A Nous Paris n°836 10 déc 2018
A Nous Paris n°836 10 déc 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°836 de 10 déc 2018

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : A Nous Paris SAS

  • Format : (222 x 285) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 12,9 Mo

  • Dans ce numéro : madame Arthur casse les codes.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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free style EEn 2019, Bumcello célébrera ses 20 ans d’existence officielle, même si l’aventure du duo dure depuis un peu plus longtemps que ça. Au milieu des années 90, présentés l’un à l’autre par le jazzman Julien Lourau, le batteur amateur de transe et le violoncelliste classique à tendance électrisante avaient déjà commencé de brouiller les pistes, en jouant ensemble les Djs sans machines qui ambiançaient les foules à Bastille. Depuis, malgré une multitude de projets parallèles, ceux-là ne se sont plus vraiment quittés, se retrouvant à intervalles vaguement réguliers. On fait le point. A NOUS PARIS Bumcello, talents monstres Le duo, qu’il n’est plus trop besoin de présenter même si on ne sait pas toujours prononcer son nom (Beumchello, donc), composé du percussionniste Cyril Atef et du violoncelliste Vincent Ségal, est de retour avec un huitième album, Monster Talk. Un disque aussi riche que maîtrisé, qui nous donne l’occasion jubilatoire de les voir se réinventer sur scène lors de chacun de leurs concerts à venir. Propos recueillis par  : Carine Chenaux Votre dernier album, Al, était sorti en 2012. C’est pour célébrer vos presque vingt ans que vous avez décidé d’enregistrer à nouveau ? Vincent  : Pas vraiment. Vu qu’on improvise beaucoup sur scène, on pourrait jouer pendant des décennies sans éprouver la nécessité de sortir un album de temps en temps. Là, c’est notre tourneur, Asterios, qui nous y a incités. Cyril Atef et Vincent Ségal. Claude Gassian Et le résultat est magnifique. Très riche du côté des influences musicales, et en même temps ultra-cohérent, plus sombre sans être plombant, avec une partie chantée vraiment impressionnante qui évoquera parfois un Leonard Cohen ou un Lou Reed… Cyril  : On a beaucoup d’influences, évidemment, et là, c’est vrai qu’on réunit aussi bien du rara, de la musique haïtienne de transe, de carnaval, que des choses plus dark, une valse décalée, une belle référence à Berlin qui est ma ville natale. Pour le chant, j’ai pris des cours (rires), mais c’est Vincent qui m’a poussé à oser chanter en allemand. V  : C’est surtout que Cyril ose enfin chanter vraiment. Avant, soit il délirait soit il s’appliquait sans vraiment se lâcher. Je lui ai dit d’y aller franchement, et je trouve que c’est vraiment réussi. C  : On va dire que c’est l’album de la maturité (rires). Il marque quand même peut-être un vrai tournant… Vous n’en restez pas moins inclassables… C  : Oui, mais après tout, on peut dire que c’est juste de la musique. V  : On réunit beaucoup de styles musicaux, mais tout est en harmonie, et ça, on le doit au compositeur Vincent Taurelle, qui a réalisé l’album. C  : Et qui, entre autres, a bossé sur le dernier Mélissa Laveaux, et sur l’album d’Oumou Sangaré… V  : Sur Al, on avait déjà collaboré avec Tommy Jordan, et ça nous avait changés de nos premiers disques, où on était sans cesse partagés entre la production et l’interprétation. En déléguant cette partie du travail, on peut davantage laisser la place à l’imagination, mais il faut entretenir une grande relation de 22 affaires culturelles confiance avec celui à qui on laisse les clés. Avec Vincent, ce n’était pas compliqué, il nous connaît par cœur, et nous, on sait son amour de la musique classique, du jazz, de l’enregistrement aussi, et puis on entend ce qu’il joue… Il connaît également très bien les machines, ce qui n’est pas notre spécialité (rires). La pochette de Monster Talk représente presque un masque, comme souvent chez vous, mais sur fond de code informatique, que faut-il y comprendre ? V  : Alors que tout est de plus en plus digital, une sorte de réflexion