Chasse Magazine n°4 mai/jun/jui 2016
Chasse Magazine n°4 mai/jun/jui 2016
  • Prix facial : 6,90 €

  • Parution : n°4 de mai/jun/jui 2016

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (220 x 300) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 58,5 Mo

  • Dans ce numéro : technique de chasse à l'approche.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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DOSSIER/Poils Le monstre ! Pourtant, certaines bases évidentes ne sont pas toujours appliquées, réduisant quasiment à néant les espoirs de réussite du passionné avant même d’avoir pu réellement tenter sa chance dans la chasse au sanglier. Voyons de quelles bases il s’agit. Le Sanglier est un animal sauvage qualifié de res nullius (n’appartenant à personne) en droit strict. C’est un mammifère qui a toujours été qualifié de « gibier » par la jurisprudence. Chassé depuis toujours en France, il est considéré comme un grand gibier. Les modes de chasse qui lui sont applicables sont la chasse à tir et la chasse à courre. Il peut être chassé, à tir, du 1er juin au dernier jour de février et à courre du 15 septembre au 31 mars. Il peut faire l’objet de mesures de gestion, voire être classé comme nuisible dans le département par le préfet. La chasse au sanglier se décline de plusieurs façons suivant les régions et les saisons. On distingue cinq grandes manières de chasser cet animal. 58 - Chasse magazine La chasse à l'affût On rencontre ce mode de chasse essentiellement dans l'Est du Pays. Dans cette région limitrophe de l'Allemagne où l'on chasse à l'arme rayée depuis fort longtemps, on tire depuis le mirador à longue distance, en prenant le temps d'identifier l'âge, le poids approximatif et le sexe de l'animal dans un but évident de sélection. La chasse à courre Pratiquée depuis fort longtemps par les Grands du Pays, seigneurs, rois etc..., sa pratique et son éthique ont été codifiées au fil des siècles. Le sanglier occupe une place importante dans la grande vénerie. Il n'est pas rare en effet de chasser à courre un sanglier tout au long d'une journée. Le matériel nécessaire à la pratique de cette chasse ne sera pas décrit ici, n'intéressant qu'un nombre restreint de chasseurs. La chasse à l'approche C'est encore dans l'Est et le Centre-Est que se pratique le plus ce mode de chasse. Le chasseur seul approche le gibier en prenant bien soin de rester à bon vent et d'être parfaitement silencieux. Pas de geste brusque, et des arrêts fréquents pour regarder à la jumelle si l'on voit le gibier convoité. Chasse sélective s'il en est, le chasseur effectue un grand nombre de sorties avant de voir ses efforts couronnés de succès. Reproduction et survie Le sanglier est considéré comme une espèce polygyne, le mâle dominant lors du rut pouvant s’accoupler à plusieurs femelles. Cependant des résultats récents indiquent que cette espèce peut également adopter un système de reproduction de promiscuité qui s’exprime par de la polygynandrie : un mâle va s’accoupler avec plusieurs laies différentes mais les femelles vont s’accoupler aussi avec plusieurs mâles lors d’une même occasion de reproduction. Ainsi, il a été obtenu sur le territoire d’étude expérimentale de Chateauvillain - Arc-en-Barrois, qu’en moyenne, le nombre de pères différent identifiés pour une même portée est proche de 3. Chez la laie, la maturité sexuelle est atteinte entre 8 mois et 24 mois. Cette amplitude peut s’expliquer par la variation des facteurs trophiques qui conditionnent la croissance et permettent d’atteindre le poids, seuil nécessaire à l’activité reproductrice. Cependant, et bien que ce résultat doit être encore scientifiquement consolidé, il apparaît que l’effet d’une forte pression de chasse puisse modifier, en l’abaissant, la valeur du seuil (poids nécessaire) et permettre ainsi l’entrée en reproduction des jeunes laies de façon plus précoce. Donc en fonction de la période de