Chasse Magazine n°4 mai/jun/jui 2016
Chasse Magazine n°4 mai/jun/jui 2016
  • Prix facial : 6,90 €

  • Parution : n°4 de mai/jun/jui 2016

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (220 x 300) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 58,5 Mo

  • Dans ce numéro : technique de chasse à l'approche.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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FICHES PRATIQUES C'est depuis toujours le meilleur ennemi de l'homme qui n'a jamais réussi ni àle domestiquer ni às'en débarrasser. Le renard est une espèce chassable, mais il figure également sur la liste nationale des animaux susceptibles d'être classés nuisibles. Le préfet détermine chaque année si le renard doit, àcause des méfaits que son surnombre ferait subir àla faune et àl'économie, être classé nuisible dans son département. À ce titre, sa destruction est alors possible par piégeage, déterrage et tir par les personnes habilitées. Caractéristiques II est facilement reconnaissable àson fin museau, ses grandes oreilles pointues aux extrémités noires et sa longue queue touffue. Sa robe, généralement rousse, peut varier du jaune au marron foncé. Les lèvres, le dessous du menton et le ventre sont blancs, ses griffes non rétractiles. La femelle, de poids inférieur, ressemble au mâ le. 70 - Chasse magazine Gibiers poils/RENARD, Maître Goupil De forme élancée, sa longueur peut atteindre 1,20 m du museau au bout de la queue (40 cm) pour un poids d'environ 6-7 kg. Comportement et reproduction Le renard est présent dans tous les départements où il colonise des milieux très divers, de la plaine àla forêt, en passant par la montagne (jusqu'à2 500 men France) et les agglomérations. Le renard est une espèce nocturne qui a besoin d'un endroit tranquille, pour se reposer le jour. Les abris choisis sont très variés fourrés, souches, tas de bois, ruines, ronciers et plus rarement terriers (pour la misebas). Il est indéniable qu'une chasse où vivent beaucoup de renards subisse un gros préjudice, mais lorsqu'il n'y en a qu'un nombre restreint, elle bénéficie au contraire des avantages qu'apporte l'équilibre naturel ; trop peu de propriétaires de chasses et de gardes en sont conscients. Le rut commence en janvier et se poursuit jusqu'aux premiers jours de mars. C'est surtout àcette époque que l'odeur musquée de l'animal est perceptible en forêt et au coin des haies, probablement làoù il a uriné. Cette odeur provient de la sécrétion de glandes anales, mais surtout d'une zone glandulaire située àla base de la queue et bien délimitée dorsalement, àl'endroit où le poil prend souvent une teinte plus foncée. La gestation dure environ 8 semaines ; la renarde, après avoir visité plusieurs terriers, en choisit un, qu'elle garnit de poils qu'elle arrache d'abord de sa poitrine, puis de la zone de ses mamelles. Le nombre des renardeaux est généralement de 5 ou 6, mais il peut osciller entre 3 et 8. À leur naissance, les renardeaux sont de couleur gris souris et très passifs ; ils sont aveugles pendant une douzaine de jours, et leurs oreilles sont tombantes. Leur mère reste couchée sur eux ou près d'eux, durant les premiers jours, Puis elle ne les visite qu'àintervalles réguliers pour leur donner àtéter, se tenant le reste du temps dans un coin du terrier, dans un autre terrier ou même dans des buissons. Les dents des renardeaux font leur apparition au bout de 3 semaines ; c'est le moment où le père commence àassurer le ravitaillement. Les renardeaux grandissent rapidement et manifestent bientô t le désir de connaî tre le monde extérieur ; ils sortent alors du terrier, et c'est l'époque où, par les belles journées ensoleillées d'avril et de mai, on peut les voir jouer. Quelquefois aussi, leur mère se mêle àeux. Si rien ne survient, les uns et les autres resteront groupés jusqu'au début de l'été au lieu qui les a vus naî tre ; mais, si la mère a l'impression que le terrier a été découvert ou se trouve menacé, elle emporte un par un les renardeaux, par la peau du cou, dans une retraite plus sûre. Le terrier du renard comporte 3 parties distinctes : la maire, qui constitue l'antichambre ; la fosse, dans laquelle l'animal accumule ses provisions et qui présente au moins 2 issues ; enfin l'accul ou habitation proprement dite, qui n'a qu'une seule entrée. On ignore si le renard est monogame ou non ; le fait qu'il ne prend aucune part, apparemment du moins, à la vie de la famille durant les 15 premiers jours, ne permet pas d'être affirmatif dans un sens ou dans l'autre. Alimentation Pour le chasseur, le renard est un destructeur de gibier et de volaille, donc un ennemi que l'on cherche à anéantir par tous les moyens. Pourtant, le régime de cet animal varie suivant les saisons, les régions et les individus. Pendant