Activ' Assistante n°6 jui/aoû 2014
Activ' Assistante n°6 jui/aoû 2014
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°6 de jui/aoû 2014

  • Périodicité : irrégulier

  • Editeur : Groupe Réunir

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 13,3 Mo

  • Dans ce numéro : créer une présentation dynamique avec Prezi.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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VIE PRO Savoir-faire 22 En créant vos présentations, gardez toujours à l’esprit la remarque de Raymond Loewy : CC la laideur se vend mal 33. > mettre en scène une idée-clé sans l’expliciter par un commentaire écrit ; l’orateur se chargera d’en expliquer le processus. En version papier, tout schéma dont la lecture seule manque de clarté doit être expliqué ». 0 Dès lors, la deuxième astuce à retenir pourrait être : « une présentation réussie raconte une histoire et suit un fil narratif rythmé et illustré ». 3 Rédiger les slides « Votre histoire est prête, elle suit un fil narratif et vous en connaissez les idées-clés », rappelle Julien Lévy. Présentation Design Collection Zen Business Conçu par Frédéric Le Bihan (fondateur de l’École française de l’Heuristique) et Anne-Flore Cabouat (directrice artistique, spécialiste du design d’information), Présentation Design permet de concevoir des diaporamas percutants pour convaincre son auditoire. Vous trouverez dans ce livre pratique : 0 des conseils pertinents, 0 des outils d’aide à la réflexion, 0 des exemples, 0 des démonstrations avant/après, 0 des tableaux, des graphiques, 0 des trucs et astuces, 0 des témoignages d’experts... « Mais gardez-vous de tomber dans une trop grande simplification. Paul Valéry disait : " Ce qui est simple est faux. Ce qui est compliqué est inutilisable". Il a raison. Le challenge consiste donc à être simple tout en restant pertinent ». « Pour vous aider à comprendre les notions de compliqué et d’inutilisable, imaginez des diapositives surchargées où vous pourriez voir, au choix : de longs textes écrits, des schémas compliqués sans début ni fin, ou des chiffres bruts importés d’Excel. Ces exemples, fréquents, parlent d’eux-mêmes. Ou, pour être plus précis, ils ne parlent à personne. Aucune information pertinente n’est visible. Pire, même avec une lecture attentive, le message-clé est difficile à isoler ». « Au demeurant, une diapositive lisible de loin et agréable à regarder peut également contenir des pollueurs de message. Par exemple, si elle accueille plusieurs graphiques ou données chiffrées présentées sous forme de petits tableaux de synthèse. Dès lors, la règle absolue à appliquer est : un slide, une idée ». De même, « si le texte est long, posez-vous la question d’or : quelle information le lecteur/auditeur doit-il retenir ? Il faut absolument réduire le texte sur chaque slide, ce qui force à recentrer son message sur ce qui est important, essentiel. En supprimant tous les mots inutiles, vous augmentez aussi la mémorisation des idées-clés ». Dans le même esprit, « le titre de la diapositive doit mettre en valeur l’idée à retenir. C’est tellement plus simple. Il faut éliminer systématiquement les titres descriptifs en faveur de titres explicatifs. Par exemple, imaginez un tableau qui présente le nombre de concessionnaires européens par marque automobile. Là où l’intitulé descriptif « Réseau européen des concessionnaires » ne comporte aucun message-clé central, le titre « Comparé à ses concurrents, le réseau X est sous-développé » permet au lecteur d’identifier l’idée à retenir et le tableau devient une illustration de l’idée plutôt qu’un mystère à déchiffrer ». 0 En conséquence, la troisième astuce pourrait être : « Ne confondez pas PowerPoint ou Keynote avec Word ou Excel. Pour être lu et compris, développez une idée par diapositive, épurez les phrases, illustrez par des visuels, des graphiques ou des exemples et rédigez des titres explicites ».
