Aktis n°27 sep/oct/nov 2017
Aktis n°27 sep/oct/nov 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°27 de sep/oct/nov 2017

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire

  • Format : (150 x 210) mm

  • Nombre de pages : 12

  • Taille du fichier PDF : 3,7 Mo

  • Dans ce numéro : modéliser le transfert du tritium dans l'environnement pour évaluer son impact.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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MOINS D’INCERTITUDE POUR UNE DÉCISION PLUS JUSTE ? Diminuer les incertitudes. Un motif fréquent pour de nouveaux travaux, de thèse ou de recherche, qu’initie l’Institut. Pour le scientifique, elle est consubstantielle à l’aspiration de s’approcher d’une compréhension parfaite des phénomènes observés et modélisés ; pour l’expert des risques, elle est accentuée par le besoin d’une évaluation pertinente, qui ne doit sous-estimer ni un mécanisme d’agression ni l’appréciation de ses conséquences. Un regard externe peut l’assimiler à une quête de maîtrise, de certitude, voire de précaution maximale. Ce qui sous-tend l’article traitant de l’amélioration des incertitudes sur la dispersion de l’iode en situation accidentelle est d’une tout autre nature. Fruit d’une coopération entre des équipes des pôles sûreté et santéenvironnement de l’Institut, la motivation première de ce besoin de connaissances accrues sur les formes de l’iode est de se départir des incertitudes qui viennent peser sur le résultat de calculs que l’IRSN serait appelé à faire dans une situation particulièrement délicate  : celle de l’évaluation des conséquences d’une séquence accidentelle rejetant des radionucléides dans l’atmosphère, à l’instar de l’accident de Fukushima. Une évaluation qui, au titre de la radioprotection, postule que l’iode reste gazeux sur tout le trajet du panache, ne risque pas de sous-estimer la taille des zones sur lesquelles il faut faire porter des mesures d’urgence. A contrario, elle pousse le gestionnaire de la crise à retenir un périmètre probablement plus large que nécessaire et mobilisant des moyens accrus de protection civile. Alors bien sûr, il ne s’agit pas de revenir sur les critères fondamentaux sur lesquels reposent nos évaluations et nos recommandations. Mais chaque kilomètre carré et chaque zone habitée ou cultivée sur lesquels doivent être prises des décisions qui vont s’inscrire dans la durée méritent notre attention. C’est le sens des moyens (trois thèses) que nous consacrons à ces travaux, et ce ne sont pas les seuls où, in fine, la quête d’une connaissance accrue et validée permet de préparer une décision au juste nécessaire. Antoine Devouard/IRSN Matthieu Schuler, Directeur de la stratégie, du développement et des partenariats Aktis est la lettre d’information scientifique de l’IRSN. Elle présente les principaux résultats de recherches menées par l’Institut dans les domaines de la radioprotection, de la sûreté et de la sécurité nucléaire. Gratuite, elle est aussi diffusée sous forme de mail. Éditeur IRSN - standard  : +33 (0)1 58 35 88 88 - www.irsn.fr - Directeur de la publication  : Jean-Christophe Niel - Directeur de la rédaction  : Matthieu Schuler - Rédactrice en chef  : Sandrine Marano - Comité de lecture  : Christian Tamponnet, Matthieu Schuler - Comité éditorial  : Gauzelin Barbier, Christian Tamponnet, Aleth Delattre, Richard Gonzalez, Christine Goudedranche, Pascale Monti, Audrey de Santis, Matthieu Schuler - Rédaction  : Sandrine Marano, Audrey de Santis/UMAPS - Réalisation  : www.grouperougevif.fr - 25064 Impression  : Idéale Prod, certifiée Imprim’Vert - ISSN  : 2110-588X - Droits de reproduction sous réserve d’accord de notre part et de mention de la source. Conformément à la loi N o 2004-801 du 6 août 2004 relative à la protection des personnes physiques à l’égard des traitements de données à caractère personnel et modifiant la loi N o 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés, tout utilisateur ayant déposé des informations directement ou indirectement nominatives, peut demander la communication de ces informations et les faire rectifier le cas échéant. 2 Aktis n°27 – automne 2017 SOMMAIRE ÉDITO Matthieu Schuler AVANCÉES DE LA RECHERCHE PAGE 3 Traitement des effets des radiothérapies par CSM, vers un protocole plus efficace Exposition chronique à l’uranium et fonctionnement du cerveau FOCUS PAGE 6 Modéliser le transfert du tritium dans l’environnement pour évaluer son impact FORMATION PAR LA RECHERCHE PAGE 9 Vers une estimation plus réaliste de la dispersion de l’iode dans l’environnement après un accident VIE DE LA RECHERCHE PAGE 11 Publications Habilitation à diriger des recherches Thèses Congrès Glossaire GLO PAGE 12 Photo de couverture - Zone expérimentale à La Hague IRSN
