Amitiés n°69 oct/nov/déc 2018
Amitiés n°69 oct/nov/déc 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°69 de oct/nov/déc 2018

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : La Fondation des Amis de l'Atelier

  • Format : (215 x 284) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 5,3 Mo

  • Dans ce numéro : encore une belle mobilisation à la Go Sport Running.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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TALENT INTERVIEW Patrick, un chasseur d’images et de souvenirs. Patrick Bellec, bien connu à Clamart est accompagné par le SAVS de Clamart, vit à la Maison Relais de Clamart et travaille à l’ESAT de Châtillon dans l’atelier conditionnement. Il nous livre sans retenue sa passion et son talent pour la photographie, en nous dévoilant ses belles réussites et ses rêves. Depuis quand faites-vous de la photographie ? J’ai commencé à faire de la photographie à 8 ans. Avec mon appareil photo jetable, j’adorais prendre en photo des fleurs, mais également ma famille lors des fêtes. En grandissant, j’ai voulu faire des photos plus artistiques et précises (macro) mais je n’avais pas le matériel adapté. Je me suis donc équipé petit à petit d’appareils numériques qui m’ont permis de faire de jolies clichés. Qu’est ce que cela vous apporte ? Je suis un peu le reporter de la Maison Relais, tout le monde compte sur moi pour faire des photos pendant les fêtes, les sorties, les évènements, etc… et pour avoir des souvenirs. Je ne vais nulle part sans mon appareil photo. Sur mon ordinateur j’ai plus de 8 000 photos, si vous voulez des photos de la course d’ailleurs (GO Sport Running de Versailles), j’en ai pleins ! ! J’ai également un bon ami qui est photographe à Clamart et qui tient un magasin, j’en profite pour aller imprimer parfois quelques clichés que j’offre avec plaisir. Quels sont vos sujets de prédilection ? J’adore prendre les gens en photos. Beaucoup viennent me voir et demandent après les clichés que j’ai pu réaliser, ça leur fait des beaux souvenirs et moi ça me rend heureux. Mes sujets préférés restent néanmoins la nature et les animaux. J’aimerais beaucoup faire un safari photos et mon grand rêve serait de pouvoir un jour faire des photos sous-marines. C’est pour ça que j’ai eu mon baptême de plongée il y a quelques années et maintenant j’apprends à nager. Pouvez-vous nous parler du groupe photo de la Maison Relais ? Je suis président du CVS (Conseil à la Vie Sociale) de la Maison Relais, et dans ce cadre lors d’une réunion nous cherchions une nouvelle activité pour l’année à venir. J’ai donc proposé de monter un groupe photo, l’idée a plu et des éducateurs m’ont aidé à le mettre en place. Cela fait maintenant 3 ans que le groupe photo existe, nous sommes 4 participants avec un éducateur référent. Chaque année nous déterminons un thème et nous réalisons une exposition en fin d’année. La première année la thématique était « Animaux et paysage », la seconde « Les portes » qui nous a permis de réaliser des supers balades dans Paris, et cette année le thème était « Portraits de résidents ». Parlez-nous de l’expo « Regards » à l’office de tourisme de Clamart ? Cette année le thème était « Portraits », nous avons eu l’envie de mettre en avant et de présenter les résidents à travers des portraits qui reflètent leur personnalité  : Serge et son chapeau de cowboy, Mickael en train de faire du sport, et moi avec mon appareil photo ! Une photographe professionnelle est venue nous transmettre son savoir sur les bases à savoir en termes de cadrage, d’exposi tion, de couleurs pour les portraits. L’exposition intitulée « Regards » est exposée à l’office de tourisme de Clamart, le vernissage a eu lieu le 16 juin. Il y a eu beaucoup de passage ainsi que mes proches qui ont apprécié le travail accompli. Cette année l’exposition s’est faite en même temps que la « fête des petits pois » de Clamart, ce qui a permis la venue de nombreux visiteurs. Depuis quand connaissez-vous la Fondation ? Que vous a-t-elle apporté dans la pratique de la photo ? Je suis né et j’habite Clamart depuis toujours. J’ai obtenu un CAP Floriculture aux Orphelins d’Auteuil (ce qui explique aussi pourquoi j’aime tant prendre les fleurs en photo). J’ai connu la Fondation en travaillant à l’ESAT L’Atelier à Châtenay-Malabry puis ensuite à l’ESAT de Châtillon, au départ dans l’atelier Jardins Espaces Verts et aujourd’hui je suis dans l’atelier conditionnement. Je suis installé à la Maison relais depuis son ouverture (novembre 2009). La Fondation m’a permis de rencontrer des professionnels, d’échanger sur ma passion avec d’autres passionnés ou non et surtout d’exprimer mon travail à travers le groupe photo et l’exposition, et les éducateurs m’ont également accompagné pour l’achat de mon dernier appareil photo qui fait de superbes photos. Un mot de la fin  : un message pour les lecteurs d’Amitiés ? L’exposition « Regards » devrait être exposée au siège à la rentrée, allez faire un tour pour voir notre travail ! Et si vous souhaitez participer au groupe photo avec nous, c’est avec plaisir ! Pour écrire ensemble une nouvelle aventure et créer une nouvelle exposition ! P.28/N°69 - OCTOBRE 2018 - Amitiés Fondation des Amis de l’Atelier/www.fondation-amisdelatelier.org