sur les comportements ubuesques que cela entraîne quand les gens se retrouvent vraiment face à l’humain. Alors qu’ils osent tout en ligne, ils peinent souvent à s’exprimer dans la réalité. Mais le sourire sur la pochette veut dire, comme d’habitude, qu’on constate juste les choses courantes pour en faire quelque chose de drôle. Et puis, dans le livret, on voit aussi Cyril, qui arrive à faire, avec ses chapeaux, tout un monde de rêve. C  : Et il y a une petite fontaine, comme dans les restos chinois, pour qu’à Belleville où j’habite, tout le monde ait envie de montrer l’affiche. Et puis aussi Vincent, avec son chat adoré… Vous semblez très différents l’un de l’autre. Quel est votre secret pour durer aussi longtemps ? C  : Ne pas trop se voir ! (rires) V  : Mais on se voit souvent ! On s’appelle au moins. On ne reste jamais un mois sans se donner de nouvelles. C  : Non, mais surtout, on est très complémentaires, et très en phase musicalement. V  : On l’a su tout de suite en se rencontrant, on passait des heures à répéter pour rien, juste pour le plaisir de jouer. À quoi peut-on s’attendre lors de vos prochaines scènes ? De l’impro, forcément ? C  : On ne le dit jamais à l’avance, parce que chaque live est différent. Il y aura un peu du nouvel album, mais notre répertoire est plus large que ça. Pour le prochain, on va changer, on mettra plus de longs clashs de transe, sans trop de zapping. V  : Ou pas obligatoirement. C  : Non, pas obligatoirement.Album Monster Talk (Buda Musique). En concert le 10 décembre, le 14 janvier et le 4 février à la Maroquinerie, 23, rue Boyer, 20e. À 19 h 30. Places  : 27 € . Et aussi le 26 janvier à 20 h 30 à l’Espace Paul B à Massy (91). Places  : 19,80 € .
sons Textes  : Smaël Bouaici, Carine Chenaux, Alain Cochard, Ivan Essindi, Stéphane Koechlin afrique-monde Fatoumata Diawara Avec un talent insolent et un charisme renversant, la chanteuse malienne a réinventé la musique traditionnelle de son pays en y incorporant les influences de ses nombreux voyages. Jazz-funk, folk wassoulou, blues, chanson française… L’œuvre de l’artiste est à son image  : multiple, curieuse, profondément humaniste. Sept ans après un premier album, Fatou, exposant avec douceur blessures d’enfance et rêves d’adulte, elle a livré cette année un second opus au ton très engagé. Mêlant 23 affaires culturelles Aida Muluneh guitare électrique et instruments ancestraux (kora, kamalé, n’goni), presque entièrement chanté en bambara – sa langue maternelle –, Feno est un disque sensible, porté par l’amour, l’exil, la valeur des traditions. C’est aussi portée par le travail et la patte de Matthieu Chédid (coproducteur de l’album, avec qui elle a déjà travaillé sur le projet Lamomali, récompensé d’une Victoire de la musique en 2017), que la voix de Fatoumata Diawara nous révèle un peu plus sa lumière et son énergie. En musique et en fanfare, la diva est devenue la représentante d’une Afrique moderne, fière de son identité culturelle et ouverte sur le monde._I.E. Le 11 décembre à 19 h 30 au Trianon, 80, boulevard de Rochechouart. 18e. Places  : 42,70 € . 13 décembre classique Orchestre français des jeunes À 20 h 30 à la Philharmonie de Paris (grande salle), 221, avenue Jean-Jaurès, 19e. M° Porte de Pantin. Places  : 10-25 € . Formation-école unique en son genre, l’Orchestre français des jeunes offre à chacune de ses apparitions un formidable démonstration d’enthousiasme musical. On attend son concert de jeudi, le seul de la phalange à Paris cette année. Les amateurs de chant se réjouiront d’entendre des lieder de Strauss et – chose bien plus rare – de Clemens Kraus (1893-1954) par la soprano Petra Lang. Reste que le volet symphonique de la soirée attire tout autant puisque Fabien Gabel, directeur musical de l’OFJ, dirige l’ouverture des Maîtres Chanteurs de Wagner, Le Chant du rossignol de Stravinski et La Mer de Debussy. Programme généreux et places à prix très amicaux.01 46 87 31 31 www.sonsdhiver.org Illustration/design  : www.distillateurgraphik.com



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