A Nous Paris n°837 17 déc 2018
A Nous Paris n°837 17 déc 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°837 de 17 déc 2018

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : A Nous Paris SAS

  • Format : (222 x 285) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 11,4 Mo

  • Dans ce numéro : et sinon on fait quoi pour les fêtes ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 26 - 27  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
26 27
culte A NOUS PARIS Texte  : Fabien Menguy, Cécile Wisniewski La magie opère toujours Ça ne vous aura pas échappé, Mary Poppins est de retour ! Et avec elle son lot de magie, de tenues vintage, de fantaisie colorée, de nostalgie et de chansons jubilatoires. Focus sur la plus pop des héroïnes, dont le charme désuet agit plus que jamais en pleine période de Noël. Supercalifragilisticexpialidocious. « C’est vrai que ce mot trop long est parfaitement atroce », comme l’avoue Mary Poppins en personne, mais il est magique ! Cette même magie qui a permis au film de 1964 mêlant animation, prises de vue réelles et chansons inoubliables comme « Chim Chim Cher-ee », de devenir un classique parmi les classiques de la maison Disney. La magie renaît donc à l’écran 54 ans après, ou plutôt 27 ans plus tard dans le film, lorsque Mary Poppins, la nurse star, revient s’occuper des enfants de la famille Banks. Si le petit Michael a bien grandi, il a aussi perdu sa femme et est sur le point de perdre sa maison. Mary resurgit alors sous les traits d’Emily Blunt, avec son monde merveilleux qui fait disparaître les soucis dans son grand sac à main sans fond. Pourtant, elle semble ne nous avoir jamais vraiment quittés. Au point d’avoir même au cours des décennies, comme s’accordent à le dire certains sociologues, influencé l’éducation dans la société américaine et au-delà. Imaginez le tableau. Milieu des années 60, une femme indépendante qui travaille détourne un père de famille de sa fonction première de banquier pour qu’il soit plus présent au foyer et s’occupe davantage de ses enfants, plutôt que de les confier à des inconnus. De là à dire que Mary Poppins a mis fin au règne des Mad Men, il n’y a qu’un pas. Culture Pop’pins Si le personnage a su rester dans les esprits, c’est aussi grâce à son éternel look so british de fin de période édouardienne (1901-1910), pourtant indémodable, sans qu’il soit évidemment question de se transformer de la tête aux pieds en nounou pré-Brexit, non. Tout juste retrouve-t-on son influence par petites touches, à travers une jupe longue, une blouse à plastron, un chemisier cintré, un col volanté, un long manteau bien chaud, une écharpe rouge, des gants courts de cuir blanc, des bottines avec ou sans lacets, un chapeau canotier noir comme celui qu’arbore Julie 26 affaires culturelles Emily Blunt dans Le Retour de Mary Poppins. 2017 Disney Enterprises, Inc. All Rights Reserved Andrews dans le film originel ; les hommes pouvant suivre le mouvement en arborant une fine moustache ou un parapluie victorien. Car Mary Poppins a un secret  : la nostalgie camarade ! Celle qui, chaque fois qu’elle apparaît, fait renaître le fameux charme d’antan, à l’instar des vitrines qui s’animent pour Noël. Celles du BHV Marais, d’ailleurs, se sont inspirées de l’univers de l’héroïne anglaise pour une féerie joliment excentrique où les pingouins jouent les rois de la fête. À l’intérieur du magasin aussi, au hasard d’un tea time authentique ou d’un happening musical avec chorale, on plongera dans la magie du film, avant de shopper quelque pièce imaginée pour l’occasion (sweat, charms, poupée…) ou comme sortie du vestiaire de la britannique nanny. De quoi vite vous surprendre à essayer de murmurer « Supercalifragili quoi ? » Attention, cependant, car on le sait, ce long mot-là, « il pourrait se faire qu’il change votre vie ». Le Retour de Mary Poppins, de Rob Marshall, avec Emily Blunt, Lin-Manuel Miranda, et Ben Whishaw. Comédie musicale. Sortie le 19 décembre. Soirée Mary Poppins sur M6 le 24 décembre, avec le film de Robert Stevenson avec Julie Andrews (1964), suivi du biopic Dans l’ombre de Mary  : La Promesse de Walt Disney, de John Lee Hancock, avec Emma Thompson et Tom Hanks (2013). Le Fabuleux Noël de Mary Poppins, jusqu’au 31 décembre au BHV Marais, 52, rue de Rivoli, 4e. M° Hôtel de ville. Programme des animations et ateliers DIY (customisation, emballages cadeaux, déco, etc.) sur www.bhv.fr
sons Textes  : Carine Chenaux, Stéphane Koechlin nu soul Judi Jackson On appelle cela de la nu soul. Il s’agit d’un genre apparu ces dernières années qui mêle la soul des années 70 avec des sons plus modernes, house. À 24 ans, l’Américaine Judi Jackson, fille d’artistes née en Virginie, en est l’une des belles représentantes  : une voix chaleureuse, une basse moite et sensuelle, une atmosphère sexy. Elle a grandi, comme beaucoup d’autres, dans les murs de l’église où elle aurait pu rester à chanter des gospels si le trompettiste Wynton Marsalis ne l’avait repérée. Judi Jackson avait alors 14 ans et déjà pas mal de possibilités. Il l’invita sur scène et la prit en main, lui fit écouter des chanteuses inconnues d’elle, Billie Holiday, Sarah Vaughan, Nina Simone Pour la jeune femme, aujourd’hui domiciliée à Londres, ce fut le déclic, et l’envolée d’une voix envoûtante. Elle y a ajouté depuis d’autres influences comme Erykah Badu et Sade pour concevoir sa chaude et languide musique. Elle a encore peu d’albums au compteur, quelques titres, un live. On peut aussi rappeler qu’elle a assuré la première partie de la grande Mavis Staples, et nous aurons une idée du frémissement qui entoure cette artiste._S.K. Du 18 au 20 décembre à 19 h 30 et 21 h 30 au Duc des Lombards, 42, rue des Lombards, 1 er. M° Châtelet-Les Halles. Places  : 35 € . 27 affaires culturelles 18 décembre pop-électro Owlle À 19 h 30 à la Maroquinerie, 23, rue Boyer, 20e, M° Ménilmontant. Places  : 19,80 € . Même si elle ne chante qu’en anglais et a puisé les bases de son nouvel album, Heavy Weather, à Los Angeles, Owlle n’est pas américaine. Pas scandinave non plus, comme son allure (repérée par le monde de la mode) pourrait le laisser supposer. C’est à son vrai prénom, France, qu’il faut se fier pour savoir d’où vient cette artiste, pourtant unique dans le paysage musical hexagonal. Produit par Dan Levy, moitié de The Dø, son album, très autobiographique, la dévoile cependant moins qu’il ne donne envie d’aller la voir sur scène. Le concert à ne pas manquer. CarlRuss Mohl Festivals 19 décembre redécouverte Chris(tine and The Queens) À 20 h à l’Accorhotels Arena, 8, boulevard de Bercy, 12e. Places  : 43 € -60 € . On a beaucoup parlé de son changement de look et du raccourcissement de son nom ; moins de sa musique. Devenue Chris en même temps que sortait en septembre un album éponyme, l’artiste phénomène a cette fois abandonné ses Queens et Londres pour enregistrer à Los Angeles des titres qui font la part belle au français. Plus incisive et déterminée, la nouvelle Héloïse est à découvrir sur scène._



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :