Aktis n°22 oct/nov/déc 2015
Aktis n°22 oct/nov/déc 2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°22 de oct/nov/déc 2015

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire

  • Format : (150 x 210) mm

  • Nombre de pages : 12

  • Taille du fichier PDF : 1,5 Mo

  • Dans ce numéro : faire progresser la capacité d'évaluation des sollicitations sismiques.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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DES CONNAISSANCES NOUVELLES ET PARTAGÉES POUR UNE MEILLEURE APPRÉCIATION INDIVIDUELLE DU RISQUE L’exposition de la population aux rayonnements ionisants est la somme d’une part de radioactivité naturelle et d’une part issue de l’utilisation de la radioactivité à des fins médicales et industrielles ; ces parts sont variables pour chaque individu en fonction de ses lieu et mode de vie. Celle d’origine naturelle n’évolue pas dans sa caractérisation, mais sa quantification peut en être améliorée par les progrès de la métrologie et des études sur les habitudes. C’est ce que fait l’IRSN en vue de la mise à jour du bilan sur l’exposition de la population française aux rayonnements ionisants. Une des composantes de l’exposition provient de l’incorporation de radionucléides naturels via l’alimentation. Les précédentes éditions du bilan s’appuyaient – pour ce volet – sur des valeurs internationales moyennes. Afin d’en améliorer la connaissance, l’IRSN a travaillé sur une quantification scientifique plus fine, en distinguant différentes hypothèses d’habitudes alimentaires, par rapport auxquelles chacun pourra se situer. En appliquant cette approche pour différentes voies de l’exposition individuelle (médicale, radon, trajet aérien en altitude…), l’IRSN vise à donner aux citoyens des clés pour se situer individuellement par rapport au risque. Sans chercher à banaliser ou minimiser les expositions liées à l’industrie nucléaire en situation normale, voire accidentelle, les sources des rayonnements ionisants et les ordres de grandeur de l’exposition constituent les bases d’une culture en radioprotection, favorable à l’appréciation des risques et à la résilience dans toutes les situations. Raisons premières pour lesquelles l’IRSN investit à la fois dans ces études, et dans la manière de les partager. Matthieu Schuler, Directeur de la stratégie, du développement et des partenariats Aktis est la lettre d’information scientifique de l’IRSN. Elle présente les principaux résultats de recherches menées par l’Institut dans les domaines de la radioprotection, de la sûreté et de la sécurité nucléaire. Trimestrielle et gratuite, elle existe aussi en version électronique sur abonnement. Éditeur IRSN - standard  : +33 (0)1 58 35 88 88 - www.irsn.fr - Directeur de la publication  : Jacques Repussard - Directeur de la rédaction  : Matthieu Schuler - Rédactrice en chef  : Sandrine Marano - Comité de lecture  : Giovanni Bruna, Matthieu Schuler - Comité éditorial  : Gauzelin Barbier, Giovanni Bruna, Aleth Delattre, Jean-Michel Evrard, Christine Goudedranche, Pascale Monti, Audrey de Santis, Matthieu Schuler - Rédaction  : Sandrine Marano, Isabelle Bellin/Technoscope - Réalisation  : www.grouperougevif.fr - 52061 Impression  : Idéale Prod, certifiée Imprim’Vert - ISSN  : 2110-588X - Droits de reproduction sous réserve d’accord de notre part et de mention de la source. Conformément à la loi N o 2004-801 du 6 août 2004 relative à la protection des personnes physiques à l’égard des traitements de données à caractère personnel et modifiant la loi N o 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés, tout utilisateur ayant déposé des informations directement ou indirectement nominatives, peut demander la communication de ces informations et les faire rectifier le cas échéant. 2 Aktis n°22 – octobre-décembre 2015 G SOMMAIRE ÉDITO Matthieu Schuler APPLICATIONS DE LA RECHERCHE ffl PAGE 3 Évaluation de la part due à l’alimentation dans l’exposition à la radioactivité naturelle AVANCÉES DE LA RECHERCHE ffl PAGE 5 Une technique de mesure avancée pour la validation d’ISIS, logiciel de simulation d’incendie FOCUS ffl PAGE 6 Faire progresser la capacité d’évaluation des sollicitations sismiques et de leurs effets sur les installations FORMATION PAR LA RECHERCHE ffl PAGE 9 Modéliser la physico-chimie des aérosols de sodium lors d’un accident de cœur de RNR PORTRAIT PAGE 10 Jean-Christophe Sabroux  : Des entrailles de la Terre au réacteur de fusion nucléaire ITER en passant par Mars VIE DE LA RECHERCHE PAGE 11 Installations Publication Séminaires Prix Soutenances Glossaire GLO PAGE 12 Photos de couverture  : Amplification des ondes sysmiques calculée par simulation numérique de la propagation des ondes sismiques dans le modèle 2D représentant le bassin de Nice en couches hétérogènes. INRIA/Fabien Peyrusse
