Automobiles Sportives n°2 jan/fév 2015
Automobiles Sportives n°2 jan/fév 2015
  • Prix facial : 6,90 €

  • Parution : n°2 de jan/fév 2015

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 100

  • Taille du fichier PDF : 126 Mo

  • Dans ce numéro : essais... Ferrari F12 NART/F60 America.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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HISTO//Maserati 1946 La Maserati A6 : la première GT de Pininfarina Le prototype de ce que l'on peut considérer comme la première GranTurismo fait ses débuts au Salon de Genève, début mars 1946. Il s'agit, en fait, de la première rouleurs de Maserati : au volant de la 8CM, il remporte le GP de Belgique, la Coupe Ciano, le GP de Nice et le Tourist Trophy. La voiture dérive de l’ancienne 8C, dont la suspension a été remaniée par Ernesto Maserati. À la suggestion du pilote, le châssis avant est raidi. Leur collaboration se poursuit jusqu'en 1934. Cependant, Tazio n'intègre pas l'équipe officielle : il a acheté une voiture, et Ernesto lui fournit une assistance technique, mais il continue à courir en tant que pilote privé. 1937 La collaboration avec Orsi Même si les clients privés continuent à former des files d'attente devant les ateliers pour acheter la 8CM, Maserati subit une forte pression de la part des nouveaux constructeurs allemands, Mercedes et Auto Union, fortement soutenus par le gouvernement du Troisième Reich. Ernesto, Ettore et Bindo comprennent que le pays a besoin d'un changement de direction net, et ils acceptent de collaborer avec le célèbre entrepreneur italien, Adolfo Orsi. Son empire s'étend des fonderies à l'industrie sidérurgique, de la métallurgie aux machines-outils, du matériel agricole aux services. À l'instar des frères Maserati, c'est un self-made man, un homme qui ne doit sa réussite qu'à lui-même. En 1937, Ernesto, Ettore et Bindo lui cèdent la totalité de leurs parts dans l'entreprise. Ils continuent toutefois à occuper des postes de direction au sein des deux entreprises rachetées par Orsi : la société « Officine Alfieri Maserati » pour 58/AUTOMOBILES SPORTIVES 1939 8CTF la production des voitures de course, et la société « Fabbrica Candele Maserati » pour la production des bougies d'allumage. Le siège social des deux entreprises reste à Bologne. Orsi est un homme d’affaires intelligent. S'il gère avec succès la reconstruction de la situation financière, il n'intervient pas dans la sphère technique, où il n'a aucune compétence. Désormais libres de toute distraction extérieure, les frères Maserati peuvent enfin se consacrer à ce qu'ils savent le mieux faire dans le monde de la compétition. 1939 La 8CTF remporte l’épreuve d’Indianapolis Le premier exemplaire de l'ère Orsi- Maserati est prêt en mars 1938. Il s’agit de la 8CTF : 8 cylindres à tête fixe. La concur- 1937 collaboration avec Orsi rence allemande continue de les inquiéter, mais les victoires sont légion. En 1939, Maserati gagne pour la première fois sur le continent américain : au volant de sa 8CTF rebaptisée « Boyle Special », Wilbur Shaw remporte l’Indy 500. Maserati est le premier constructeur italien à remporter ce titre prestigieux. Le même succès est réitéré l'année suivante. 1940 Nouveau siège social : nouvelles opportunités Lorsque la Deuxième Guerre mondiale éclate, Maserati se trouve non plus à Bologne, mais à Modène. En effet, Orsi voulait concentrer toutes ses activités dans une seule zone géographique qui lui appartenait. L'usine Maserati ouvre ses portes sur Viale Ciro Menotti, une adresse qui symbolisera le monde automobile. Cependant, la guerre les contraint à délaisser pour un temps la production des voitures de course pour se concentrer sur celle des bougies d'allumage et d'autres produits indispensables à l'effort de guerre. Durant cette période, « Maserati Candele e Accumulatori » continue à fournir à « Maserati Automobili » les batteries nécessaires aux véhicules électriques assemblés entre 1940 et 1945
tière Maserati. Le projet s’appelle simplement « A6 » – A en hommage à Alfieri, 6 en référence au nombre de cylindres. Ernesto Maserati avait commencé le projet avant que les frères ne décident de se retirer de l'entreprise pour de bon. Le public en apprécie d'emblée le style et l'originalité. La production commence aussitôt. Au Salon de Turin de 1948, Maserati expose le premier modèle A6 1500, superbement relookée par le célèbre designer Pininfarina. La victoire à Nice et la fin d’une époque La victoire de Maserati au Grand Prix de Nice en 1946 est d'une énorme portée symbolique : la Seconde Guerre mondiale est enfin terminée. Le monde des civils reprend le travail. Pourtant, après cet immense succès, Ernesto, Ettore et Bindo Maserati décident de quitter la société et de revenir à Bologne. Non qu'il y ait jamais eu de problèmes particuliers avec Orsi. Sans doute ont-ils préféré s'éloigner de cette mentalité liée au monde des grandes entreprises et, qui plus est, se sont-ils lassés des discussions incessantes avec les syndicats. Ils fondent une nouvelle entreprise, OSCA, où ils se consacrent exclusivement à la conception, au développement et à la construction de voitures de course. 1950 La Formule 1 est née 1950 marque la naissance de la voiture annonciatrice de celle qui, quatre ans plus tard, deviendra la première automobile de Formule 1. Maserati y prend part dès la toute première course. Mais ses voitures (qui, au regard des règles de la première phase, sont encore, en réalité, des voitures de F2) ne rencontrent guère de succès. Les tensions internes à l'entreprise, à la fin des 1946 Maserati A6 1500 années 40, ne créent pas les conditions favorables au développement des voitures de course. En 1952, la F1 adopte une règle qui favorise les voitures avec une cylindrée maximum de 2 000 cm3 pour les moteurs atmosphériques, ou de 1 500 cm3 pour les moteurs à compresseur. La nouvelle formule ouvre les portes à Alberto Ascari et à Ferrari. Pour autant, Maserati se prépare à revenir pleinement dans cette difficile compétition. En fait, l'ère de Juan Manuel Fangio s'instaure. 1953 L’ère Fangio commence En 1953, Adolfo Orsi répartit la gestion de ses entreprises entre différents membres de sa famille. Son fils Omar et lui-même conservent la société Officine Alfieri Maserati pour la production des voitures et des machines-outils. Selon son plan, le rôle de la production automobile était de créer 1956 Maserati A6G 54 Berl 1954 250 F + un nom prestigieux qui permettrait de mieux vendre les machines-outils. 1954 L’ère Fangio commence En 1954, les règles des championnats du monde changent de nouveau : c'est alors que naît vraiment la Formule 1. De retour avec la 250F, Maserati commence d'emblée par une victoire. Juan Manuel Fangio remporte le Grand Prix d'Argentine et celui de Spa. Le pilote argentin, qui court déjà pour Mercedes, retourne dans la firme de Stuttgart, puis revient chez Ferrari. Mais son sacre n'a pas encore eu lieu. Il se fera sur une Maserati. 1956 Le grand duel Maserati vs Ferrari En 1956, la Formule 1 devient un duel de famille que se livrent les deux grands rivaux de Modène : Ferrari et Maserati. Modène est divisée entre les partisans de l'une et l'autre des écuries. Le dimanche, les voitures s'affrontent sur la piste. Le lundi matin, dans les bars et sous les portiques du centre ville, les supporters des vainqueurs chambrent ceux des perdants. AUTOMOBILES SPORTIVES/59



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