concerne pas les terres agricoles, qui restent propriétés de l’Etat. Le projet a été férocement combattu par un petit groupe de responsables communistes très influents, persuadés que ce changement juridique constituait une menace pour le rôle de l’Etat et un vecteur de la privatisation à tout crin qui risquait de creuser le fossé entre riches et pauvres. Conséquence de cette opposition, le texte de loi a traîné de version en version pendant 14 ans. Soumise pour la première fois en 2002 au comité permanent de l’Assemblée nationale populaire (ANP), la loi est passée par sept lectures avant d’être finalement soumise aux parlementaires chinois cette année. Dans la foulée, le Parlement a également adopté un texte harmonisant l’impôt entre sociétés chinoises et étrangères, qui mettra progressivement fin aux privilèges fiscaux de ces dernières à partir du 1 er janvier 2008. DESMOND KWANDE/AFP EN BREF ZIMBABWE/LE CHEF DE L’OPPOSITION EST SORTI DE L’HÔPITAL Le chef de l’opposition zimbabwéenne, Morgan Tsvangirai, est sorti ce matin en chaise roulante de l’hôpital où il avait été admis suite aux violences subies lors de son interpellation dimanche dernier. Les examens médicaux ont montré qu’il était « hors de danger » et que ni la boîte crânienne, ni le cerveau n’avaient été touchés. Morgan Tsvangirai, ainsi qu’une cinquantaine de ses partisans, avaient été arrêtés à Harare (capitale du pays) avant un rassemblement contre le régime du président Mugabe. « Avant même que je réalise ce qu’il se passait, j’avais déjà reçu de nombreux coups », a-t-il raconté. NUCLÉAIRE/L’IRAN PERSISTE ET SIGNE Alors que les six grandes puissances (Chine, Etats-Unis, France, Grande- Bretagne, Russie et Allemagne) se sont mises d’accord hier sur de nouvelles sanctions contre l’Iran, le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad a assuré aujourd’hui que son pays n’abandonnerait pas ses activités nucléaires sensibles. « La nation iranienne maîtrise le cycle de la combustion nucléaire et ne reviendra pas en arrière », a déclaré le président, lors d’un rassemblement dans la province de Yazd, dans le centre de l’Iran. ESPAGNE/À 260 KM/H EN TOUTE IMPUNITÉ Un automobiliste contrôlé en février 2006 à 260 km/h a été acquitté par un tribunal de la province espagnole de Burgos (nord du pays). Jugeant sa conduite « manifestement téméraire », le tribunal a cependant estimé qu’il ne s’était pas rendu coupable d’un délit car la « visibilité était bonne et la circulation peu importante ». Selon l’arrêt, il n’y avait « aucune circonstance dangereuse concrète, comme cela aurait été le cas si d’autres conducteurs avaient été contraints d’effectuer des manœuvres d’évitement ». Le code pénal espagnol dispose qu’il doit y avoir un « danger concret pour la vie ou l’intégrité des personnes » pour que soit retenu le délit contre la sécurité du trafic. NIGERIA/LIBÉRATION DE L’OTAGE FRANÇAIS Le Français Gérard Laporal, enlevé le 8 février dernier à Port Harcourt, la ville pétrolière du sud du Nigeria, a été libéré dans la nuit de jeudi à vendredi. Marié à une Nigériane, Gérard Laporal, spécialiste en logistique, travaille sous contrat local pour le groupe pétrolier Total. Les conditions de sa libération restent floues. M. Laporal avait été enlevé par des hommes armés alors qu’il rentrait chez lui tard le soir, seul en voiture. Son véhicule avait été retrouvé à proximité de son domicile quelques jours plus tard. Insurgés maoïstes en lutte contre le pouvoir hindou. RENAUD CHARLES,FRANÇOIS DENAT SUHAIB SALEM/REUTERS Directsoir t Vendredi 16 mars 2007 9



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