A Nous Paris n°837 17 déc 2018
A Nous Paris n°837 17 déc 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°837 de 17 déc 2018

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : A Nous Paris SAS

  • Format : (222 x 285) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 11,4 Mo

  • Dans ce numéro : et sinon on fait quoi pour les fêtes ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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ciné-concerts Justin superstar Fan de la France en général, et de la musique de Michel Legrand en particulier, le jeune compositeur oscarisé de La La Land, Justin Hurwitz, dirigera lui-même l’orchestre pour le ciné-concert parisien. Vous avez déjà de l’expérience dans le ciné-concert ? Pour les ciné-concerts de La La Land, j’ai déjà joué au Hollywood Bowl et dans plusieurs villes, quatre pour le moment, des endroits où j’avais vraiment envie d’aller. La tournée va faire le tour du monde, et quand j’ai su que j’avais l’opportunité de diriger l’orchestre à Paris, je ne pouvais pas louper ça ! Vous mettez-vous la pression avant cette performance ? Oui, bien sûr, je veux être bon ! Surtout que le public français est exigeant, il aime à la fois la musique et le cinéma. Et il sait très bien distinguer le bon du mauvais… Je veux m’assurer d’avoir suffisamment de temps de répétition, mais j’ai confiance. Damien Chazelle, le réalisateur, sera présent lui aussi. Une pression supplémentaire ? Il a lui aussi de grandes exigences… Il n’a vu qu’un seul ciné-concert pour le moment, et il a vraiment aimé, non seulement la performance mais aussi le concept. Tout le film est joué, rien n’a été changé, mais nous avons ajouté quelques petites choses qui mettent en aidé la plupart du temps par un signal sonore appelé « clic ». « L’exercice le plus difficile, c’est sans aucun doute les dessins animés américains. Tom et Jerry, c’est diabolique ! Chaque gag, geste, pirouette, est millimétré. Très peu de chefs d’orchestre y arrivent. » Il faut gérer la vitesse de défilement, la relation entre les dialogues et la musique… Et surtout, faire en sorte que ce travail d’orfèvre n’apparaisse pas comme un exercice contraignant. « En prime, son ego doit passer au second plan. C’est une cheville ouvrière, il disparaît en tant que chef démiurge. Là où habituellement il donne l’impression de tout faire, tel un surhomme, pour un ciné-concert, il doit s’effacer ! ». D’autant que pour ne pas gêner la projection, les lumières des pupitres des musiciens sont A NOUS PARIS valeur le concert  : la scène d’ouverture, par exemple, est jouée uniquement par l’orchestre. Et puis, nous avons aussi ajouté un morceau, ce qui a beaucoup plu à Damien. Vous pouvez vous permettre d’improviser ? C’est une des particularités amusantes du spectacle. Il y a certains moments où c’est impossible, comme le solo de piano de Sebastian où tout doit être raccord, à la note près. Mais dans les scènes comme celles du jazz club, nous laissons les musiciens improviser. Un musicien de jazz doit pouvoir improviser dès qu’il en a l’opportunité. Êtes-vous plus à l’aise en studio ou devant un orchestre ? Ce sont deux formes de pression différentes. Devant un orchestre, il ne faut pas faire d’erreur, vous n’avez qu’un seul exceptionnellement éteintes. Une contrainte de plus. Ce n’est pas l’orchestre que le public regarde, mais le film. « La majorité de nos spectateurs sont plus fans des films qu’amateurs de musique de film au sens large. Ce sont d’abord des inconditionnels qui viennent voir leur film préféré avec une expérience enrichie », admet Romain. Côté Philharmonie, ouverture d’esprit  : « Il y a le public qui vient habituellement écouter du jazz ou du classique, et le public du cinéma qui voit comme un plus le fait d’avoir des musiciens live. » Certains découvrent même pour la première fois un vrai son d’orchestre. Les ciné-concerts ont déjà fait des petits. Le nouveau défi aujourd’hui, c’est le « jeu vidéo-concert ». Et la Philharmonie, toujours à la pointe, s’y est déjà risquée. « Les adeptes SDP 22 affaires culturelles essai. En studio, vous pouvez retravailler votre copie, mais cela n’empêche pas la pression  : ce qu’on enregistre est gravé pour toujours. Comment définissez-vous la musique de La La Land ? C’est une musique de passerelles. Un mélange, comme peut l’être Los Angeles, un melting-pot de personnes et d’arts. Du classique, du jazz, de la comédie musicale… Je me suis pas mal inspiré de la musique de Michel Legrand – je voulais rendre hommage aux Parapluies de Cherbourg ou aux Demoiselles de Rochefort, mais je me suis aussi laissé influencer par les Beach Boys, en particulier pour les arrangements vocaux de Another Day of Sun. Qu’est-ce qu’une bonne musique de film selon vous ? Celle d’E.T. par exemple. J’ai grandi bercé par la musique de John Williams chez Spielberg. Ce sont ses arrangements qui m’ont fait comprendre le pouvoir de la musique au cinéma. Des partitions comme celles d’E.T. et de Jurassic Park m’ont beaucoup marqué quand j’étais enfant. Puis j’ai découvert la musique de Nino Rota, de Michel Legrand… Tous ces musiciens ont été des sources d’inspiration pour moi. Michel Legrand sera-t-il dans le public à la Seine musicale ? Je n’ai pas la réponse, je l’espère en tout cas. J’ai eu l’occasion de le rencontrer la dernière fois que j’étais à Paris, il a vu et aimé le film, nous avons beaucoup échangé, ça reste l’une des expériences les plus excitantes de ma vie ! savent que les créateurs s’attachent à donner un bel environnement sonore à leurs jeux. Ce sont les musiques de films de demain ! » Les Triplettes de Belleville, le 20 décembre à la salle Pleyel. Chantons sous la pluie, les 22 et 23 décembre à la Philharmonie. Star Wars  : L’empire contre-attaque, les 4 et 5 janvier à la Philharmonie. Star Wars  : Le Retour du Jedi, les 2 et 3 mars à la Philharmonie. Nosferatu  : le 20 janvier à la Philharmonie. La La Land, les 29 et 30 décembre à la Seine musicale. Charlie Chaplin, jusqu’au 23 avril au théâtre du Ranelagh.
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