A Nous Paris n°836 10 déc 2018
A Nous Paris n°836 10 déc 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°836 de 10 déc 2018

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : A Nous Paris SAS

  • Format : (222 x 285) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 12,9 Mo

  • Dans ce numéro : madame Arthur casse les codes.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Relation client  : des outils au service d’une expérience optimale « Le service client passe désormais en grande partie par les réseaux sociaux, Facebook en tête. Mais pas seulement ! Chatbots, discussions en temps réel, videostreaming avec Facebook Live... Les entreprises ne cessent d’interagir avec leurs clients pour répondre à leurs deemploi à la page On a tous besoin de quelque chose… de digital Inutile d’être un grand expert pour savoir que le digital ne concerne plus uniquement les fonctions techniques des entreprises, mais bel et bien tous les métiers. QQuel que soit le poste que vous occupez (ou que vous recherchez), vous ne pouvez plus faire l’impasse sur les compétences digitales. D’abord pour répondre au business de votre employeur, mais aussi pour pouvoir évoluer dans votre job et surtout préparer votre avenir. Selon l’EDCL Foundation, d’ici 2020, 90% des emplois nécessiteront des compétences numériques basiques. Or 40% des Européens ne les maîtrisent pas. Et pourtant… Incontournable en marketing et communication « C’est le département par lequel la révolution est arrivée ! Néanmoins, beaucoup de collaborateurs issus des services marketing ou communication ne maîtrisent pas toujours pleinement les « nouveaux » outils digitaux. Le risque professionnel d’être « déclassé » est alors bien réel. Savoir concevoir un plan marketing online ou piloter des tableaux de bord et des indicateurs appliqués au digital est aujourd’hui indispensable pour travailler dans ce type de service », insiste Régis Micheli, président et fondateur de l’organisme de formation Visiplus. La publicité en ligne a également explosé. Aujourd’hui, vous devez comprendre et maîtriser les outils associés comme Facebook Ads, LinkedIn Ads, Twitter Ads, Google Ads... Sinon, point de salut dans ces fonctions. Un impératif hélas pas toujours pris en compte dans les formations initiales. Les ressources humaines ne peuvent plus s’en passer « Déposer une annonce, traiter les candidatures en visioconférence, traquer et veiller les bons profils... Le recrutement passe désormais obligatoirement par la case technologies. Nombreux sont les professionnels des ressources humaines à utiliser les réseaux sociaux pour recruter. Ces derniers permettent d’élargir les cibles, d’en apprendre davantage sur la personnalité A NOUS PARIS d’un candidat potentiel et le contact y est souvent moins formel », observe cet expert. À cela s’ajoutent les outils de sourcing et de sélection basés sur l’intelligence artificielle. Bref, aujourd’hui, pour vous lancer ou réussir dans les RH, être digital est impératif. Un accélérateur de business dans les fonctions commerciales Inutile de résister, les réseaux sociaux sont aujourd’hui au cœur de tous les processus de vente. On parle de « social selling ». Qu’il s’agisse d’identifier des prospects, de se faire recommander par un tiers... Les bonnes pratiques ne manquent pas. « Pourtant, bon nombre de commerciaux résistent ! Souvent par manque de connaissances et de compétences... », analyse Régis Micheli. Dommage, car c’est évidemment un manque à gagner pour leur rémunération variable. La nécessité de maîtriser le digital ne se limite pas aux métiers du tertiaire. Tous les secteurs sont concernés, y compris l’artisanat. Getty Images 34 connexions vite, on se forme ! Devenir digital, c’est possible U’DEV, l’École du développeur du Groupe CGI (une entreprise de services du numérique) permet à des jeunes en recherche d’emploi, ou à des personnes en reconversion, d’accéder à une formation reconnue, avec à la clé un emploi en CDI dans ses équipes. L’école prévoit de former 600 personnes d’ici 2020, sur ses six campus en France.www.cgi.fr/fr-fr/ecole-developpeur Rocket School propose une formation gratuite et rémunérée en alternance spécialisée dans le digital. Le premier cursus vise à former des « digital business developers », des commerciaux maîtrisant les techniques de vente digitales.https://rocket-school.com mandes avant, pendant et après l’achat », détaille Régis Micheli. Alors pas question de faire l’impasse sur ce sujet. Au contraire. Avoir animé un chatbot, des lives sur Facebook ou autre est une vraie valeur ajoutée sur le marché de l’emploi. Si vous possédez cette compétence, rendez-la ultra-lisible sur votre CV et votre profil LinkedIn. Les recruteurs en raffolent. Pour un management plus efficace Non, le digital n’est pas sur le point de remplacer les managers dans leur rôle de coordinateur et d’animateur d’équipe. Au contraire. Le retour à un management plus humain et bienveillant est plébiscité dans toutes les enquêtes sur la qualité de vie au travail. Il n’empêche. « De nouveaux outils permettent d’appuyer et/ou de faciliter la gestion de projet, les interactions et le partage des informations entre collaborateurs. Des outils comme Slack ou Workplace par Facebook contribuent par exemple à augmenter l’efficacité des collaborations intra et inter-entreprises », illustre notre expert. Solliciter des formations (ou s’autoformer) à ce type d’outil est un plus en vue d’une mobilité interne ou si vous avez envie de changer d’entreprise. Les recruteurs apprécient les managers agiles._
