Activ' Assistante n°2 jui/aoû 2013
Activ' Assistante n°2 jui/aoû 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2 de jui/aoû 2013

  • Périodicité : irrégulier

  • Editeur : Groupe Réunir

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 8,4 Mo

  • Dans ce numéro : huit pistes pour améliorer le bien-être des salariés.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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zoom Travailler dans... 16 De la facturation à la traduction Secrétaire trilingue diplômée, Josiane Klein s’est retrouvée confinée au service facturation d’une banque alsacienne pendant quinze ans. Lors de ses recherches pour trouver un emploi en lien avec son métier, la réponse était toujours la même : « Votre profil est sympathique, mais vous avez un emploi stable et non menacé, désolé. » La lumière au bout du tunnel. « Lasse des chiffres, que je déteste, j’ai effectué un bilan de compétences fin 1999 pour faire le point. Cette étude sur moi-même m’a ravie ! Certes, je me suis aperçue que j’étais totalement dépassée en bureautique, mais j’ai découvert que j’avais toujours de l’attirance pour mon métier, de la volonté et les capacités de m’adapter. » Le passage vers l’indépendance. « Dès juin 2000, j’ai occupé deux postes à temps partiel, le premier au secrétariat d’une maison de retraite, l’autre en télétravail pour un consultant en management de santé. Ce dernier m’a licenciée pour motif économiques en 2005 et j’ai décidé de m’installer en free-lance. » Le retour aux sources. « Au début, j’ai surtout effectué des missions de secrétariat classique, chez moi ou chez les clients (saisie de manuscrits ou thèses, relance de factures, présentations PowerPoint à mettre en page, prise de notes et saisie). D’ailleurs, je travaille toujours quelques heures chaque mois pour un client expert-comptable et j’ai travaillé pour un avocat toutes les semaines pendant cinq ans. Aujourd’hui, l’essentiel de mon chiffre d’affaires provient de mon activité de traductrice allemand-français et j’effectue aussi une mission de veille d’informations pour une entreprise étrangère. » Le clin d'œil de Josiane : « Depuis que je suis indépendante, on me propose parfois des postes en CDI. » Zoom sur le bilan de compétences Vous aimeriez changer de cap sans trop savoir quel métier exercer et/ou vérifier la cohérence d’un projet qui vous tient à cœur ? Réalisez un bilan de compétences ! ‚ L’essentiel à savoir Accessible aux salariés, demandeurs d’emplois, fonctionnaires et agents non titulaires de la fonction publique, un bilan de compétences permet : d’analyser vos compétences professionnelles et personnelles ; de mesurer vos aptitudes et motivations face à un projet ; ou de trouver dans quel métier ou secteur vous pourriez évoluer. ‚ Les modalités d’exécution Accompli pendant ou hors temps de travail, après avoir averti votre employeur ou non, le bilan de compétences se déroule en trois étapes (analyse de la demande et informations pratiques, investigations et conclusion). Selon les cas, il est possible de poser un congé spécifique. De la demande au déroulement, en passant par le financement, découvrez sur le site http://vosdroits.service-public.fr toutes les informations nécessaires (saisir Bilan de compétences dans la zone Recherche). ‚ La prise en charge du bilan de compétences Si vous êtes à l'initiative de la demande, l’OPCA (organisme paritaire collecteur agréé) dont dépend votre employeur peut prendre en charge votre rémunération et le coût du bilan. Si vous le souhaitez, vous pouvez utiliser vos heures de DIF (droit individuel à la formation). Si votre employeur est à l’origine de votre bilan, les coûts sont à sa charge dans le cadre du plan de formation. ‚ Les sites à visiter Outre le site Service-Public.fr, consultez l’annuaire des 590 Centres agrées en France à l'adresse http://bilandecompetences.fr. Ou bien, connectez-vous au site du CIBC www.cibc.net.
Trois questions à Elisabeth Durand-Mirtain Formatrice et consultante indépendante « Conseil d’expert Je m’installe... parce que tout va bien, parce que je le veux bien, car je le vaux bien « Activ’Assistante : Souvent, des assistantes en poste expriment leur désir de voler de leurs propres ailes, rêvent de proposer leurs services en free-lance dans leur métier d’origine ou un autre. Quels conseils leur donneriez-vous ? Élisabeth Durand-Mirtain : Avant de s’aventurer vers un statut free-lance, il est important de regarder la vérité en face. Travailler pour soi signifie : ne plus percevoir de salaire (donc, s’être constitué en amont une épargne), avoir moins de temps pour sa vie personnelle (donc être très bien entourée) et avoir une famille conciliante et coopérative (pour vous seconder et accepter vos nouvelles contraintes horaires). En résumé, « je m’installe parce que tout va bien ». AA : Après un ou deux ans d’activité, beaucoup ont repris un emploi en parallèle. Selon-vous, pourquoi ? Élisabeth Durand-Mirtain : Une fois le trio d’obstacles « argent-vie personnelle-famille » surmonté, la seconde épreuve à dominer est liée à la charge de travail et aux différentes casquettes métier qu'il va falloir porter. Avant de réaliser une mission, il faut en effet communiquer, prospecter et négocier pour remporter le marché. Ensuite, il s'agit de faire le travail demandé, facturer la mission et se faire payer. Travailler en solo, c'est donc être à la fois commercial(e), opérationnel(le) et gestionnaire. Dans certains cas, il faut aussi être webmaster et veiller à sa e-réputation sur les réseaux sociaux. Et tout ça, en face à face avec soi-même, sans collègue à consulter pour poser une question, relativiser un échec ou partager un bon moment. Il peut donc arriver que l'une de ces casquettes s’avère trop lourde à porter. Ou que la solitude vienne à peser. En résumé, « je m’installe parce que je le veux bien ». AA : En matière de télésecrétariat, les besoins des clients peuvent être soit très basiques, soit très pointus. Comment gérer ces disparités et que faut-il faire pour réussir ? Élisabeth Durand-Mirtain : S’il est aisé de satisfaire les demandes classiques, certaines missions déléguées exigent la maîtrise de savoir-faire précis. C’est le cas notamment des missions de traduction ou de suivi de gestion sous Excel, de mise en page de présentations PowerPoint... Certaines assistantes fonctionnent en réseau, c’est une bonne idée. Mais quand on choisit de tout faire soi-même, le temps de préparation, de formation et de contrôle doit être ajouté au temps d’exécution. En résumé, « je m’installe, car je le vaux bien ». Activ’Assistante - Juillet 2013 - 17



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