Direct Soir n°125 16 mar 2007
Direct Soir n°125 16 mar 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°125 de 16 mar 2007

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 1,9 Mo

  • Dans ce numéro : Le roi Abdallah mobilisé pour la paix au Proche-Orient

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Directsoir t Vendredi 16 mars 2007 4 EXCLUSIVITÉ INTERVIEW FRANÇOIS-XAVIER DEMAISON Il casse la baraque Le rêve américain, ce n’était pas pour lui. François-Xavier Demaison a quitté les gratte-ciels de Manhattan pour les planches parisiennes. Il raconte sa « story », celle d’un homme qui vit ses rêves. Le 11 septembre 2001, vous observez l’effondrement des tours depuis les fenêtres de votre bureau de Manhattan. C’est à ce moment-là que s’est produit le déclic ? C’est peut-être un cliché, mais j’ai pris conscience que la vie était très courte. J’étais en train de prendre une trajectoire qui, je le savais, n’allait pas m’épanouir complètement. J’écrivais sur mon ordinateur de bureau des petits sketches : Rosie la prof de danse… Les personnages apparaissaient comme ça. Le boxeur, je l’ai rencontré après l’avoir créé. Un jour, je suis allé chercher un copain à la boxe, et un type me dit : « Eh ! toi là ! qu’estce que tu fous là ? » Je me retourne. C’était mon personnage ! Très jeune, vous aviez commencé la comédie. Pourquoi avez-vous arrêté ? Déjà petit je montais des spectacles de marionnettes avec mes peluches ! Je faisais des imitations au spectacle de l’école. J’ai ensuite suivi la classe libre du cours Florent. Et puis j’ai Repères eu peur de faire ce métier. Je me suis fait un « bad trip », j’ai dû fumer un truc et me réveiller six ans après ! La transition a pourtant été très courte et le succès très rapide. Il a fallu près de deux ans. C’est Samuel Le Bihan qui m’a découvert et m’a ouvert toutes les portes. Je me souviens de réunions de production avec Samuel, dans sa salle, et moi j’arrivais en costard-cravate : « dead zone », le type le moins drôle du monde. Comment le milieu de la scène, réputé très fermé, vous a-t-il regardé ? Comme un ovni. Et même Samuel, qui a dû assumer le fait de produire un fiscaliste, un métier qui donne à tout le monde envie de dormir. Je peux complètement changer de peau J. SAGET/AFP P.POIRIER/CITY C’est vrai qu’on a du mal à vous imaginer sérieux, en réunion dans un grand groupe. Je suis totalement schizophrène. Et le spectacle était suffisamment abouti pour séduire les professionnels et les amener à dépasser l’anecdotique. C’est un spectacle qui voyage. Il ne parle pas seulement de ma reconversion ou du monde de l’entreprise, sinon je pense que ça emmerderait tout le monde. Je pars de là, puis j’extrapole. Mes personnages prennent le pouvoir sur d’autres. Prenez-vous du plaisir à incarner des gens cruels ? Bien sûr, mais ils redeviennent souvent humains à la fin. L’un de mes personnages est un misogyne sûr de lui, mais il termine en sanglots et perd tous ses repères. Il est inhumain mais je ne le juge pas, je l’aime même un peu. Sont-ils inspirés de personnes que vous avez rencontrées ? J’ai photographié mon entourage, j’ai digéré les P.GELY/AGENCE BERNAND personnages et je les ai recrachés. Par exemple, les animateurs de séminaires d’entreprise, je les ai croisés. Dans toute la partie qui se passe à New York, je décris ma vie de fiscaliste international à Manhattan. Et Bitou ? Ma petite amie dans le spectacle est traumatisée car elle a dû abandonner son castor dans la forêt quand elle était petite. Et moi je le fais revivre. Les femmes l’adorent. Elles aiment la performance. Je peux faire incarner beaucoup de personnages différents, changer complètement de peau. D’où vous vient ce don pour vous fondre dans les personnages ? Je pense que c’est parce que je les interprète avec sincérité. L’émotion m’envahit complètement. J’ai envie de faire voyager. Quand j’atterris dans cette salle de boxe, j’ai vraiment envie qu’on y soit ! Etiez-vous un boute-en-train à Sciences-Po ? Non, je n’étais pas très drôle. J’avais toujours envie de bien faire. Je me souviens des exposés qui me donnaient des sueurs froides. Sauf en comptabilité, où je m’amusais bien. Fiscaliste à New York Demaison s’envole « L’arbre de joie » « Au départ, j’étais à fond dans le trip capitaliste. J’avais enterré la scène. Et puis il a fallu que je respire, que je remonte sur les planches. Ce n’était pas un choix pour moi, mais une obligation. » BORIS EHRGOTT ET XAVIER PLASSON PROFIL Né en 1973, il suit la classe libre du cours Florent et, en parallèle, obtient une maîtrise de droit et de sciences politiques. Diplômé de Sciences-Po en 1998, il abandonne la comédie et devient associé senior dans un grand cabinet new-yorkais, PricewaterhouseCoopers. Après les attentats du World Trade Center, il abandonne tout et consacre ses économies à monter un premier spectacle. Emballé, le comédien Samuel Le Bihan le produit. Stéphane Bern l’a intégré à l’équipe du Fou du roi (France Inter) et de Samedi pétantes (Canal+). Demaison est parrain de l’association L’enfant bleu qui aide les enfants maltraités (http://www.enfantbleu.org). « J’ai la chance de jouer depuis un an dans une salle de théâtre de 400 places, remplie tous les soirs. Je tourne au cinéma la journée. Et j’ai même le temps d’écrire mon prochain spectacle. » « C’est un nouveau virage pour moi. Je joue un jeune chercheur en cancérologie qui veut sauver la femme qu’il aime. Interpréter un personnage sérieux ou comique participe de la même démarche : il faut être sincère. » J. SAGET/AFP
MERIA/OG/DIRECT8 ZAP’8 Le grand talk show du samedi soir à 22h15 1h30 pour zapper ensemble d’un monde à l’autre... LA NOUVELLE GRANDE CHAÎNE GÉNÉRALISTE Rachel Bourlier reçoit des personnalités de tous horizons pour évoquer leur actualité : médias, musique, littérature, spectacles, société... Demain soir, retrouvez : Mathilda May, pour son premier roman « Personne ne le saura » (Flammarion) Ariel Wizman, pour son émission « Tentations » sur Canal+ Bernard Farcy, pour « Taxi 4 » Florence Pernel et Valérie Benguigui pour « La mémoire de l’eau » au Petit Théâtre de Paris *Direct8 est accessible gratuitement via la TNT (canal 8), le satellite (CanalSat - canal 38 - CanalSat Horizon, canal 16), le câble (Noos UPC France/Numéricâble - canal 28), l’ADSL (canal 8), la téléphonie 3G et sur Internet (www.direct8.fr).



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