portrait de l’emploi 35 #communiqué DR Cyrielle fait parler les données En bref Tous aux Fabs ! Des laboratoires d’innovation… En effet, les Fabs sont des centres de compétences qui accompagnent les projets digitaux SNCF. Elles regroupent des experts en méthodes ou en technologies au service de projets IoT, big data, design ou Open Innovation. Au-delà des POC (Proof of Concept), les Fabs participent à l’industrialisation des innovations. Pour cela, elles misent sur la vision utilisateurs, le collectif et apportent une mutualisation des connaissances acquises lors des expérimentations et phases de prototypage. La Fab Design aide ainsi à concevoir et à réaliser les applications digitales SCNF en prenant en compte les besoins utilisateurs. La Fab Open Innovation accompagne l’émergence d’innovations des projets SNCF en s’appuyant sur les écosystèmes start-up. Elle propose un socle et des expertises pour accélérer l’exploration des innovations et le choix des solutions. Tout un programme ! C’est sur le campus Rimbaud à Saint- Denis (93) que Cyrielle Baudrey, 30 ans, pilote une partie des projets big data de SNCF. Découverte de la responsable de l’une des quatre Fabs SNCF, en charge des innovations digitales du groupe. Dans quel contexte avez-vous rejoint SNCF ? Après un double cursus Sciences Po/master logistique et supply chain et différents stages et postes, je voulais intégrer un grand groupe afin de pouvoir évoluer à la fois dans mes missions en France et à l’international. J’ai été embauchée comme chef de projet par SNCF Fret. J’étais responsable de l’outil de reporting des projets informatiques. Passionnant car au cœur de la vie des projets. Trois ans après, vous aspiriez à autre chose… Exactement. À mon retour de congé maternité, j’ai émis le souhait d’être à la tête d’un projet, c’est-à-dire d’aller au-delà de mon rôle de consultante interne et de formatrice. SNCF m’a fait confiance et j’ai rejoint la Fab big data, soit l’une des quatre Fabs SNCF. Ici, on innove à tout-va, cela me permet de m’ouvrir à plein d’autres métiers. Quel est votre job aujourd’hui ? En tant que directrice de projets, j’ai d’abord la charge de définir les besoins et les problématiques big data des business SNCF. Une fois ces besoins identifiés, je manage une équipe de huit chefs de projet chargés de piloter ces dossiers. Je les épaule dans la constitution des équipes – développeurs, architectes informatiques, etc. – et je m’assure du respect du cahier des charges et des délais. Nous industrialisons les projets big data « maison ». De plus, l’idée est de faire grandir tout l’écosystème SNCF sur le big data. Nous formons par exemple des statisticiens métiers à cette problématique. C’est génial car ainsi, la valeur ajoutée du big data se démultiplie. Concrètement, pourriez-vous nous donner des exemples pour illustrer votre quotidien ? Nous travaillons, par exemple, à améliorer les applis mobilité du groupe. Avant, nous n’exploitions pas la géolocalisation des clients. Donc, nous avons planché sur un algorithme visant à mieux appréhender de manière anonyme les lieux et les modes de déplacements des clients. Désormais, nous sommes capables de « pusher » à un million de voyageurs par jour leurs destinations favorites. Cela signifie que demain, SNCF pourra éviter les incidents ? On planche effectivement sur un algorithme visant à détecter et prédire au plus tôt les incidents liés à la végétalisation des voies, par exemple. Cela va permettre aux départements en charge de l’entretien des voies d’être plus efficaces dans les campagnes d’entretien. Nous sommes une aide concrète à la performance opérationnelle du groupe. Qu’appréciez-vous particulièrement dans votre métier ? Ce qui me plaît, c’est de pouvoir travailler avec différents business du groupe (Transilien, Gares & Connexions, etc.). C’est très enrichissant au quotidien. Les équipes sont pluridisciplinaires. C’est un véritable carrefour des métiers. Et puis, en termes d’applications big data, nous n’en sommes qu’au début. Il y a encore plein de nouveaux projets à mener à bien et à inventer. Son CV 2006-2011 Sciences Po Lille 2010-2011 Master Logistique et supply chain management Essec Business School 2011-2013 Project Manager Officer au sein de la direction des systèmes d’informations chez STEF 2013-2016 Project Manager Officer FRET SNCF Depuis 2016 Directrice de projet big data SCNF Son conseil recrutement « Ne pas s’autocensurer. Il n’existe pas de profil parfait. Postulez avec vos compétences, et SNCF vous fera grandir en vous formant et vous laissant un droit à l’erreur ».



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