FAMILLE TÉMOIGNAGE « Prendre le meilleur de chacun » … … C’est le message fort que nous a délivré Xavier Belvaux, fils de Monique résidente au Foyer Idalion. Il nous a raconté avec une grande sincérité et presque légèreté son parcours hors du commun, celui d’un enfant devenu grand avant l’âge mais surtout celui, aujourd’hui, d’un homme accompli qui ne voudrait pas changer grand-chose à sa vie. Découvrez son précieux témoignage. Pourriez-vous nous raconter brièvement votre contexte familial ? J’ai 38 ans et je suis l’aîné d’une fratrie de 5 enfants  : moi, Maud, Jonathan, Sandrine et Laëtitia. Mon père est décédé en 1998 et ma mère vit en Foyer depuis 2005. Maud est autiste et Sandrine a un handicap plus léger (troubles psychiques), elles travaillent toutes les deux en ESAT et vivent en foyer. Jonathan souffre aussi de troubles psychiques, mais il est stabilisé, il vit seul en appartement et travaille en ESAT. Laëtitia ma plus petite sœur va très bien, elle est jeune maman d’un petit Loucas de 2 ans. Racontez-nous votre enfance ? Nous avons eu une enfance compliquée, un père parfois violent, une mère dépassée par les événements. Nous étions cependant une famille avec beaucoup d’amour et de valeurs. À 15 ans, de fortes tensions avec mon frère et mon père et une nécessité de prendre mon Fondation des Amis de l’Atelier/www.fondation-amisdelatelier.org Xavier entouré de Monique, sa maman, et sa famille envol m’ont poussé à quitter la maison. J’ai débuté des études d’hôtellerie/restauration et j’ai très vite gagné ma vie. À quel moment avez-vous dû reprendre le flambeau familial ? À 20 ans, quand mon père est décédé, j’ai « rapatrié » la famille dans une maison en Seine-et-Marne. J’ai trouvé les établissements adéquats pour mes 2 sœurs et ai géré comme j’ai pu l’adolescence de ma plus jeune sœur Laetitia et les humeurs de ma mère. J’ai attendu d’avoir mis tout le monde sur les rails pour m’attaquer au « sujet maman ». En effet, elle devenait de plus en plus agressive et violente, et, un jour de crise, j’ai fini par l’amener à l’hôpital. Rapidement, un psychiatre est venu m’expliquer qu’elle souffrait, certainement depuis toujours, de troubles « maniaco-dépressifs ». Elle est restée hospitalisée durant un mois. Sa sortie a cependant été assez difficile, sans suivi, ni accompagnement, j’ai dû m’en sortir seul avec elle. À quel moment votre maman estelle rentrée à la Résidence Idalion ? Après son hospitalisation, je ne pouvais pas tout gérer seul et j’ai cherché des solutions d’accompagnement. Maman est rentrée à la Résidence Idalion dès l’ouverture de l’établissement en 2005. Au départ elle était très négative, elle subissait et m’en a beaucoup voulu. Avec le temps, les choses se sont améliorées, elle a fait beaucoup d’effort, s’est mise à lire, à écrire, à prendre soin d’elle. Depuis 2 ans, elle vit en autonomie dans l’appartement du Foyer. Elle a, aujourd’hui, repris un rôle de maman et moi d’enfant. Je reste tout de même impliqué dans son accompagnement, en effet, je suis vice-président du CVS (Conseil de la Vie Sociale) en tant que représentant des familles. Comment se passe votre vie familiale aujourd’hui ? Il y a quelques années j’ai ressenti le besoin de quitter la région parisienne et je suis parti m’installer à Lyon. Il était nécessaire pour moi de prendre un peu de recul (tout en continuant à gérer ma famille à distance) et cela a été bénéfique à tous. J’ai rencontré là bas mon âme sœur, parallèlement ma carrière professionnelle a poursuivi son évolution. Il y a plus d’un an, je suis revenu m’installer près de ma mère et mes sœurs. Nous nous voyons régulièrement et ce sont des moments que nous apprécions tous. Quel serait votre message aux lecteurs d’Amitiés ? Il faut prendre le meilleur de chacun, ce qu’il est en capacité de donner ! Il ne faut pas cantonner qui que ce soit dans un rôle. Il faut avancer, ne pas se poser trop de questions. Si on accepte que la vie ne soit pas une contrainte, on peut pousser beaucoup de portes. Amitiés - N°69 - OCTOBRE 2018/P. 29



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