Chasse Magazine n°2 déc 15/jan 2016
Chasse Magazine n°2 déc 15/jan 2016
  • Prix facial : 5,90 €

  • Parution : n°2 de déc 15/jan 2016

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 100

  • Taille du fichier PDF : 57 Mo

  • Dans ce numéro : secrets de chasseurs.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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DOSSIER/Gibiers plumes Le rôle de la chasse - Les comptages  : Ceux-ci se font lors de battues à blanc, et nécessitent la présence de nombreuses personnes ainsi qu'une bonne organisation pour être sûr d'estimer au mieux la population présente sur un territoire. Le comptage de mars est un outil qui permet d'évaluer le nombre de couples présents (M. Birkan, 1991) et d'estimer le prélèvement maximum possible pour la saison de chasse. Le comptage de mars est dans certain cas suivi d'un comptage d'août qui mesure la réussite de la reproduction. Il affine alors la mesure du prélèvement qui pourra être effectué. - L'agrainage modéré  : Conscients des handicaps du milieu, les chasseurs ont amélioré la capacité d'accueil de leurs territoires en disposant ça et là des agrainoirs garnis de céréales ou des bottes de paille non dépourvues de leurs épis. La disposition des agrainoirs doit rester aléa toire, l'idéal est un déplacement de ces derniers pour éviter tout apprivoisement des perdreaux. L'agrenoir permet de créer un point de refuge, ainsi qu'un point LA CRÉATION DE GROUPEMENTS Pour être réellement efficace, la gestion du gibier et de son environnement doit être effectuée sur un vaste territoire recouvrant bien plus que le simple lieu de gagnage des perdreaux. En s'étendant sur un vaste territoire, les aménagements entrepris sont moins coûteux, plus rapides dans leur dénouement et mieux structurés. On ne peut imaginer le piégeage d'une petite enclave entourée de territoires où les nuisibles prolifèrent grâ ce aux lâ chers réalisés sur l'enclave en question. Il est préférable de sensibiliser un maximum de partenaires oeuvrant tous vers le même objectif. - Le GIC (Groupement d'Intérêt Cynégétiques)  : quels sont ces Le concept de GIC est né àla suite d'une réelle prise de conscience de la part des chasseurs de gérer la perdrix sur de grands espaces et non pas sur de petits territoires, car comme dit l'adage, « l'union fait la force ». Le GIC est souvent un grand ensemble de terres regroupant plusieurs anciennes sociétés de chasse. Le GIC incorpore aussi bien les agriculteurs que les chasseurs permettant ainsi une gestion plus efficace de la perdrix. Alors que l'on dénombrait 280 GIC en 1984 (M. Birkan, 1990), puis 400 en 1988 dont 153 destinés àla perdrix. Leur efficacité n'est plus a démontré puisqu'ils ont abouti dans quasiment tous les cas àdes densités de perdrix permettant parfois des prélèvements allant jusqu'à une perdrix par hectare ! - Le GIASC (Groupement d'Intérêt Agro Sylvo Cynégétique)  : avenir ou utopie ? Encore peu connu, ce concept est encore plus vaste que le GIC car il a l'ambition de regrouper tous les acteurs du monde rural et de les associer pour la gestion de la faune et de la flore dans son ensemble. Le GIASC est une association « loi de 1901 » au fonctionnement non rigide et qui regroupe aussi bien les agriculteurs que les propriétaires fonciers, les représentants d'association de chasse, les sociétés de pêche, les représentants de l'administration, les personnes privées ou encore les botanistes et les défenseurs de 56 - Chasse magazine
d'eau durant tout l'hiver, qui est la période la plus désavantageuse pour la perdrix, car le couvert végétal est réduit et la nourriture difficile à trouver. - La gestion des prédateurs  : On l'a vu précédemment, la prédation constitue un facteur important de la baisse des populations de Perdrix grise (F. Reitz, E. Bro, P.Mayot et P.Migot, 1999). La création d'un couvert végétal entraîne une augmentation de la présence des prédateurs comme le renard ou la fouine, mais fait diminuer le taux de prédation des busards St martin et des roseaux. Ainsi, dans le cas où un couvert a été implanté, la régulation des prédateurs passe principalement par un piégeage des mammifères, qui est tombé aux oubliettes depuis quelques années, faute de personnes