A Nous Paris n°été HS2 6 jui 2015
A Nous Paris n°été HS2 6 jui 2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°été HS2 de 6 jui 2015

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : A Nous Paris SAS

  • Format : (235 x 285) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 8,5 Mo

  • Dans ce numéro : les minions superstars de l'été.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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cinéma Textes : Fabien Menguy 28 affaires culturelles Photo Claire Folger Photo James McCauley/Rex le film de la semaine documentaire Amy D’Asif Kapadia, avec Amy Winehouse, Mark Ronson et Tony Bennett. Durée : 2 h 07. Amy Winehouse, vingt-sept ans de vie, huit ans de carrière, une voix – et quelle voix ! –, des tubes inoubliables, du whisky, de la coke et d’autres substances à gogo, et en fin de compte un terrible gâchis. Une vie vécue trop vite, racontée dans ce documentaire en totale immersion avec la star puisque composé de témoignages de proches et d’images d’archives personnelles. De ses premiers tours de chant dans les clubs de Londres à son succès fulgurant et ravageur. De sa relation chaotique avec Blake Fielder-Civil, l’amour destructeur de sa vie qui lui a inspiré ses plus belles chansons, et de ses premiers excès à sa déchéance hélas inéluctable. Amy Winehouse, avec sa sensibilité hors norme et son immense fragilité, se dessine ici au-delà des clichés, dans cet ultime hommage à la fois bouleversant, captivant et empli de sa grâce.comédie dramatique Daddy Cool De Maya Forbes, avec Mark Ruffalo et Zoe Saldana. Durée : 1 h 30. Dans les années 70, aux États-Unis, Maggie (Zoe Saldana) souhaite reprendre ses études. Jusqu’ici rien d’anormal, si ce n’est qu’elle doit confier leurs filles à son mari (Mark Ruffalo), quelque peu bipolaire… mais terriblement sympathique. La réalisatrice Maya Forbes signe une chronique inspirée de sa propre enfance, et surtout un film plein de joie malgré son sujet, porté par un couple de comédiens de qualité loin de leurs archétypes hollywoodiens. Universal Pict. & Illumination Ent. DR DR animation Les Minions De Pierre Coffin et Kyle Balda, avec les voix de Sandra Bullock et Michael Keaton en VO, et de Marion Cotillard et Guillaume Canet en VF. Durée : 1 h 31. Les Minions sont de retour : non plus au service de Gru dans Moi, moche et méchant, mais dans leur propre film. Une véritable ode à ce peuple étrange, serviteurs de vilains par tradition, de leur origine préhistorique aux sixties, années durant lesquelles Bob, Stuart et Kevin partent à la recherche d’un nouveau malveillant à travers les États-Unis et l’Angleterre. De quoi nous entraîner dans une aventure évidemment délirante, où les Minions, dotés de leur humour potache, de leur gloussement idiot, de leur maladresse légendaire et de leur éternelle salopette bleue, emportent tout sur leur passage et déclenchent surtout les rires.documentaire Dior et moi De Frédéric Tcheng, avec Raf Simons et les employés de Dior. Durée : 1 h 29. En 2012, Raf Simons est nommé grand couturier de Dior. Peu de temps avant le prochain défilé de haute couture, il fait ses premiers pas dans la maison mythique et y rencontre ses « petites mains ». C’est le début d’une collaboration parfois tendue, faite d’angoisses et de coups de génie. Les situations montrées ici sont parfois déjà vues, mais prennent un relief particulier avec les mots habités de Christian Dior en voix off. Tirés de ses mémoires, ils mettent en lumière, dans un contraste temporel saisissant, tout l’héritage du couturier.comédie Microbe et Gasoil De Michel Gondry, avec Ange Dargent, Théophile Baquet et Audrey Tautou. Durée : 1 h 43. Adolescent versaillais plutôt timide et chétif, Microbe rencontre Gasoil, un garçon inventif et débrouillard. Entre eux naît une amitié contée et imagée par Michel Gondry, dont on devine ici la part d’autobiographie en regardant ces deux jeunes débordant d’inventivité. Une belle occasion également à travers cette chronique de jeunesse, ces 400 coups bricolés virant au road movie, de retrouver un Michel Gondry malin et ingénieux comme on l’aime.aussi à L’AFFICHE Hill of Freedom De Hong Sang-soo. DRAME Baleines De Greg MacGillivray. DOCUMENTAIRE Le Troisième Homme De Carol Reed. DRAME (1949, REPRISE) en BREF « Difret » En Éthiopie en 1996, une jeune fille de 14 ans est kidnappée par son futur mari sur le chemin de l’école dans la plus pure tradition de l’enlèvement prénuptial. Réussissant à fuir en tuant ce dernier, elle se retrouve au cœur d’un procès au long cours, défendue par une jeune avocate militante, pionnière du droit des femmes en Éthiopie. Une histoire vraie, inspirée de la vie d’Aberash Bekele, dans un film produit par Angelina Jolie, qui a le mérite de lever le voile sur des pratiques qui faisaient encore loi en Afrique il y a à peine vingt ans. « Que viva Eisenstein ! » Réalisateur de Meurtre dans un jardin anglais, Le Ventre de l’architecte ou The Pillow Book, Peter Greenaway est de retour avec un hommage à Sergueï Eisenstein, le cinéaste du Cuirassé Potemkine. Un délire visuel inspiré par son séjour au Mexique en 1931, riche en initiations en tout genre et en réflexions sur la vie, la mort, l’amour, le sexe et la politique. Bref, un hommage pour cinéphiles avertis. toujours À VOIR Terminator Genisys D’Alan Taylor. SCIENCE-FICTION Vice-Versa De Pete Docter. ANIMATION Comme un avion De Bruno Podalydès. COMÉDIE a Retrouvez les bandes-annonces de notre sélection cinéma : www.facebook.com/anousparis 06/07/15 A NOUS
Texte : Fabien Menguy 29 affaires culturelles animation Les Minions, gaffes à gogo Ils sont Minions, Minions, Minions, et ils sont le phénomène du moment ! Avant la sortie du filmentièrement dédié à leur gloire ce mercredi, nous avons rencontré son réalisateur Pierre Coffin au Festival du film d’animation d’Annecy, où les Minions ont mis le feu au lac ! Au début il n’y avait rien, pas un moche, pas un méchant, pas un Minion, rien ! Et puis, des scénaristes et un producteur américain sont venus s’associer à un studio d’animation français, Illumination Mac Guff, avec le projet Moi, moche et méchant. Une belle idée, un producteur motivé, l’inventif réalisateur d’animation Pierre Coffin déjà primé à Annecy, il n’en fallait pas plus pour lancer la machine. Résultat, un succès fracassant pour le personnage de Gru, mais également pour une drôle de bande de Tom Pouce gaffeurs. Malgré leur petite taille, ils n’ont pas tardéà se faire remarquer, comme l’explique Pierre Coffin : « C’est apparu très vite, dès la première scène. Gru entrait et appelait les Minions par leur prénoms. Le rapport de taille, de couleur, le décalage apporté par ce type qui se veut méchant et qui est servi par des petites créatures qui n’arrêtent pas de se planter, tout cela fonctionnait très bien. On s’est dit que c’était vachement rigolo et qu’il fallait les faire intervenir un peu plus. ». Le succès n’a pas tardé, avec un carton au box-office international et une véritable percée dans la culture populaire. Comme en témoignait la horde de fans qui a suivi le carrosse des Minions lors de l’avant-première du film à Annecy. Qui veut gagner des Minions ? Avec un tel concentré de talents aussi comiques qu’attendrissants, les Minions ne pouvaient que se voir attribuer leur propre film. Une entreprise délicate à