Arte Magazine n°08 18 fév 2006
Arte Magazine n°08 18 fév 2006
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°08 de 18 fév 2006

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 2,1 Mo

  • Dans ce numéro : l'Homme foulera-t-il bientôt le sol de la planète rouge ? Thema anticipe la prochaine aventure spatiale.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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BITCOM INTERNATIONAL vendredi 24/2 Le credo d’Alice Waters : manger sain. 22.10 | PORTRAIT Les riches ne mangent pas de hamburgers Un conte culinaire Documentaire de Piet Eekman (Allemagne, 2004, 55mn) ZDF Portrait d’une Amérique où se dessine un mouvement de résistance contre la malbouffe. Sa chef de file Alice Waters essaye de promouvoir, dans son restaurant bio de la côte Ouest, une alimentation équilibrée. Problème : manger sain coûte cher. Aux États-Unis, les deux tiers de la population ont un excès de poids, et le diabète et l’hypertension sont en passe de devancer le cancer comme première cause de mortalité prématurée. La société américaine paie donc le prix fort pour son mode d’alimentation qui privilégie la rapidité et la commodité. Les études montrent que plus les Américains sont pauvres, plus ils mangent gras. C’est donc dans les ghettos que l’on se nourrit le plus mal. Beaucoup d’enfants ne connaissent, dans la famille des légumes, que la tomate réduite en ketchup ou la pomme de terre frite. Dans ce contexte, Alice Waters a pris la tête d’un mouvement de résistance qui milite pour une alimentation variée et saine. Sacrée meilleure chef cuisinière des États-Unis, elle mène le combat depuis son restaurant bio, près 32 arte magazine n°8 du 18|2|06 au 24|2|06 de San Francisco. Chez elle, on prend son temps pour déguster de vrais repas équilibrés, composés de produits frais et préparés selon des méthodes traditionnelles. Chez elle, chaque feuille de salade est lavée à la main et assaisonnée à la demande. Elle présente sa démarche comme une prise de position politique, en opposition délibérée à la culture du « fast, cheap and easy » à la McDonald’s. L’ennui est que la clientèle d’Alice Waters est surtout composée de consommateurs bien informés et aisés. Les moins privilégiés peuvent-ils se permettre de manger bio ? C. HE ? LIE-GALLIMARD Depuis plus de trente ans, Pascal Quignard mène une réflexion originale autour du livre, de la langue et de la musique, puisant ses références dans les cultures grécolatine, orientale et classique. Philosophe de formation, il commence par enseigner à l’université de Vincennes. Puis il rejoint le comité de lecture des éditions Gallimard, maison dans laquelle il occupe divers postes liés au service littéraire jusqu’en 1994. Il se fait connaître comme écrivain avec Le salon du Wurtemberg (1986), Les escaliers de Chambord (1989) et Tous les matins du monde (1991). En 2000, il reçoit le Grand Prix de l’Académie française pour Terrasse à Rome. En 2002, son livre Les ombres errantes, premier tome du projet plus vaste Dernier royaume, est couronné du Prix Goncourt. Avec Laure Adler, Pascal Quignard évoque son parcours d’écrivain, 22.10 > 3.00 23.05 Permis de penser Pascal Quignard Prix Goncourt 2002 pour Les ombres errantes, auteur de romans à succès (Tous les matins du monde), d’essais érudits (Le sexe et l’effroi), Pascal Quignard est l’invité de Laure Adler. Émission proposée et animée par Laure Adler Réalisation : Sylvain Bergère (France, 2006, 52mn) Coproduction : ARTE France, MK2 TV ARTE FRANCE parle de son amour de la lecture, de l’écriture, de son besoin de solitude, de son rapport au succès, à la notoriété, de son attachement à la musique, de ses livres passés (Le sexe et l’effroi, Tous les matins du monde) et de celui qui sort prochainement (Villa Amalia). Avec la participation de Nelly Kaprielian (Les Inrockuptibles) et de Fabio Gambario (La Repubblica). Bibliographie sélective : Terrasse à Rome (Gallimard, 2000) ; Dernier royaume (Grasset) qui comprend Les ombres errantes (2002), Sur le jadis (2002) et Abîme (2002) ; Les paradisiaques (2005) ; Sordidissimes (2005). À paraître en mars : Villa Amalia (Gallimard). Pascal Quignard est également dans à mi-mots le samedi 12 mars vers 11.15.
ARD/DEGETO 0.15 |LE MUET DU MOIS Tartuffe En 1926, Murnau donne sa version du Tartuffe, incarnation du mal absolu. Une œuvre réalisée avec ses deux collaborateurs fétiches, l’acteur Emil Jannings et le scénariste CarlMeyer. (Herr Tartüff) Film de Friedrich Wilhelm Murnau (Allemagne, 1926, 1h04mn, muet, noir et blanc) Scénario : CarlMayer, d’après la pièce de Molière Avec : Emil Jannings (Tartuffe), Werner Krauss (Orgon), Lil Dagover (Elmire), Lucie Höflich (Dorine), HermannPicha (le vieillard), André Mattoni (le petit-fils), Rosa Valetti (la gouvernante) Image : KarlFreund Décors : Robert Herlth, Walter Röhrig Musique : Guiseppe Becce Production : UFA VERSION RESTAURÉE Un vieux et riche bourgeois vit seul avec sa logeuse, une horrible mégère. Assoiffée d’héritage, elle rudoie le vieillard et lui fait impudemment la cour. C’est un état de fait dont se rend parfaitement compte le petit-fils, qui vient de rentrer dans la demeure sans que la logeuse s’en aperçoive. Il revient peu après déguisé en producteur de spectacles, pour projeter, dans son cinéma ambulant, l’histoire de Tartuffe qui essaie de frustrer son « ami » Orgon de ses biens et de son épouse Elmire. Une projection à laquelle il convie son grand-père et la logeuse… vendredi 24/2 Molière, Murnau, Méphisto « Qu’est-ce que Murnau a retenu de Molière ? Le côté négateur, maléfique, de la dévotion, de sorte que Tartuffe ici n’est qu’un prétexte. Il ressemble comme un frère à Méphisto et à Nosferatu, c’est-à-dire qu’il incarne le mal. Ainsi, bien que Murnau s’écarte résolument de la conception traditionnelle que nous nous faisons de Tartuffe, il l’exprime en fait fidèlement car après tout, pour Molière comme pour Murnau, Tartuffe est le mal, et même le mal absolu. C’est un monstre suffisamment inquiétant pour que la pièce de Molière, qui abonde pourtant en mots drôles, ne soit que de nom une comédie. C’est en fait une tragédie véritable, peut-être le film le plus significatif de Murnau, dans la mesure où il fait apparaître qu’au niveau métaphysique le mal est partout et toujours le même, quels que soient le temps et le lieu. » (le critique de cinéma Jean Domarchi) arte magazine n°8 du 18|2|06 au 24|2|06 33



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