Aviation Civile n°389 jan/fév/mar 2020
Aviation Civile n°389 jan/fév/mar 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°389 de jan/fév/mar 2020

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Babel

  • Format : (200 x 270) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 2,3 Mo

  • Dans ce numéro : le drone prépare sa révolution industrielle.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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06 • #389 • Janvier 2020 l’essentiel panorama Comment l’État a-t-il tenu compte de la concertation dans la décision annoncée le 28 octobre ? Y. L. C. : En réponse aux attentes des participants à la concertation, le gouvernement a inscrit le projet dans une triple exigence. D’abord, protéger les populations et l’environnement. Ensuite, répondre avec sobriété aux besoins, actuels et futurs, de mobilité aérienne des territoires du Grand Ouest, dont le rayonnement en Europe et à l’international doit pouvoir s’appuyer sur des connexions aériennes performantes. Enfin, mettre en place une gouvernance de projet ouverte aux collectivités territoriales et à l’ensemble des parties prenantes. Cette ambition se traduit déjà par 31 mesures qui engagent l’État. Elles seront complétées après l’enquête publique préalable à la déclaration d’utilité publique du projet, prévue fin 2021. Concrètement, quelles mesures sont décidées ? Y. L. C. : Pour protéger les populations, une première mesure importante est la mise en place d’un couvre-feu interdisant la programmation des vols entre minuit et 6 heures du matin et interdisant les avions les plus bruyants de 22 heures à 6 heures Il pourra entrer en vigueur fin 2021. Des échanges auront lieu avec les compagnies aériennes volontaires afin d’améliorer la situation, sans attendre l’entrée en vigueur du couvre-feu. Dans les zones de bruit aérien fort, un droit de délaissement 1 sera créé par la loi. C’est une mesure exceptionnelle justifiée par le contexte singulier dans lequel s’inscrit le projet. Dans les zones de bruit modéré, une aide à la revente des logements sera également créée. Le réaménagement comportera un allongement de la piste existante de 400 mètres vers le sud. Le décalage du seuil de piste nord de 650 m permettra d’augmenter la hauteur de survol de la ville de Nantes tout en limitant l’impact foncier et environnemental au sud de l’aéroport. Les procédures d’approche pour les atterrissages seront aussi améliorées. Au nord est privilégiée la mise en place de deux procédures d’approche, l’une maintenue désaxée lorsque les conditions météorologiques sont favorables, l’autre alignée avec l’axe de la piste en cas de conditions météorologiques dégradées. Au sud, l’allongement de la piste ne modifiera pas, par lui-même, la situation des habitants. C’est le décalage du seuil d’atterrissage sud de la piste de 400 mètres vers le nord qui permettra d’améliorer la situation des habitants de Saint-Aignan-Grandlieu. Les nouvelles trajectoires éviteront aussi le survol de La Chevrolière. L’aérogare sera maintenue, modernisée et développée sur son site actuel, Atelier participatif organisé à Bouguenais. © DGAC
Schéma de présentation de l’aménagement retenu. à l’est de la piste. Le futur concessionnaire devra réaliser un aéroport de haute performance environnementale. Enfin, la gouvernance du projet s’appuiera sur un comité de suivi réunissant l’ensemble des parties prenantes, sur un observatoire de l’aéroport et, naturellement, sur un comité stratégique réunissant les élus intéressés. Les 31 mesures sont consultables en ligne sur le site www.reamenagement-nantes-atlantique.fr Le calendrier du projet est ambitieux. Comment la DGAC s’est-elle organisée pour le tenir ? Y. L. C. : D’abord, une large équipe-projet recourt aux expertises de l’ensemble de la DGAC, notamment la Direction du transport aérien, le Service technique de l’aviation civile, la Direction de la sécurité de l’aviation civile et la Direction des services de navigation aérienne. En lien avec la préfecture de région Pays de la Loire, elle s’appuie aussi sur les services déconcentrés de l’État. Ensuite, l’ordonnancement du projet est innovant. Il concentre en trois ans des procédures qui habituellement se déroulent sur une dizaine d’années : concertation amont, déclaration d’utilité publique, mise en concurrence pour la désignation d’un concessionnaire. Enfin, pour tenir compte de la décision de réaménager Nantes-Atlantique, l’État a résilié le contrat actuel de concession le 24 octobre et, le 31 octobre, la DGAC a lancé la procédure de mise en concurrence pour la future concession. Cette procédure est innovante par le rôle majeur qu’elle donne au savoir-faire des industriels, qui concourront donc au respect du calendrier. La signature du contrat de concession est prévue fin 2021, en vue de l’achèvement des travaux de réaménagement complet autour de 2025. • 1. Le droit de délaissement permet aux propriétaires qui le souhaitent de demander à l’État de racheter leur habitation sans éventuelle décôte due au maintien de l’aéroport. Avis de concession La DGAC a publié l’avis de concession le 31 octobre 2019. Le montant initial d’investissement est estimé à 450 millions d’euros HT, dont 250 à 300 M€ HT pour la rénovation et le développement de l’aérogare et des installations terminales. © DGAC L'ESSENTIEL 07 • #389 • Janvier 2020



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