cause de leur charabia : « On s’est dit qu’il fallait qu’on fasse une histoire relativement simple, et qu’on évite de les faire parler sans arrêt, raconte Pierre Coffin. Une heure et demie de leur langage ça aurait été insupportable ! » Après plusieurs essais, avec des séquences trop hystériques pour être viables, le film trouve son équilibre. Les Minions sont désormais prêts à envahir nos écrans… et, au cas où vous ne l’auriez pas remarqué, nos boîtes de corn-flakes, nos cartables, nos T-shirts, nos bonbons rafraîchissants et même nos jus de fruits. Une invasion de petits monstres jaunes qui effraye même le réalisateur : « Je ne devrais pas dire ça, mais je pense qu’on en fait trop et que ça dessert le film. J’ai l’impression qu’il tient la route et qu’il n’a pas besoin de tout ça. Ça fait presque l’effet inverse, cette exhortation à aller voir le film. Ça devient super louche. » Mais que monsieur Coffin se rassure, nous, on a vu le film et on y croit. Et heureusement, car une fois celui-ci sorti, il y a de fortes chances pour qu’on n’en ait pas encore fini avec les Minions : « Là, je fais Moi, moche et méchant 3. J’avais plutôt envie de passer à autre chose, mais les scénaristes ont trouvé une super idée qui m’inspire. Alors ce sera le dernier. Juré ! » C’est t’y pas Minions ! Les Minions de Pierre Coffin et Kyle Balda, avec les voix de Sandra Bullock et Michael Keaton en VO, et de Marion Cotillard et Guillaume Canet en VF. Animation. Sortie le 8 juillet. Pour tout savoir sur le Festival international du film d’animation d’Annecy : www.annecy.org. Les Minions ont profité du Festival international du film d’animation d’Annecy pour faire une petite balade sur le lac. Photo G. Piel/Citia trois questions àPierre Coffin Coréalisateur des « Minions » Qui a inventé les Minions ? J’aimerais bien dire que c’est moi. Vous pouvez marquer que c’est moi ? (rires) En fait, c’est une œuvre collective. Dans le premier script, ils étaient décrits comme une armée au service du héros. Des sortes de trolls hyper musclés. Mais à cause des contraintes de budget, on ne pouvait pas faire ça. On a alors demandé à Éric Guillon, le designer, de plancher sur un concept de servants. Et le premier dessin qu’il a fait, c’était un ouvrier hyper franchouillard, salopette bleue, T-shirt blanc, casquette et cigarette au bec. Un Français, quoi ! Visuellement, le rapport de taille nous plaisait bien, mais on trouvait bizarre qu’ils soient humains, car on allait s’attendre à ce qu’ils parlent. L’autre réalisateur a suggéré : « Et si, en creusant sa cave, Gru les avait trouvés et était devenu copain avec eux ? » Éric Guillon a ajouté une paire de lunettes, un teint jaunâtre, et c’est devenu les Minions. Pourquoi les Minions parlent-ils le Minion ? L’idée de cette espèce d’esperanto qui évoque à la fois l’italien, l’espagnol et l’anglais vient du fait que les Minions sont là depuis la nuit des temps. Cela justifie donc qu’ils parlent un mélange de toutes ces langues. C’était aussi une référence directe au Nom de la rose et au personnage de Salvatore joué par Ron Perlman, qui parle le latin avec une espèce de phrasé où l’on comprend tout, alors que normalement on ne devrait rien comprendre. C’est quoi, la « French touch » qui fait le succès des Minions ? Il y a un coté très irrévérencieux. Aujourd’hui, Tex Avery ne pourrait pas bosser. Parce que c’est trop violent, parce qu’il y a des allusions sexuelles. Nous, avec les Minions, on peut ramener un peu de ça, parce que ce n’est pas humain, que ce sont de drôles de bestioles, qu’il n’y a pas de langage. On peut tout se permettre avec eux._



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