Animaux pratique n°2 jun/jui 2016
Animaux pratique n°2 jun/jui 2016
  • Prix facial : 4,90 €

  • Parution : n°2 de jun/jui 2016

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 68

  • Taille du fichier PDF : 23,5 Mo

  • Dans ce numéro : les bons gestes à adopter pour savoir dresser chiens et chats.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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Comportement Comportement Ne choisissons pas un chiot provenant d’un élevage isolé alors que nous vivons en plein centre ville, le contraste fait généralement de sérieux dégâts ! Essayons plutôt de nous rapprocher au maximum d’un élevage partageant des points commun avec notre lieu d’habitation (en ville avec des bruits de circulation ou à la campagne, isolé de tout). Socialisation Jusqu’à la 12e semaine, le chiot est amené à faire des apprentissages indispensables pour sa vie sociale future  : il s’agit de la période de socialisation, une étape très importante durant laquelle il apprend à vivre avec les autres. Sa fratrie fait figure d’« éducatrice », il apprend notamment les codes de socialisation primaire (jappements, aboiements…), la posture de « soumission » (la tétée devenant trop douloureuse, la mère finit par repousser ses petits qui adoptent une posture d’apaisement), l’attachement (apaisant et indispensable à la bonne construction de l’être), l’acquisition des autocontrôles et l’inhibition de la morsure (par le biais des jeux et des combats avec sa tribu), etc. Le chiot ne doit donc pas avoir moins de 2 mois lors de l’adoption. L’idéal serait même qu’il reste avec sa fratrie jusqu’à ses 3 ou 4 mois. Adopter un chiot trop jeune, c’est l’empêcher de s’imprégner des règles de vie de son espèce. Sans ces bases que constituent les « autocontrôles canins », le chiot s’expose à de nombreuses détresses à venir… Un chien timide (qui reste dans son coin, voire qui fuit à notre approche) ou, au contraire, un petit excité (dépendant de nous dès le premier contact), doivent nous mettre la puce à l’oreille  : ces réactions sont souvent consécutives d’un déficit de contacts humains. Un chiot bien sociabilisé doit venir spontanément vers nous, sans excès d’excitation et sans peur. 42 - Animaux pratique n°2 L’adoption est un acte réfléchi. Un chiot n’est pas un jouet que l’on offre à noël ! Le test de Campbell Fréquemment utilisé, il s’agit d’une série d’exercices proposés aux chiots afin de déterminer leur tempérament. A ce jour, il n’existe aucun test permettant de prédire avec exactitude le futur comportement d’un animal. Ces tests et l’interprétation de leurs résultats reposent sur des théories non prouvées, Campbell lui-même s’en est rendu compte car son bilan nous oblige à nier l’évolution constante d’un être vivant. A ce sujet, l’éthologue Zazo écrivait que « les tests prétendent figer la vie, comme si on fixait définitivement la température sur un thermomètre ». Or, c’est le vécu qui façonne un individu. Egalement parce que les lieux dans lesquels on procède à ces tests peuvent déstabiliser les chiots (odeurs, stimulations, matière et température de la surface…), tout comme le testeur (selon s’il est calme, nerveux, apaisé ou brutal). Et, enfin, parce que cela ne donne qu’une indication sur le comportement du chiot au moment du test, il ne s’agit en aucun cas d’une prédiction sur son comportement futur. Préparer son arrivée Il est important qu’il ait à sa disposition  : une gamelle pour ses repas ainsi qu’une écuelle pour l’eau, une couverture pour dormir, des jouets résistants (cordes, jouets creux à remplir, des friandises non digestibles comme les os en corne, etc.), une brosse, un collier et une laisse. N’oublions pas le papier absorbant et le vinaigre blanc pour nettoyer les souillures ainsi que les sacs plastiques pour ramasser les excréments lors des promenades. Une bonne dose de patience, de calme et d’indulgence seront aussi indispensables ! Le trajet Prenons les coordonnées complètes de la personne que nous allons rencontrer afin d’en étudier le trajet attentivement (inutile de nous perdre et d’arriver stressés). Pour que le chiot ne soit pas malade durant le trajet en voiture, demandons à l’éleveur de ne pas le nourrir avant notre arrivée. Ce dernier peut vous proposer d’emporter un morceau de tissu ayant accompagné votre futur chiot depuis sa naissance. Cette odeur rassurante lui permettra sans doute de limiter son stress. Une gamelle et une bouteille d’eau ainsi qu’une serviette, du papier absorbant et du papier journal seront le minimum à emporter. Avant de monter dans la voiture, faisons un petit tour en laisse avec lui, il est important de faire connaissance ! Installons-le ensuite confortablement dans la voiture tout en pensant à sa sécurité (freinage d’urgence, accident…). Même si nous craquons sur sa