motivées. La gestion de la Perdrix grise ne sera donc efficace qu'au prix d'une régulation, et non une extermination, des prédateurs ; et, n'en déplaise aux personnes qui prônent le retour à la « loi de la jungle » où l'homme n'aurait plus aucun rôle de gestionnaire de la nature, la régulation des prédateurs est indispensable pour obtenir une conservation de la perdrix, car sinon, les prédateurs se développeront plus vite que les perdrix. En effet, ils s'adaptent beaucoup mieux à l'environnement humain ; ils tireront donc leur épingle du jeu, alors que la perdrix sera menacée de disparition (D. Aufradet, 1999). C'est ainsi que les fédérations encouragent le piégeage en embauchant des gardes chasse ou en fournissant du matériel meilleur marché aux piégeurs agréés. - La réimplantation de souches sélectionnées  : Lorsque les effectifs sont trop faibles ou inexistants, les chasseurs peuvent avoir recours au lâcher de jeunes en été (D. Pepin, 1993). Mais trop souvent, par facilité, des chasseurs débutent leurs prélèvements dès l'année du lâcher, ne laissant ainsi pas le temps à la souche de se reconstituer. Ils évitent ainsi les méfaits de la prédation sur une trop longue période et ne se sentent pas dans l'obligation de piéger. Les caractères spécifiques des perdreaux reliques autochtones sont alors perdus et toute tentative de lâchers cohérente compromise. Pour mener à bien une réimplantation en perdrix, il faut piéger car les sujets lâchers sont beaucoup plus vulnérables, améliorer la capacité d'accueil du territoire, lâcher des perdrix provenant d'une souche « sauvage » deux voire trois étés durant, ne pas chasser pendant trois à cinq ans, sans oublier de bien suivre les effectifs et leur évolution qui déterminera les futurs prélèvements. Toutefois, il n'y a pas de recette miracle en la matière, les tentatives sont couronnées par plus ou moins de succès suivant les années (hygrométrie au printemps) et les facteurs néfastes du milieu qui restent incompressibles. l'environnement (Lauréats des honneurs Laurent-Perrier de la chasse, 1993). Le GIASC est au service de tous. Son organisation passe par la parcellisation des tâ ches, ainsi, chaque acteur assure des prestations en rapport avec ses compétences. Le GIASC a les moyens d'agir, car il possède le droit de chasse et de propriétaires. Il est donc agréé comme protecteur de la nature. Les deux organisations GIC et GIASC ont pour objectifs la mise en place de plans de chasse à grande échelle et ainsi la gestion efficace de la perdrix sur de grands espaces. Conclusion  : Une citation résume bien la possibilité d'intervention de tous les partenaires, elle a été formulée par l'administrateur de la fédération de chasse de la Marne (D. Aufradet, 1999)  : « la disparition de la Perdrix grise n'est pas un phénomène inéluctable si l'on prend enfin conscience que sa survie passe par la gestion des prédateurs et surtout la sauvegarde de son milieu ». Ainsi, en réponse àla question posée en introduction, Il apparaî t qu'il n'est pas trop tard pour inverser la tendance dans les régions où la Perdrix grise est menacée. On a vu que la gestion de la Perdrix grise passe principalement, tout au moins au début, par la reconstitution du biotope. Celle-ci sera alors nécessairement bénéfique pour l'ensemble de la faune et de la flore, et permettra de retrouver une diversité fauni-floristique. Ainsi, la reformation du biotope, qui passe par un partenariat avec les agriculteurs, deviendra une justification des aides compensatoires apportées aux agriculteurs, aux yeux de l'opinion publique. La gestion de la Perdrix grise apparaî t en fait comme un élément au sein d'un travail global et de fond qui devra être entrepris, dans les années futures, avec l'aide de l'ensemble des acteurs du monde rural (agriculteurs, chasseurs, défenseurs de l'environnement, spécialistes des sciences de la vie). Ce travail global devra permettre de retrouver un environnement sain et un écosystème dans lequel l'homme ne sera plus un simple « utilisateur ou pilleur » de la nature, mais au contraire un acteur majeur d'une nature qu'il doit protéger au risque sinon d'être lui-même en péril. Chasse magazine - 57



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