Thérapie AVANCÉES DE LA RECHERCHE Traitement DES EFFETS des RADIOTHÉRAPIES par CSM, vers UN PROTOCOLE plus efficace Dix pour cent des patients traités par radiothérapie pour des cancers de la zone abdomino-pelvienne développent des complications intestinales sévères environ dix ans après la fin de leur traitement. À ce jour, l’une des voies de traitement les plus prometteuses consiste à injecter par voie intraveineuse des cellules stromales mésenchymateuses (CSM) afin de réparer les tissus biologiques endommagés par les rayons. Depuis 2014, dans le cadre du programme ANR RPIB (1) ANTHOS (2) qu’il pilote, l’IRSN effectue des recherches sur de nouvelles stratégies de thérapie cellulaire faisant appel aux CSM. Les premiers résultats de ce projet, qui s’est achevé en août 2017, ouvrent la voie à un protocole plus efficace. Si l’efficacité de la radiothérapie n’est plus à démontrer dans le traitement des cancers abdomino-pelviens, afin d’éliminer les cellules cancéreuses, des zones de tissu sain se retrouvent inévitablement dans le champ d’irradiation. Peuvent s’en suivre des complications sévères (fistules, abcès, hémorragies…) jusqu’à dix ans après le traitement. Réduire les séquelles du traitement et améliorer la qualité de vie des patients est un des objectifs du 3 e plan cancer 2014-2019. Plusieurs molécules pharmaceutiques ont déjà été testées mais restent peu efficaces sur les lésions les plus sévères. Pour ces dernières, l’intervention chirurgicale est parfois possible mais les risques inhérents en limitent l’utilisation. Cellule « médicament » L’une des options que l’IRSN explore pour contrer ces effets s’appuie sur l’utilisation des CSM, et l’Institut en a démontré l’efficacité sur des modèles expérimentaux. En effet, ces études préalables au projet ANTHOS ont montré que l’injection systémique de CSM dans ces modèles animaux présente d’excellents résultats avec une amélioration de 25% des dommages radio-induits de la muqueuse colique et de la fonction contractile du colon. L’épithélium lésé reste cependant plus perméable que le sain. Plusieurs études, dont celles de l’IRSN, suggèrent aussi que les CSM sécrètent une large palette de molécules actives – prorégénérative, anti-inflammatoire, angiogénique GLO et antiapoptotique GLO – capables de stimuler un processus de réparation préexistant dans le colon. Il existe cependant des limites à ce traitement. Les études menées montrent que le taux de prise de greffe des CSM injectées par voie intraveineuse est très faible et qu’il faut donc en administrer une grande quantité de façon répétée pour en observer une certaine efficacité. De plus, leur durée de vie dans l’organisme n’excède pas 24h lors d’une injection par voie systémique. Sur cette base, le programme ANTHOS a été proposé à l’Agence nationale de recherche (ANR), avec pour objectif d’améliorer l’efficacité du traitement par CSM. Encapsulées dans un hydrogel Dans le cadre d’ANTHOS, la stratégie choisie s’appuie sur l’injection locale dans le colon, de CSM provenant du tissu adipeux (Ad-CSM) protégées dans un hydrogel (Si-HPMC, hydroxypropylméthylcellulose silanisé). Les Ad-CSM présentent les mêmes bénéfices thérapeutiques que les CSM issues de moelle osseuse (classiquement utilisées), mais sont plus faciles à prélever par simple liposuccion. L’administration locale par coloscopie vise à augmenter, par rapport à une administration intraveineuse, le taux de prise de greffe des cellules sur le site lésé et à diminuer le nombre de cellules injectées (1 million contre 5 millions). De plus, les Ad-CSM sont encapsulées dans un hydrogel, une matrice chargée de les protéger et permettant ainsi d’augmenter leur durée de vie et de présence dans l’organisme. Une des premières étapes du programme a consisté, pour le CHU-Université de Nantes, à adapter un hydrogel pour une utilisation dans le colon. Ce matériau a en effet déjà fait ses preuves dans le Mt CHU- Université de Nantes CONTACT Noëlle Mathieu noelle.mathieu@irsn.fr Laboratoire de radiobiologie des expositions médicales - LRMed (1) Programme ANR Recherches partenariales et innovation biomédicale (RPIB). (2) ANTHOS = Pré-requis pour l’utilisation des cellules stromales mésenchymateuses (CSM) combinées à un hydrogel et un HS-mimétique en injection locale pour le traitement des séquelles des radiothérapies abdomino-pelviennes. PUBLICATION MoussaL. et al. « A biomaterial-assisted mesenchymal stromal cell therapy alleviates colonic radiationinduced damage » Biomaterials, 115 (2017) 40e52. MoussaL. et al. « Bowel Radiation Injury : Complexity of the Pathophysiology and Promises of Celland Tissue Engineering Cell » Transplantation, vol. 25 (2016)pp. 1723–1746 Aktis n°27 – automne 2017 3



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