Amitiés n°72 oct/nov/déc 2019
Amitiés n°72 oct/nov/déc 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°72 de oct/nov/déc 2019

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : La Fondation des Amis de l'Atelier

  • Format : (215 x 284) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 5,8 Mo

  • Dans ce numéro : les vacances...

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 26 - 27  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
26 27
TALENT INTERVIEW À la rencontre d’un passionné Les usagers de l’Accueil de Jour Eurêka à Limoges (87) ont eu le plaisir d’interviewer Monsieur Moreau, artiste-peintre, accompagné par le Foyer d’Accueil Médicalisé de Saint Just-Le-Martel (87). Quel est votre parcours ? Je suis né à Verneuil-sur-Vienne en 1962, j’ai vécu avec mes parents jusqu’à la mort de ma mère en 2010. Je les aidais à l’agriculture. J’ai fait un stage au Lycée agricole des Vaseix à Landouge. Depuis quand peignez-vous ? J’ai découvert la peinture quand j’étais jeune à l’école. J’ai acheté des toiles car j’avais envie de continuer chez moi avec mes parents. J’ai appris tout seul. Quels sont vos sujets de prédilection ? J’aime peindre des paysages mais je peins aussi d’autres choses. (ndlr  : au fil des années Monsieur Moreau a pu intégrer dans ses peintures de la matière comme des cailloux ou du fil. Aujourd’hui il continue à développer son côté artistique en élargissant son activité. Il construit d’après des photos des édifices en bois qu’il agrémente par la suite. Il peut aussi travailler avec de la pâte et construire des scènes avec des personnages.) Que vous apporte la peinture ? Le calme, ça me détend. Que faites-vous de vos tableaux/œuvres ? ll y a eu une exposition de mes toiles dans la salle des fêtes du village de Saint Just-le-Martel où je vis actuellement et j’ai aussi réussi à en vendre quelques-unes dans un vide-grenier. Depuis quand connaissez-vous la Fondation des Amis de l’Atelier ? Je suis arrivé en 2013 à l’Accueil de Jour Eurêka de la Fondation à Limoges. J’ai ensuite intégré le Foyer d’Accueil Médicalisé à Saint Just-le-Martel en 2017 où je vis actuellement. Que vous apporte la Fondation dans la pratique de votre talent ? Si je le veux, je peux peindre deux fois par semaine ou pratiquer des activités manuelles. Quel serait votre message/votre mot de la fin pour les lecteurs d’Amitiés ? Si vous voulez commencer à peindre il faut d’abord savoir ce que vous voulez peindre. Avoir son idée. P.26/N°72 - OCTOBRE 2019 - Amitiés Fondation des Amis de l’Atelier/www.fondation-amisdelatelier.org
FAMILLE TÉMOIGNAGE Prendre en compte la personne au cas par cas Thomas, 29 ans, accompagné par le Foyer de Villemer depuis 2012 est un bel exemple de réussite grâce à un parcours remarquable et grâce à sa maman, Sylvie Rouzaire, très présente et en lien étroit avec l’établissement. Madame Rouzaire a eu la gentillesse de nous accorder un peu de son temps pour témoigner sur l’évolution posi ti ve de son fils Thomas, grâce à l’accompagnement personnalisé que lui prodigue le Foyer. Pouvez-vous nous raconter succinctement le parcours de Thomas ? Thomas est né en 1990, il est le second de mes 2 fils. Dès sa naissance, nous avons découvert sa trisomie. Après 2 années de scolarité ordinaire, il a intégré des structures adaptées à son handicap. À quel moment le parcours de Thomas s’est-il complexifié ? À l’âge de 22 ans, alors qu’il grandissait et que ses besoins changeaient, il s’est retrouvé sans solution d’accompagnement. Après de longues et vaines recherches, nous lui avons finalement trouvé une place dans un établissement en Belgique. Dans le même temps, la MDPH nous a convoqués pour nous proposer que Thomas intègre le Foyer de Villemer. J’avais au départ quelques réticences car je pensais que ce n’était qu’un Foyer d’Accueil Médicalisé et je craignais que Thomas régresse. Une rencontre avec la directrice a mis fin à mes inquiétudes. Thomas a pu être accueilli au Foyer de Vie de Villemer. Fondation des Amis de l’Atelier/www.fondation-amisdelatelier.org Parlez-nous de son accompagnement par Le Foyer de Villemer ? Thomas a très bien évolué et a beaucoup mûri depuis son arrivée au Foyer de Villemer. Auparavant, il était renfermé sur lui-même, la vie au Foyer l’a aidé à s’ouvrir aux autres, à s’épanouir. L’équipe accompagnante et les éducateurs sont « bluffants », ils prennent en considération la personne au cas par cas, et recherchent son bienêtre au quotidien. Il y a une véritable communication, voire même une communion entre les équipes et les résidents. Quels sont les projets de Thomas ? Dès son arrivée, son projet a été l’insertion professionnelle. Après avoir testé plusieurs ateliers, il a choisi le conditionnement. Ça lui correspond bien car il est très minutieux et aime aller jusqu’au bout des choses. Thomas fait aussi partie du dispositif Si T BénéVole de la Fondation qui lui permet de participer à des missions de bénévolat régulièrement. Il est très actif dans tout ce qu’il entreprend et se montre pleinement acteur de ses projets. Il a récemment fait un stage en ESAT qui s’est révélé très concluant. La prochaine étape sera un nouveau stage en ESAT à Libourne (ndlr  : pour se rapprocher du domicile de sa maman) avant une intégration complète et à terme un départ du Foyer. Le Foyer de Villemer a suivi de très près cette inclusion en milieu professionnel et a été en contact étroit avec les ESAT pour accompagner au mieux Thomas dans cette nouvelle voie. Quelle est votre implication dans l’accompagnement de Thomas ? Je suis en constante communication avec les éducateurs du Foyer. Je suis aussi membre du CVS (Conseil de la Vie Sociale) depuis le début, cela me permet d’être au cœur de la vie et des décisions du Foyer et de comprendre les évolutions du monde du handicap. Quel serait votre message aux lecteurs d’Amitiés ? Mon message serait de continuer à se battre pour que des structures comme celles de la Fondation continuent de voir le jour. Le Foyer de Villemer a apporté à Thomas un accompagnement personnalisé optimal et c’est très précieux. La France est très en retard sur la prise en charge du handicap. Il ne faut cependant jamais baisser les bras et continuer à se démener pour trouver des solutions. Amitiés - N°72 - OCTOBRE 2019/P. 27



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :