Animaux pratique n°2 jun/jui 2016
Animaux pratique n°2 jun/jui 2016
  • Prix facial : 4,90 €

  • Parution : n°2 de jun/jui 2016

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 68

  • Taille du fichier PDF : 23,5 Mo

  • Dans ce numéro : les bons gestes à adopter pour savoir dresser chiens et chats.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

Dans ce numéro...
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Education Il est d’une race prédisposée à ça Inutile de vous faire des illusions si vous possédez un chien du genre race nordique, husky, malamute ou autre. Ce genre de chien, assez indépendant, supporte très bien de faire sa vie de son côté. Les chiens de chasse, habitués à patrouiller à la recherche du gibier ont aussi du mal à rester en place. Les propriétaires de Beagles et de Labradors en savent quelque chose... En prime ce sont en général des chiens nerveux qui ont besoin de courir et de se dépenser quand ils sont jeunes (voire jusqu’à un âge avancé). Ne vous étonnez pas de les voir quitter le domicile dès que l’occasion se présente. Les Montagnes des Pyrénées (les célèbres « patous ») conçus pour gérer toute la journée des troupeaux en parfaite autonomie seront aussi tentés de faire leur vie sans leur maître. Il est obsédé par le sexe Eh bien oui, il y a des chiens qui passent leur vie à fuguer pour aller au-devant de conquêtes féminines ou masculines ! Pour certains cela vire à l’obsession ! Ce phénomène touche aussi bien les chiens de race que les bâtards et les corniauds. Ils sont alors capables de faire 20 kilomètres et de disparaître plusieurs jours pour les beaux yeux de la belle que l’instinct ou l’odorat leur a fait découvrir... Et ils reviennent souvent avec de jolies cicatrices des combats qu’il leur a fallu mener pour décrocher les faveurs de l’intéressée. Il se sauve juste devant chez vous pour courser les voitures Ça n’est pas une fugue, mais plutôt l’instinct de prédation qui se réveille. Mettez-vous à la place de votre gaillard  : il aboie, et l’intrus s’enfuie. Ça marche à tous les coups ! Et ça fonctionne aussi sur les mobylettes, les vélos, les joggers, le facteur... Quel pied pour votre chien  : vainqueur sans risques tous les jours ! Cela nous est ainsi arrivé de voir un bichon haut comme trois pommes courser rageusement notre voiture, persuadé qu’il la faisait fuir ! 50 - Animaux pratique n°2 Ah l’amour… encore une bonne raison de fuguer ! Crédit photo  : Fotolia Il se sauve pour faire le tour du propriétaire Pas vraiment de la fugue mais plutôt une extension de territoire ! Il se sauve par peur Le chien pris de panique devant un orage, un feu d’artifice peut prendre la fuite par peur et ne plus revenir. Comment résoudre le problème ? Pour commencer, un premier point élémentaire mais avec lequel tout le monde commet l’erreur  : ne hurlez pas sur votre chien à son retour. Cela ne sert à rien, au contraire. Le chien n’associe pas sa fugue avec la punition différée, c’est le retour à la maison qui devient alors synonyme de re- montrances. Alors, même s’il revient à la maison cinq heures après son départ et que vous avez alerté la police municipale, la fourrière, la SPA et tous les vétérinaires de votre région, faites-lui la fête ! Pour gronder votre animal, il faut toujours le surprendre sur le fait  : donc au moment du départ et au moment précis où il passe le portail, afin qu’il comprenne bien que « la fugue c’est mal ! ». Puis, face à un animal qui a cette manie, rusez ! S’il se sauve dans la journée quand vous êtes au travail, commencez par lui donner à manger le matin au lieu du soir. Cette astuce est bien connue des agents de gardiennage travaillant souvent la nuit qui ont besoin d’un chien vif et éveillé pour patrouiller. En effet après un bon repas, le chien fait comme nous  : il digère ! Et pour ce faire, en général il dort. Comme un estomac canin met 12 heures à digérer un repas... il sera forcément moins motivé pour fuguer avec l’estomac plein. Bien sûr, s’il mange le soir, changez progressivement ses horaires, en coupant sa ration en deux doses, une le matin, une le soir. Allégez doucement l’une et augmentez progressivement l’autre, jusqu’à aboutir à un repas par jour, le matin, le tout étalé sur une période d’une semaine. Attention aussi aux Votre chien ne tient pas en place ? Crédit photo  : Fotolia races nerveuses et susceptibles d’un retournement d’estomac, là mieux vaut respecter les consignes de votre vétérinaire. Si votre chien fugue au cours de vos promenades, changez régulièrement vos trajets ainsi que l’heure de balade. Cela évitera qu’il se croie chez lui partout et qu’il explore sans aucune crainte son territoire.
Avoir un grand jardin ne dispensera pas votre chien d’un certain ennui… Crédit photo  : Fotolia Si votre chien n’est pas du genre stressé mais plutôt bien dans ses poils et très sûr de lui, à chaque fois que vous l’emmènerez explorer une nouvelle balade et que vous constatez qu’il ne vous surveille plus mais est bien plus occupé par ce qui se passe autour, cachez-vous, sans un bruit et laissez-le vous chercher. Au bout d’un moment il va commencer à paniquer et là sans trop attendre sortez de votre cachette et faites-lui un gros câlin. Vous verrez que par la suite il regardera plus souvent où vous êtes et restera à distance raisonnable au lieu de partir à des kilomètres ! Attention tout de même à ne pas le faire avec un chien un peu craintif ou stressé car en voulant régler un problème vous risquez de déclencher une réaction « pot de colle » et de ne plus vous en dépêtrer ! En comportement, tout est une question de mesure... Travaillez le retour aux pieds. S’il est du style à prendre la poudre d’escampette au grand galop dès qu’il a mis un pied dehors, a fortiori si vous l’appelez pour tenter de l’arrêter, apprenez-lui à revenir aux pieds ! Cela vous servira pour vos balades ultérieures, quand il sortira en votre compagnie. Pour ce faire, achetez une longe de 10 mètres. Laissez-le filer au bout, puis appelez-le. Il va évidemment faire la sourde oreille. Là, deux tactiques  : premièrement, vous l’appelez en vous accroupissant, et dès qu’il arrive, vous lui donnez un petit bout de fromage ou une croquette, quelque chose qu’il aime, ou faites-lui un gros câlin s’il préfère. Et IMMÉ- DIATEMENT vous le laissez repartir. Faites ça une vingtaine de fois durant la balade et il va vite comprendre que venir vers vous est agréable et non pas une corvée ! Souvent ces chiens qui ne reviennent pas ont assimilé que le rappel signifie se faire rattacher. En effet les maîtres ne les appellent que pour signifier la fin de la balade. Pas fou, le chien cessera très vite de revenir ! Avec ce système, une jeune femme qui avait un magnifique rottweiler qui n’obéissait absolument plus l’a vu revenir vers elle en une séance, alors qu’il faisait la sourde oreille jusque-là ! Deuxièmement, il vous ignore royalement et ne vient absolument pas, quelles que soient vos sollicitations ! OK  : alors obligez-le à être attentif à vos déplacements. Et comment ? nous direz-vous. Simple ! Plus la longe est longue, mieux cela fonctionne. Laissez votre chien filer au bout de la longe. Quand il arrive à l’extrémité, changez sans prévenir de direction et appelez-le en tirant sur la longe. Il se rend alors brutalement compte qu’il est derrière et non plus devant. Résultat, il se précipite, vous dépasse, et fonce au bout de la longe. Idem, attendez qu’il arrive à l’extrémité et changez de nouveau de direction... Quand il aura couru ainsi une dizaine de fois sur toute la longueur de la longe, il commencera à réfléchir. À ce moment-là, se produit un mécanisme très intéressant  : votre chien commence à surveiller vos déplacements pour savoir où vous allez. Là, ça commence à être gagné. Car celui qui dirige la balade, ce n’est plus lui mais vous ! Vous devenez sa référence, celui qui prend les décisions et que l’on respecte. Et en développant cet aspect de votre relation et en couplant ce réflexe avec le renforcement du rappel décrit ci-dessus, vous allez rapidement obtenir des progrès ! Animaux pratique n°2 - 51



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