A Nous Paris n°837 17 déc 2018
A Nous Paris n°837 17 déc 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°837 de 17 déc 2018

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : A Nous Paris SAS

  • Format : (222 x 285) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 11,4 Mo

  • Dans ce numéro : et sinon on fait quoi pour les fêtes ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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balises style VVenir picorer un gâteau sous les ors d’un bel hôtel n’est pas dans les gènes français. Il y a dix ans, ces intimidants temples du luxe n’étaient encore traversés que par l’élite et les touristes tirés à quatre épingles – ou quelques voyageurs russes en jogging et chaînes en or. Depuis, des pâtissiers d’hôtels de renom ont ramené leurs luxueux gâteaux dans les rues parisiennes, comme Christophe Michalak, qui a quitté le Plaza Athénée, splendide hôtel aux stores rouges de l’avenue Montaigne, pour vendre ses créations dans des boutiques à son nom. Dans un mouvement inverse, les Parisiens ont commencé à pousser les portes des palaces, osant quelques A NOUS PARIS Pâtisseries en mode palace Textes  : François Blanc Les grands hôtels parisiens ont sauté avec agilité dans le train en marche de la grande folie pâtissière qui agite Paris. Après le « tea time » et les desserts de tables étoilées, les voilà qui ouvrent des boutiques de douceurs. pas mal assurés entre les dorures et les valses des grooms pour goûter à la haute pâtisserie et aux tea times des Meurice, Prince de Galles, George V, Plaza Athénée, Mandarin oriental, Crillon, Bristol et compagnie. « Le sucré est devenu aussi important chez nous que le travail de notre chef de cuisine, avoue Elcie Ounsamone, responsable des relations publiques de l’hôtel de Crillon, rénové il y a un an et demi. Dès la réouverture, nous avons mis en place dans le lobby des vitrines où les gâteaux sont mis en scène comme de la haute joaillerie. » C’est que si le luxe d’un repas complet semble toujours inaccessible – quelques centaines à un millier d’euros par tête selon l’hôtel, un simple gâteau, 100 grammes de plaisir pur, reste une folie envisageable. « Le sucré est devenu une porte d’entrée pour découvrir les palaces, reprendt-elle. On veut s’ouvrir aux Parisiens, et une boutique permet de s’adresser à ceux qui ne sont pas clients de l’hôtel. » Dégusté sur place, un gâteau de palace se négociera entre une quinzaine et une bonne vingtaine d’euros, alors que la formule tea time – avec boisson, biscuits, mignardises salées et pâtisserie, oscille entre 50 et 60 euros. Au temps des pâtissiers stars, les hôtels ont compris que le sucré pouvait rapporter gros, au point de les amener à y consacrer une boutique entière. 14 de ville Le Boudoir, la boutique de pâtisserie de l’hôtel de Crillon. Philippe Vaures/Hôtel de Crillon, A Rosewood Hotel
Le Cake Shop du Mandarin Oriental, le précurseur En 2011, un hôtel cinq étoiles éclôt rue Saint- Honoré, le saint patron des boulangers, et se doit donc de soigner son offre sucrée. Sous la houlette de Thierry Marx, le chef pâtissier Pierre Mathieu déploie une carte de gâteaux que l’on peut déguster sur place, mais aussi emporter via un petit comptoir niché à l’entrée du restaurant Camélia, le Cake Shop. Comme celui du Mandarin de Hong Kong, incontournable depuis 45 ans. Depuis, Pierre Mathieu s’en est allé ouvrir son enseigne à Bordeaux, l’univers visuel a été relifté par l’artiste Mambo et le talentueux et discret Adrien Bozzolo a pris la tête du laboratoire de pâtisserie. Son saint-honoré – logique – est l’une des créations les plus hallucinantes de ces derniers mois, pour les yeux comme pour les papilles  : un triangle de fines feuilles de pâte feuilletée caramélisée, un praliné coulant, un caramel onctueux et une chantilly pochée en exquises écailles. L’extase est totale. 251, rue Saint-Honoré, 1 er, M° Concorde. Cédric Grolet au Meurice, la star Le chef pâtissier Cédric Grolet. Pierre Monetta/Le Meurice 15 style de ville Le saint-honoré d’Adrien Bozzolo. Mathilde de l’Écotais Auréolé de tous les prix du monde, médiatisé comme peu d’autres, Cédric Grolet est une grande star de la pâtisserie – de la gastronomie tout entière même. Il est depuis 2012 chef pâtissier du Meurice, l’hôtel richement décoré de la rue de Rivoli  : une position inédite sur laquelle l’établissement a capitalisé en ouvrant en mars une boutique dédiée, dans l’enceinte de l’hôtel mais accessible uniquement depuis la rue de Castiglione voisine. Décor blanc immaculé, ouverture à midi et fermeture « quand il n’y aura plus rien », bal de pâtissiers qui terminent les gâteaux sous l’œil des clients, cuisson des cookies en boutique, l’endroit a bousculé les codes. Maintenant que les kilomètres de file d’attente ont un peu fondu, à vous ses trésors  : 11 euros pour un paris-brest monumental, 17 euros pour les fruits sculptés, trompe-l’œil saisissants qui ont fait sa réputation… Les prix grimpent, mais les sensations sont inimitables. On vous conseille aussi les cookies donc, défournés et garnis de praliné, caramel et fruits secs devant le client. Croustillant à l’extérieur, presque cru à cœur, ce cookie d’un nouveau genre est déjà imité partout dans Paris. 6, rue de Castiglione, 1 er, M° Tuileries.



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