bouille, laissons-le tranquille. Il vient de quitter brutalement sa fratrie, ses seuls repères apaisants… ce qu’il est entrain de vivre est extrêmement perturbant et traumatisant. Pas de panique, nous aurons tout le temps nécessaire pour le câliner et jouer avec lui plus tard. Pensons aussi à prendre un appareil photo, cela nous fera de bons souvenirs ! De retour à la maison Inutile de réunir famille, amis et voisins pour l’arrivée de notre nouveau compagnon. Il n’a pas besoin d’un comité d’accueil mais de temps et de calme pour s’habituer à tout ce changement. Demandons aux enfants d’être doux et apaisants, il serait regrettable que notre chiot prenne peur ! Une fois installé à la place que nous lui avons attribuée, fermons les portes des lieux que nous souhaitons lui interdire et laissons-le découvrir son nouvel environnement sur ses pattes  : ne le portons pas ! Ne le forçons pas à faire quelque chose dont il n’a pas envie. Il est commun de vouloir isoler le chiot dans une pièce et ce, dès son arrivée chez nous. Mais l’animal qui quitte sa fratrie pour un univers inconnu et qui doit brutalement dormir seul est une épreuve très difficile pour lui. En tant que propriétaires aimants et responsables, nous devons faire en sorte de soulager le stress de notre petit compagnon. On peut donc, pour les premiers jours, prendre notre chiot avec nous. Le fait d’être dans la même pièce sera suffisant pour le rassurer. On déplacera par la suite et très progressivement son lieu de couchage vers la porte pour finir par le faire dormir à l’endroit voulu. Plus sévère mais néanmoins efficace, on peut également choisir d’ignorer sa détresse en ne répondant pas à ses appels (pas de mots pour rassurer, pas de coups sur la porte, pas de « non ! », pas de hurlements…). Soyons cohérents. Comment reconnaître un chien mal socialisé ? Un chien malpropre, sensible aux mouvements, coprophage, qui a peur à l’extérieur, peur des bruits de la maison, des humains, des véhicules, qui se mutile, qui aboie excessivement, qui ne s’entend pas avec ses congénères ou encore qui est agressif… est très certainement un animal qui n’a pas eu la possibilité de bénéficier de bonnes conditions d’élevage. Pour un chien socialement carencé, tout est question de temps, de patience et d’habituation. Pour commencer, ne le forçons pas à subir une situation qui l’effraie. Le risque de briser la confiance qu’il a en nous et de créer un traumatisme supplémentaire est bien réel. Le mieux est de rester stoïque et d’éviter tous gestes ou mots rassurants qui viendraient justifier sa peur (s’il n’y a aucune réaction de notre Le trajet entre l’élevage et votre domicile doit se faire en douceur part, il n’y a forcément aucune raison de s’inquiéter). Et, surtout, n’accordons aucun crédit aux « cela passera avec l’âge » car, non, ça ne passe pas ! C’est en solutionnant ces problèmes (avec l’aide d’un comportementaliste si la situation nous dépasse), que l’on parvient à y mettre un terme, pas en attendant passivement ou en employant des méthodes contre-productives basées sur la violence et l’incompréhension. Lui apprendre les bonnes manières… Rester seul L’attachement est un besoin vital, notre nouveau compagnon s’attachera donc à nous de manière quasi-automatique. Inutile alors de forcer les choses. L’aimer, c’est lui laisser la possibilité de gérer nos absences sans détresse. C’est donc dès le début que l’on doit lui apprendre à devenir autonome. Notre objectif est de lui faire comprendre que nos absences font partie du quotidien et qu’il n’a aucune raison de s’angoisser. En banalisant nos départs et nos retours, on lui montre que cet épisode de la vie est normal. Apprenons-lui à rester seul en commençant par vaquer à nos occupations (ménage, douche, cuisine…) et en faisant comme s’il n’était pas là. Pensons également à lui laisser de quoi s’occuper (jouet à remplir de nourriture, os…). Bien préparer son arrivée afin d’instaurer la confiance… Comportement Animaux pratique n°2 - 43



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