Aktis n°23 jan à aoû 2016
Aktis n°23 jan à aoû 2016
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°23 de jan à aoû 2016

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire

  • Format : (150 x 210) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 2,1 Mo

  • Dans ce numéro : la recherche sur les accidents de réacteurs nucléaires.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Photos de couverture  : Réacteurs 1, 2 et 3 de la centrale de Fukushima-Daiichi, le 17 mars 2011. TEPCO Aktis est la lettre d’information scientifique de l’IRSN. Elle présente les principaux résultats de recherches menées par l’Institut dans les domaines de la radioprotection, de la sûreté et de la sécurité nucléaire. Trimestrielle et gratuite, elle existe aussi en version électronique sur abonnement. Éditeur IRSN - standard  : +33 (0)1 58 35 88 88 www.irsn.fr - Directeur de la publication  : Jacques Repussard- Directeur de la rédaction  : Matthieu Schuler - Rédactrice en chef  : Sandrine Marano - Comité de lecture  : Giovanni Bruna, Matthieu Schuler - Comité éditorial  : Gauzelin Barbier, Giovanni Bruna, Aleth Delattre, Jean-Michel Evrard, Christine Goudedranche, Pascale Monti, Audrey de Santis, Matthieu Schuler - Rédaction  : Sandrine Marano - Réalisation  : e www.grouperougevif.fr -52061 Impression  : Idéale Prod, certifiée Imprim’Vert - ISSN  : 2110-588X - Droits de reproduction sous réserve d’accord de notre part et de mention de la source. Conformément à la loi N o 2004-801 du 6 août 2004 relative à la protection des personnes physiques à l’égard des traitements de données à caractère personnel et modifiant la loi N o 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés, tout utilisateur ayant déposé des informations directement ou indirectement nominatives, peut demander la communication de ces informations et les faire rectifier le cas échéant. o 2 Aktis n°23 – janvier-mars 2016 SOMMAIRE PANORAMA PAGE 3 La recherche sur les accidents de réacteurs nucléaires, après Fukushima AVANCÉES DE LA RECHERCHE PAGES 5 À 14 Efficacité et maîtrise d’une injection d’eau dans un cœur en fusion Mieux prévenir le risque d’explosion d’hydrogène Intercomparaison de résultats issus de modèles de dispersion de la contamination au Japon Mieux modéliser la contamination des forêts pour soutenir la gestion du long terme De l’importance d’estimer précisément les doses de rayonnement absorbées Modéliser la contamination des poissons La gestion de l’accident sous l’angle des facteurs organisationnels et humains Comparaison de mesures faites par des lycéens en quête d’une culture de radioprotection VIE DE LA RECHERCHE PAGE 15 La stratégie scientifique de l’IRSN Glossaire GLO PAGE 16
LA RECHERCHE sur les accidents de réacteurs NUCLÉAIRES, après FUKUSHIMA L’accident de Fukushima a mis en lumière une fenêtre de vulnérabilité des installations nucléaires, subsistant malgré les importants progrès réalisés en matière de sûreté  : un cumulde circonstances, notamment d’origine naturelle, peut conduire à des rejets massifs de radioactivité aux conséquences très graves. Pour faire progresser la sûreté en cohérence avec les attentes de la société, les efforts doivent être portés selon trois axes interdépendants. Il faut d’une part renforcer le contrôle des installations nucléaires, cela a été mené dans le cadre des ECS (1). Il est, d’autre part, nécessaire d’accroître les exigences internationales de certification des réacteurs (directives et normes). Il est enfin fondamental de poursuivre des efforts ciblés de recherche débouchant sur des améliorations concrètes pour les installations. La France est l’un des rares pays où cet axe a été soutenu par les pouvoirs publics à travers le Programme « Investissements d’avenir » (2). L’IRSN a restructuré ses programmes dans l’objectif de ces recherches, et l’a inscrit dans la stratégie de recherche qu’il vient de publier. La France est un pays qui œuvre de longue date pour anticiper l’éventualité d’un accident de fusion du cœur sur un réacteur nucléaire et savoir le maîtriser. D’importants programmes de recherche ont été menés à la suite de l’accident de Three Mile Island aux États-Unis en 1979, notamment par l’IRSN ou à son instigation. Les connaissances acquises ont permis de faire évoluer le niveau de sûreté des réacteurs existants et d’intégrer cette préoccupation dans le développement des nouveaux réacteurs, tant au niveau national qu’international. La sûreté est fondée sur le concept de « défense en profondeur »  : des niveaux de protection successifs et autant que possible indépendants, créés à la conception de l’installation, visent à ramener à un niveau extrêmement faible le risque qu’un accident puisse avoir des conséquences graves à l’extérieur de la centrale. Or, en provoquant la perte totale et prolongée de l’alimentation électrique des réacteurs de Fukushima, le tsunami a neutralisé la plus grande partie des dispositifs de contrôle et des systèmes de sauvegarde. Dès 2011, un audit des installations nucléaires, les ECS (1), a été donc mené. Leur objectif était d’évaluer le comportement des installations nucléaires françaises en cas d’agression naturelle extrême, avec une perte totale du refroidissement ou de l’alimentation électrique sur plusieurs installations d’un même site. Pour améliorer leur niveau de sûreté, le concept de « noyau dur » a été inventé par l’IRSN  : des dispositifs permettant le refroidissement du cœur pendant au moins 72 heures doivent être identifiés et rendus résistants aux séismes et inondations les plus importants dans la zone. Ce laps de temps est nécessaire pour donner le temps d’agir à un groupe d’intervention opérationnel de l’exploitant, la FARN (3). Poursuivre l’amélioration des connaissances L’accident de Fukushima a aussi montré qu’il fallait impérativement poursuivre l’amélioration des connaissances dans plusieurs domaines. En France, l’Agence nationale pour la recherche (ANR) a lancé en 2012 un appel à projets dans le cadre du Programme « Investissements d’avenir » (2) en ce sens. D’autres acteurs, à savoir la Commission européenne (CE) et l’OCDE/AEN (4), ont également soutenu ou favorisé l’émergence de projets. Les projets évoqués ci-après sont ceux dont l’IRSN a pris en main le pilotage. Plusieurs thématiques investiguées avant Fukushima, et dont l’événement a confirmé l’importance, sont approfondies  : les agressions externes tout d’abord, séismes (voir Aktis n°22) comme inondations ; le développement d’études probabilistes de sûreté intégrant les agressions exter nes mêmes les plus improbables, compte tenu de leur impact potentiel ; l’efficacité de l’injec- PANORAMA (1) Évaluations complémentaires de sûreté, audit des installations nucléaires mené dès 2011 à la demande du Premier ministre. (2) Le Programme « Investissements d’avenir » est porté par le Commissariat général aux Investissements d’avenir (CGI). Ce dernier a mandaté l’Agence nationale pour la recherche (ANR) pour lancer l’appel à projets « Recherches en matière de sûreté nucléaire et de radioprotection » (RSNR). (3) Force d’action rapide nucléaire disposant de moyens mobiles aéroportés. (4) Agence pour l’énergie nucléaire de l’OCDE. Aktis n°23 – janvier-mars 2016 3



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