Activ' Assistante n°2 jui/aoû 2013
Activ' Assistante n°2 jui/aoû 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2 de jui/aoû 2013

  • Périodicité : irrégulier

  • Editeur : Groupe Réunir

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 8,4 Mo

  • Dans ce numéro : huit pistes pour améliorer le bien-être des salariés.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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VIE PRO Génération Y 24 Mon look, mes écouteurs, mon Smartphone et moi Au travail, il est souvent reproché aux jeunes leur spontanéité, leur besoin de liberté et leur faible inclination au respect de certaines règles et convenances. Mais au quotidien, les détails qui fâchent leurs aînés sont souvent anodins. Doté(e)s d’une très grande faculté d’adaptation et capables de se remettre en question, les salariés de moins de trente ans évoluent certes dans un monde sans barrières, mais acceptent de bonne grâce les compromis quand les reproches sont justifiés. Des vêtements qui froissent les esprits « Dans mon entreprise, chacun s’habille comme il l’entend. Enfin, presque. Si les anciennes peuvent porter des vêtements démodés aux couleurs défraîchies, on me reproche mes tops froissés et mes jeans sans ourlets. Je m’habillerai mieux quand nous travaillerons en mode visioconférence », confie Laura V., assistante dans un centre d’appels parisien. Autre look, autres observations rapportées par MyriamC., secrétaire dans une société de transports lilloise. Toujours vêtue de noir et très menue, elle superpose ses vêtements pour masquer sa silhouette. « Au bureau, une collègue m’avait surnommée "le corbeau". Un jour, je l’ai appelée "la vieille chouette" et nous nous sommes expliquées. Depuis, je m’habille comme je veux, à l’exception des jours où d’importants visiteurs viennent au bureau. Ces jours-là, je porte des vêtements classiques et ça m’amuse. Mais le plus drôle, c’est l’attitude des autres salariés. Quand je sors le grand jeu, la ruche s’active. Quelques-uns me questionnent ; d’autres écourtent leurs longues pauses café ou travaillent sans bavarder (je le confirme, ils peuvent le faire). Du coup, il m’arrive de soigner mon look sans raison apparente pour les taquiner un peu. » Rusée !
Du bruit pour s’isoler du bruit Dans les bureaux de l’entreprise de BTP où il travaille en qualité d’assistant de gestion, Adrien T., a bien vu passer la note de service limitant le droit d’écouter de la musique aux pauses légales. Il passe outre. « Le silence me rend fou et les bavardages me font flipper. J’attends ma lettre d’avertissement de pied ferme. Je les vois mal appliquer cette sanction. C’est du bluff. » Pour Cécilia W., assistante de manager dans une tour de La Défense à Paris, la musique permet de s’isoler du bourdonnement qui règne autour d’elle. Sa responsable, installée en face d’elle dans l’openspace, n’apprécie pas son attitude. Entre elles, un dialogue de sourdes s’est même instauré depuis trois ans. Il y a quelques mois, la solution Lync a été déployée et les tensions semblent s’estomper. « Connectées l’une à l’autre sur messagerie instantanée, ma responsable me confie plus d’informations qu’auparavant et nous avançons plus vite sur les dossiers. Sur le plateau, le bruit a également diminué et certains jours il m’arrive de travailler sans musique. » Logique. Un fort besoin de rester connecté(e) Un après-midi en région parisienne, Chloé M. assiste à une réunion de travail. Son Smartphone vibre une première fois, puis une deuxième... Elle répond par de discrets et rapides SMS. Au sixième message, sa responsable l’invite à éteindre l’appareil. Chloé est sous le choc : « Oh non, ne m’oblige pas à faire ça. On organise une soirée... Tu ne te rends pas compte, si je l’éteins, tout va se décider sans moi ! » En contrat d'alternance, Leïla B-.S. partage son bureau avec huit collègues dans une société lyonnaise. Particularité à souligner : par service d’environ quarante personnes, un seul PC est relié à internet pour des raisons de sécurité. Accro à Facebook, Leïla reste connectée du matin au soir via son Smartphone. « Au début, mes collègues m’adressaient de fréquents reproches à ce sujet. Mais comme, selon elles, je travaille vite et bien, elles ont diminué la pression. Avec le temps, j’ai même retourné la situation à mon avantage et je suis devenue leur "miss orthographe" grâce aux applis dédiées que j’ai téléchargées, et leur "agent de renseignements" quand nous sommes bloquées sur un dossier. Pour une ultra connectée comme moi, ne pas avoir internet en accès libre sur mon ordinateur, c’est un comble ! Mais quelque part, cette situation me sert de thérapie. » Étonnant. Agnès Taupin r Avis d’expert CC La principale force des jeunes au travail, c’est qu’ils acceptent l’autorité transactionnelle et savent s’adapter à de nombreuses situations. CC La liberté, ça se gagne ! » Pascale Beddouk (Présidente de la Maison de la Vente) En cas de conflit ouvert pour des motifs futiles avec un(e) senior, comment ouvrir le dialogue ? Hormis quelques exceptions, et au regard de l’éducation qu’ils ont reçue, les seniors estiment qu’ils n’ont pas à s’adapter aux modes de fonctionnement des jeunes. En cas de conflit, l’attitude la plus sage est de s’adresser à une personne de la tranche d’âge intermédiaire (35/40 ans). À la fois proches de leurs aînés, dont elles comprennent le mode de fonctionnement (promotion à l’ancienneté, respects de l’autorité et des règles...) et des jeunes dont elles approuvent les revendications (ascension au mérite, besoin d’une certaine forme de liberté pour progresser et s’impliquer quand il le faut et au moment opportun...), les personnes de la génération intermédiaire sont excellentes pour créer des liens intergénérationnels. Mais quoi qu’il advienne, notez que les juniors devront toujours tendre la main à leurs aînés et proposer des compromis gagnant/gagnant : « Tu me transmets les informations dont j’ai besoin pour progresser et je t’aide dans les domaines de ton choix. » Ce qui, reconnaissons-le, ne sera possible que sous deux conditions. De part et d’autre, la transmission des savoirs devra s’effectuer avec bienveillance et de façon équitable ; et les règles établies autour des processus de travail devront être respectées. Dans le même temps, le responsable de l’équipe devra aussi s’impliquer dans la démarche. Véritable chef d’orchestre de la cohésion et de la nouvelle motivation des générations Y, il pourra fédérer les bonnes pratiques et leur donner du sens. 55 Activ’Assistante - Juillet 2013 - 25



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