Alphonse n°11 avril 2015
Alphonse n°11 avril 2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°11 de avril 2015

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Alphonse

  • Format : (542 x 722) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 18,2 Mo

  • Dans ce numéro : interview de Jessica.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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44 SPORT INTERVIEW MARC-ANDRÉ BERNIER Alphonse-Magazine : Marc-André vous êtes joueur professionnel et capitaine de l’équipe de hockey sur glace de Briançon. Pouvez-vous en dire davantage à nos lecteurs ? Marc-André Bernier : En effet, cela fait maintenant dix ans que je suis joueur professionnel de hockey sur glace. J’ai commencé ma carrière au Canada mais cela fait maintenant six ans que je joue dans l’équipe des Diables Rouges de Briançon. A-M : D’origine canadienne, vous avez débuté logiquement votre carrière de joueur dans le championnat nord-américain (NHL). Quel(s) souvenir(s) gardez-vous de cette période ? MAB : Pour être honnête avec vous c’est totalement différent des championnats européens. Étant un des sports nationaux au Canada, de nombreuses personnes le pratiquent ce qui rend le fait de devenir professionnel extrêmement compliqué. Ensuite l’organisation des équipes et du championnat sont bien différentes car les joueurs peuvent être assez aisément échangés entre des équipes et changer de ligue. Il y a beaucoup moins de stabilité en Amérique du Nord qu’en Europe. A-M : Le championnat de France est moins réputé que le championnat nord-américain. Pourquoi avez-vous fait le choix d’y évoluer ? MAB : J’ai subi une grosse blessure aux ligaments du genou gauche avant mon arrivée en Europe ce qui m’a fait manquer complètement ma saison 2008-2009. Suite à cette blessure j’ai décidé de découvrir l’Europe et je ne suis jamais reparti. Je peux également ajouter que cela faisait quatre saisons que j’étais professionnel en Amérique et je n’avais pas forcément les opportunités que je désirais et le fait de changer régulièrement d’équipe commençait à me peser. En plus de cela, l’un de mes meilleurs amis avait évolué dans le championnat italien la saison passée et l’équipe de Briançon désirait m’associer à ce dernier au sein de son équipe. La perspective d’évoluer avec mon ami était séduisante donc j’ai décidé de franchir le pas. Je ne l’ai d’ailleurs pas regretté.
45 SPORT « AU CANADA LES GENS VIVENT POUR LE HOCKEY SUR GLACE ALORS QU’ICI EN FRANCE C’EST DAVANTAGE LE FOOTBALL. » A-M : Quelles sont les principales différences entre le championnat de France et la NHL ? MAB : Au Canada les gens vivent pour le hockey sur glace alors qu’ici en France c’est davantage le football. En ce qui concerne la glace, le jeu en France est moins physique et le style de jeu est différent car ici on garde plus longtemps le palais. En NHL le jeu est beaucoup plus rapide ce qui propose des matchs bien différents à ce que nous pouvons assister en Europe. A-M : Votre équipe, Les Diables Rouges de Briançon, a été sacré championne de France en 2014. Qu’est-ce que ce titre a changé dans la vie du club et de votre équipe ? MAB : Cela a changé beaucoup de choses pour être honnête surtout pour les fans et les habitants de la ville. Il faut savoir que Briançon est une ville plutôt modeste de 12 000 habitants donc ramener le titre a été réellement énorme. Cela faisait tellement d’années que l’équipe et la ville attendaient ce titre que lorsque nous avons réussi à l’obtenir ça a été vraiment génial. En plus de cela d’un point de vue personnel, étant donné que j’ai pris part au projet de l’équipe durant six ans, ce titre m’a apporté beaucoup de fierté. Pour ma première année dans le club, nous avions remporté la coupe de France alors que cela faisait plusieurs dizaines d’années que cela n’était pas arrivé. En plus de mon titre de champion de France, mon frère a remporté la coupe Stanley (champion de NHL) avec les Kings donc ça a été une année très riche en émotion. A-M : Le hockey sur glace est un sport spectaculaire mais peu médiatisé en France. Quelle en est la raison selon vous ? MAB : Comme j’ai pu le mentionner plus tôt, le hockey est ancré dans nos gênes au Canada alors qu’en France ce sport n’est pas dans la culture du pays. Cependant, dès que j’invite des personnes qui n’ont jamais suivi un match à venir à la patinoire j’ai toujours de bons retours. Les gens n’en reviennent pas que l’on puisse être aussi rapide et agile sur des patins comme un footballeur pourrait l’être sur un terrain de football. Cependant depuis que je suis en France, la médiatisation de notre sport est bien meilleure avec par exemple la chaîne de télévision l’Équipe 21 qui diffuse des matchs. Il va donc falloir suivre cette évolution dans les prochaines années et continuer à essayer de faire connaitre le hockey autour de nous. A-M : Vous avez terminé 5 ème de la Ligue Magnus (championnat de France professionnel) mais vous vous êtes fait éliminés rapidement en Play-Offs cette saison. Comment expliquezvous ce résultat ?



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