la plus grande partie de l'année, le renard se nourrit surtout de mulots, de campagnols, de souris, mais aussi de grenouilles, d'insectes (de bousiers principalement), d'écrevisses, d'escargots, voire de charognes. Il adjoint àce menu des œufs, des oiseaux, des fruits et, lorsque l'occasion se présente, des pièces de gibier. A l'époque de la reproduction, il en va tout autrement : obligé de nourrir sa famille, il s'empare de la volaille jusque dans les cours de ferme. Outre les lapins et les lièvres, il capture les faisans et les perdreaux, et s'attaque même aux chevrillards, malgré les coups de pied que lui prodiguent les chevrettes et dont il est parfois la victime. Lorsqu'une épaisse couche de neige recouvre le sol, il lui arrive de poursuivre les chevreuils adultes, quand ils se sont blessés sur la neige glacée ; il finit par les rattraper et les dévorent vivants. Durant la nuit et quelquefois de jour, les renards se groupent par deux, soit 2 mâ les, soit un mâ le et une femelle, pour chasser, tandis que l'un d'eux suit le lièvre ou le lapin en donnant de la voix, l'autre se tient en embuscade àun carrefour ou dans une coulée propices.
Gibiers poils/BLAIREAU, Le mal aimé Le blaireau est un animal robuste, bas sur pattes, auquel sa tête blanche, avec 2 bandes noires allant du nez jusque derrière les oreilles blanches, son museau un peu retroussé, ses yeux obliques, enfin sa croupe très large, confèrent un aspect très particulier. S elon les données paléontologiques disponibles, cette espèce était très présente (hors summums glaciaires) durant l'Ère quaternaire dans une grande partie de l'Eurasie, y compris dans la période historique où ses ossements sont fréquemment trouvés par les archéologues. Elle est cependant apparue récemment (il y a environ 800 000 ans). Caractéristiques Le blaireau européen (en réalité plutô t eurasien) porte le nom scientifique Meles meles. C'est la plus grosse espèce de Mustélidés d'Europe. Trapu et court sur patte, il peut atteindre 70 cm de long (90 cm avec la queue, qui mesure 20 cm environ), pour 25 à30 cm au garrot et jusqu'àune vingtaine de kilogrammes (12 kg en moyenne). Ses membres antérieurs, armés de griffes très puissantes, permettent au blaireau de creuser des galeries d'une longueur considérable, dans des sols très durs. Comportement et reproduction Le blaireau habite de préférence les forêts de feuillus mais peut également s'installer dans des broussailles ou des haies dans les régions de bocage. Crépusculaire et nocturne, il habite le jour dans un terrier, souvent vaste et utilisé parfois depuis des générations. Des sentiers régulièrement empruntés rayonnent au départ du terrier. Les jeunes naissant en mars, la durée de la gestation doit être de 4 à5 mois ; mais on a soutenu, d'autre part, que, l'accouplement ayant lieu peu de temps après la naissance des jeunes, la gestation devrait être de 10 à 11 mois (on a observé des accouplements en février, avril, mai, juillet, octobre et novembre). Certains prétendent que la période est variable et que la gestation peut être suspendue. Les jeunes blaireaux, au nombre de 3 ou 4, quelquefois 5, naissent aveugles et restent longtemps au terrier. Ce n'est qu'au bout de plusieurs mois qu'ils s'aventurent jusqu'àsa sortie. Ils ne sont adultes qu'à 18 mois. Les blaireaux que l'on rencontre parfois en chassant, endormis dans des tas de fougère, sont presque toujours des individus qui n'ont pas atteint l'â ge adulte. Mais ils peuvent être de vieux mâ les réfugiés, au moment de la naissance des jeunes, dans de petits terriers ou sous des aqueducs ou des ponceaux ; il semblerait que la mère les éloigne, àce moment, de la progéniture. Alimentation Le blaireau ne peut être considéré comme vraiment dangereux pour le gibier. En effet, son régime consiste en grenouilles, serpents (surtout des vipères, dont il ne redouterait pas la morsure), mollusques, escargots, lézards (qui ne sortent pourtant qu'au soleil), nids de guêpes et de bourdons (dont il semble être particulièrement friand), petits rongeurs, taupes et aussi quelquefois levrauts et lapereaux (àl'aide de son odorat très fin, il localise les rabouillères, d'où il déterre les jeunes lapins). On reproche au blaireau de capturer les oiseaux nichant àterre, et surtout de s'attaquer aux oeufs ; c'est vraisemblable, quoique, la plupart du temps, ce soit le renard le vrai coupable. Le blaireau se nourrit aussi de miel, de champignons, de faines, de glands, de pommes de terre, de betteraves, de carottes, de céréales et surtout de raisin. S'il devient excessivement gras en automne et supporte de jeûner durant plusieurs jours de suite, le blaireau, contrairement àce que l'on a cru longtemps, n'hiberne pas. Chasse magazine - 71



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