naissance, des disponibilités alimentaires, de la période d’anoestrus estivale, et éventuellement de facteurs sociaux et cynégétiques, la laie participera à la reproduction plus ou moins tôt dans sa vie. La poussée silencieuse (Drücken) Le chasseur se poste à un endroit où le gibier passe régulièrement. Un ou plusieurs aides rabattent le gibier uniquement par leur présence. Ils avancent en direction du chasseur posté, le gibier, dérangé mais non affolé fuit tranquillement à l'approche des hommes en empruntant les coulées naturelles, et le chasseur peut alors le tirer facilement. La battue bruyante Incontestablement le mode de chasse au sanglier le plus répandu. Autour d'une enceinte de bois où les sangliers on été remisés, les chasseurs sont postés. Les piqueurs lâchent les chiens sur le pied d'entrée des sangliers, et s'ensuit une chasse bruyante et passionnante au cour de laquelle la meute fait une "musique" joyeuse. Cette menée est suivie à distance par tous les participants, jusqu'à ce que les sangliers passent la ligne.
La chasse débute pratiquement toujours par « faire le pied », action qui consiste pour un, mais plus souvent pour plusieurs chasseurs expérimentés, à parcourir la lisière des bois, des cultures, les chemins forestiers et les abords des remises connues. Ces chasseurs sont en principe accompagnés d'un chien au nez sûr, qu'on appelle « chien de pied ». Le but de cette reconnaissance est de localiser avec le plus de précision possible les sangliers. Les hommes de pied ensuite font leur rapport au responsable de battue qui décide de l'ordre dans lequel vont être attaquées les enceintes si plusieurs compagnies ont été rembuchées. Le responsable de battue attribue un poste à chaque tireur. Avant le départ il rappelle les règles de sécurité en matière de tir, éventuellement les signaux convenus à la corne de chasse et bien évidemment les consignes de tir en fonction du lieu de chasse et des animaux à prélever. Une fois que l'enceinte chassée est ainsi entièrement encerclée, les piqueurs (les conducteurs de chiens) lâchent la meute au niveau de l'entrée du ou des sangliers. Les chiens remontent la voie très rapidement en poussant des cris joyeux, et attaquent le ou les sanglier(s) à la remise. La compagnie quitte la remise menée par les chiens et va être poussée vers une ligne de tir. Dans le cas d'un gros solitaire, il refusera souvent de quitter la remise, les chiens se font charger, on dit qu'il est « au ferme ». Dans ce cas, il faut à tout prix essayer de le faire sortir, ou le tirer à la remise pour éviter le massacre des chiens. Le tir du sanglier en battue est difficile, car l'animal peut surprendre le chasseur (s'il est mené de loin), ou il franchit la ligne de tir à toute allure, offrant une cible fugace dont il n'est pas aisé d'évaluer la hauteur réelle. C'est ainsi qu'on tire souvent derrière ou entre les pattes. Quand le sanglier est abattu par un posté, les chiens arrivent rapidement sur la bête morte, et c'est là leur plus belle récompense. Les chasseurs eux, une fois le sanglier vidé et pelé, auront tout loisir de commenter et de revivre cette journée de chasse autour d'un bon repas au cours duquel on déguste souvent les abats du sanglier : le foie, le coeur et les rognons ou appelée encore " levée ". NE JAMAIS OUBLIER QUELS SONT LES OBJECTIFS MAJEURS CONCERNANT LA CHASSE AU SANGLIER : Oublier les fondamentaux augmenterait évidemment les risques d’échec chez le chasseur, qu’il soit débutant ou confirmé. Rappelons brièvement les objectifs concernant la chasse au sanglier : – Approcher les sangliers dans la forêt, – Passer un moment agréable dans la nature, – Bien cuisiner le sanglier, – Tuer un sanglier, – Prélever des individus matures. Si le chasseur est victime de trous de mémoire à ce propos, il pourra toujours revenir de temps en temps consulter cet article. Chasse magazine - 59



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