4 Animer la présentation « Une présentation réussie raconte une histoire dans le but de convaincre l’auditoire. Pour le guider, votre plan repose sur une argumentation rationnelle. En ajoutant à votre histoire des exemples, des illustrations et des anecdotes, vous avez établi un lien entre le public (ou lecteur) et vous-même. C’est un bon début. » « Évitez le scénario : je traîne au début, j’accélère au milieu, je fonce à la fin. Il faut adopter le bon rythme dès le tout début. À savoir, éviter de se lancer dans de longs préambules, de détailler un sommaire, ou de rester plus d’une minute sur un slide. Le nombre de diapositives n’a en fait pas d’importance : s’il n’y a qu’une idée par slide ou si celui-ci illustre une idée, cela va très vite, c’est ce qui donne du rythme. Ce qui freine et qui ennuie est de rester trop longtemps sur chaque diapositive, parce qu’elle comporte plus d’une idée et est trop chargée en texte. » « Mais, même si une présentation est bien conçue, objective, rythmée et claire, elle peut devenir insipide si l’orateur n’est pas convaincu par le bien-fondé de son discours », indique Julien Lévy. Il en sera de même « s’il est intimidé par son public et lui tourne le dos ; ou s’il connaît mal son sujet et lit les diapositives ». Ensuite, et s’il s’agit d’une conférence, gardez bien à l’esprit que votre présentation est une conversation. À ce titre, conseille Julien Lévy, « interpellez les auditeurs, relevez quelques réponses, animez, créez de l’empathie, suscitez de l’intérêt. Dans le même temps, restez attentif aux échanges non verbaux : les personnes qui quittent la salle, celles qui s’endorment ou consultent leur montre, celles qui pianotent sur leurs smartphones... Ces discours silencieux sont autant de signaux qui vous invitent à modifier quelque peu votre plan initial en rappelant une idée-force ou en ajoutant un exemple concret. Dans tous les cas, gardez un contact visuel avec votre public, cherchez à fixer le regard de votre auditoire, ne serait-ce que quelques secondes. En vous intéressant à lui, il s’intéressera à vous ». 0 En conclusion, la réussite d’une présentation dépend uniquement de vous. « Si vous connaissez votre objectif final, si vous racontez une histoire dont vous maîtrisez le sujet, si vos idées sont claires, si votre public est captivé par vos démonstrations, anecdotes et commentaires, vous réussirez votre pari. » Agnès Taupin Remerciements à Monsieur Julien Lévy Avis d’expert Julien Lévy Professeur affilié à HEC et co-auteur du Mercator Si Aristote n’a pas inventé la rhétorique (les sophistes l’ont fait avant lui), il est l’un de ceux qui ont le mieux formalisé le concept. Certes, il n’y avait à l’époque ni PowerPoint, ni Keynote, mais ce qui fait qu’un discours persuade, ou pas, a traversé les âges. Pour Aristote, les grands orateurs peuvent convaincre leur auditoire en utilisant trois types d’argumentation : le logos, le pathos et l’ethos. Le logos se rapporte à l’argumentation rationnelle, la démonstration, la raison, les chiffres, les faits. Le pathos, c’est l’émotion, l’intuition, le sentiment, les passions (que doit ressentir l’auditoire ?). L’ethos n’a pas trait à l’éthique, c’est la façon d’être de l’orateur, ce qu’il représente aux yeux de l’auditoire, la confiance qu’on peut lui accorder (comment est-il perçu par l’auditeur ?). Aujourd’hui, les orateurs en entreprise privilégient de façon outrancière le logos. Ce faisant, ils communiquent en sens unique. Dans une présentation qui s’appuie sur les faits, on accumule les tableaux de chiffres, les données sur le marché. Mais surtout, on pense à tort que les informations parlent d’elles-mêmes, que l’on a tout dit. Rappelez-vous d’ajouter du pathos et de l’ethos à vos présentations si vous voulez convaincre et ne surestimez pas les seuls arguments rationnels (données du marché, tableaux, chiffres, faits...). Sans émotion, on ne convainc pas, on ne peut, au mieux, qu’intéresser. De même, votre façon d’être est tout aussi importante que le contenu : soit elle renforce votre propos, soit elle l’affaiblit ». Activ’Assistante - Juillet 2014 - 23 II



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