Radioécologie ÉVALUATION de la part due à d l’alimentation l'alimentation dans l'exposition l’exposition à la, b RADIOACTIVITÉ NATURELLE L’IRSN actualise en 2015 le bilan de l’exposition de la population française aux rayonnements ionisants grâce à de nouvelles analyses et notamment la prise en compte de données sur l’alimentation. Le précédent bilan, réalisé en 2010, reposait sur des données moyennes internationales. Si l’exposition médicale, c’est-à-dire liée à l’utilisation des rayonnements ionisants à des fins diagnostiques, et l’exposition au radon sont les principaux contributeurs à ce bilan, l’incorporation par l’alimentation d’éléments radioactifs naturels y participe en moyenne à hauteur de 12%, avec une variabilité dépendant surtout du type d’alimentation. Les denrées alimentaires contiennent naturellement des radionucléides. Ceux-ci peuvent provenir des roches et des sols (radionucléides telluriques)  : principalement le potassium 40 (40 K) et les descendants des uraniums 238 et 235 et du thorium 232. Sinon, il s’agit de radionucléides produits en permanence dans la haute atmosphère sous l’effet du rayonnement cosmique (radionucléides cosmogéniques)  : notamment le carbone 14 (14 C) (1). Ces radionucléides entrent dans la chaîne alimentaire par les racines et les feuilles de végétaux et sont ensuite transférés aux denrées d’origine animale (lait, viande et œuf) essentiellement par l’alimentation des animaux. L’homme incorpore donc ces radionucléides naturels via son alimentation. L’exposition qu’ils génèrent est quantifiable par une dose exprimée en sievert par an (Sv/an), qui dépend de la teneur en radionucléides des denrées (activités massiques exprimées en Bq/kg), des quantités de denrées ingérées (kg/an), ainsi que de la radio-toxicité du radionucléide considéré, quantifiée par un facteur de dose exprimé en sievert par becquerel ingéré (Sv/Bq). Cette dose se répartit en trois composantes. La plus faible part, d’environ 20 µSv/an, provient des radionucléides cosmogéniques, peu radio-toxiques, dont la moitié est due au seul 14C. La deuxième contribution à cette dose est due au 40 K. Elle est constante, car la teneur en potassium est constante dans l’organisme  : 180 µSv/an en moyenne pour un adulte. Enfin, l’incorporation des descendants de l’uranium et du thorium constitue la principale contribution à la dose due à l’ingestion de radionucléides naturels et la principale cause de variabilité. Elle est plus difficile à quantifier et très variable en fonction des denrées consommées. Jusque dans les années 1990, il existait très peu de données sur ces radionucléides dans l’alimentation. Lors de la précédente évaluation de l’exposition à la radioactivité naturelle, la dose n’avait pas pu être établie sur des données françaises et c’est la dose moyenne à l’échelle mondiale, de 230 µSv par an, estimée par l’UNSCEAR qui avait été utilisée. Grâce aux progrès métrologiques, de nouvelles données ont pu être recueillies via la surveillance de l’environnement ainsi que les différentes études et recherches menées par l’IRSN. Les activités massiques mesurées dans les denrées alimentaires provenant de l’ensemble du territoire pour quatre radionucléides naturels (le polonium 210, le plomb210, le radium 226 et le radium 228) contribuent à plus de 90% de la dose reçue par l’ingestion due aux descendants de l’uranium et du thorium. Sur cette base, l’Institut a mené en 2014 une étude pour déterminer les teneurs de ces radioéléments dans les denrées produites en France, et évaluer les doses induites à l’aide d’enquêtes sur l’alimentation en France. Dans les produits de la mer L’analyse des données montre une grande variabilité des activités massiques mesurées. Contrairement à ce qui pouvait être attendu, celle-ci n’est pas liée à la teneur des sols en uranium et en thorium, mais principalement APPLICATIONS DE LA RECHERCHE CONTACT Philippe Renaud philippe.renaud @irsn.fr Service d’étude et de surveillance de la radioactivité dans l’environnement – SESURE (1) Parmi les autres radionucléides cosmogéniques, le tritium (3 H), le béryllium 7 (7 Be) et le sodium 22 (22 Na). PUBLICATIONS Renaud P.et al. « 226 Ra and 228 Ra in French foodstuffs. » Radioprotection 50(2), 111-115. 2015. Renaud P.et al. « 210 Pb and 210 Po in French foodstuffs. » Radioprotection 50(2), 123-128. 2015. Renaud P.et al. « Doses to the French adult population linked to the intake of radionuclides of uranium and thorium decaychains by ingestion of foodstuffs. » Radioprotection 50(2), 117-121. 2015. Aktis n°22 – octobre-décembre 2015 3



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