A Nous Paris n°761 13 fév 2017
A Nous Paris n°761 13 fév 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°761 de 13 fév 2017

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : A Nous Paris SAS

  • Format : (222 x 285) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 7,4 Mo

  • Dans ce numéro : quoi de neuf à la montagne ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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cinéma affaires StudioCanal Ben Rothstein/Mars Films comédie Alibi.com De Philippe Lacheau, avec Philippe Lacheau, Élodie Fontan et Julien Arruti. Durée  : 1 h 30. Patron d’une agence d’alibis, Greg fournit des excuses aux hommes et femmes infidèles. Une entreprise qui marche comme sur des roulettes, jusqu’au jour où il s’aperçoit que son futur beau-père (Didier Bourdon) est un de ses clients. De bons imbroglios en perspective donc, orchestrés par l’équipe de Babysitting 1 et 2 qui ne s’embarrasse pas avec la subtilité, mais qui signe là un délire sympathique.A NOUS PARIS comédie Rock’n’roll De Guillaume Canet, avec Guillaume Canet, Marion Cotillard et Gilles Lellouche. Durée  : 2 h 03. En tournage avec une jeune actrice, Guillaume Canet se rend compte qu’il n’est plus très rock’n’roll. Rattrapé par la crise de la quarantaine, il a peur de devenir vieux et ringard, et commence à péter un câble. Guillaume Canet, qui met en scène sa propre vie en l’exagérant largement et en multipliant les clins d’œil au métier de comédien et au couple qu’il forme avec Marion Cotillard, nous embarque dans ses divagations. Il ose tout et ça fait un bien fou.22 culturelles le film de la semaine documentaire L’Empereur à L’AFFICHE De Luc Jacquet, avec la voix de Lambert Wilson. Durée  : 1 h 22. drame Loving De Jeff Nichols, avec Joel Edgerton, Ruth Negga et Marton Csokas. Durée  : 2 h 03. Richard et Mildred s’aiment et vont avoir un enfant. Ils envisagent donc de se marier et de vivre ensemble. Seulement voilà, Richard est blanc et Mildred est noire, ce qui, en 1958 en Virginie, est un délit. Persécutés, puis condamnés à quitter l’État, ils n’auront de cesse de se battre pour faire valoir leurs droits fondamentaux. Une histoire d’amour compliquée, mise à l’épreuve par les procédures et le racisme, inspirée de faits réels, mais surtout écrite et réalisée par le talentueux Jeff Nichols (Mud, Midnight Special) qui filme ici l’amour, l’injustice, les regards, les non-dits et ses formidables comédiens, à la perfection.Textes  : Fabien Menguy Daisy Gilardini/Disney Potemkine Films Après avoir filmé dans La Marche de l’Empereur les péripéties d’un couple de manchots sur la banquise donnant la vie dans ce milieu plus qu’hostile, le documentariste Luc Jacquet nous conte désormais le quotidien délicat du petit de l’Empereur. Une nouvelle histoire de survie donc, et tout simplement de vie, un peu redondante certes avec son précédent ouvrage, mais dotée d’images magnifiques, aussi fascinantes dans le survol de ce décor époustouflant d’un blanc immaculé que dans le moindre petit détail d’un bout de duvet.documentaire David Lynch  : The Art Life De Jon Nguyen, Rick Barnes et Olivia Neergaard-Holm, avec David Lynch. Durée  : 1 h 30. On connaît tous le cinéaste David Lynch, mais connaîton vraiment l’homme ? Eh bien, ce documentaire à la première personne est là pour nous. Se livrant sur son enfance, sa mère discrète, ses relations avec son père, ses déménagements, ses premières peintures, ses études et ses galères, David Lynch nous éclaire un peu plus sur son œuvre, son inspiration et ses fantasmes.L’Histoire d’une mère De Sandrine Veysset. DRAME A Cure for Life De Gore Verbinski. THRILLER L’Indomptée De Caroline Deruas. COMÉDIE Dans la forêt De Gilles Marchand. DRAME Fukushima mon amour De Doris Dörrie. DRAME en BREF Roues libres Le film le plus étonnant de la semaine nous vient de Hongrie. Ancien pompier tétraplégique et désespéré, Ruspaszov décide de se mettre, lui et son fauteuil roulant, au service de la mafia. Résultat, un thriller épatant, noir et cynique, mais aussi ingénieux et vivant, abordant le handicap comme rarement auparavant. Underworld  : Blood Wars Quoi de neuf au royaume des loupsgarous (les Lycans) et de la vamp vampire Selene ? Pas grand-chose, si ce n’est que le costume en latex va toujours aussi bien à Kate Beckinsale. Les 3 Luxembourg Le cinéma d’art et essai vient de rouvrir, avec une riche programmation  : l’Année cinéma César, la reprise des films ayant reçu une nomination aux César dès le 15 février, des séances de Ciné Club, La Nuit de films cultes, 1 Nuit = 10 Films, le 25 février, des Ciné Goûter ou encore une rencontre avec Bertrand Tavernier pour Voyage à travers le cinéma français le 26 février à 16h. www.lestroisluxembourg.com toujours À VOIR American Honey D’Andrea Arnold. DRAME Moonlight De Barry Jenkins. DRAME
conversation Jenna Thiam, belle flamme Repérée dans Les Revenants, l’actrice française revient à l’affiche de L’Indomptée. Elle y interprète une photographe en résidence d’artiste à la villa Médicis qui se lie d’amitié avec une écrivaine. Une belle touche de rousseur dans le cinéma français. Propos recueillis par Fabien Menguy Le film se déroule à la villa Médicis, à Rome. Comment as-tu perçu ce lieu ? Jenna Thiam  : J’étais époustouflée. On surplombe Rome, c’est quand même un truc, et en plus on a un statut privilégié. Les touristes attendent pour visiter, et toi tu entres, tu es chez toi. C’est vraiment particulier comme ambiance. Mais j’ai eu peur que ça nous étouffe un peu, qu’on n’arrive pas à en faire autre chose. C’est hors du temps. Aujourd’hui, au XXI e siècle, c’est presque hors de ce monde. C’est aussi la question que pose le film  : Qu’est-ce que ça veut dire, des institutions pareilles en 2017 ? Est-ce que les privilèges ont vraiment été abolis ? Est-ce qu’il y a des fantômes dans la Villa ? Ah ? Non, je ne pense pas. Mais à la pleine lune, quand la lumière lunaire baigne les jardins, il y a un truc de l’ordre du mystique. Et puis, les statues sont hyper présentes. Par exemple, il y en a une, le Mercure, que tout le monde touche. Quelle a été la chose la plus difficile à faire ? Parler italien. Et les scènes dénudées, c’est difficile à jouer ? Ça dépend du regard qu’on porte sur toi. Il y a une phrase géniale dans La Nuit américaine de Truffaut, quand il essaie de persuader une A NOUS PARIS 4 e $ r g.Lie,. - actrice de se dévêtir et qu’il dit à son assistante jouée par Nathalie Baye  : « Explique-lui que ne pas vouloir se dénuder dans les années 70, c’est complètement anachronique ». Effectivement, le corps des acteurs a tellement été montré que j’y suis habituée. Même s’il y a aussi eu des moments où je trouvais ça horrible, parce que le regard qu’on posait sur moi ne m’aidait pas. Qu’est-ce que Les Revenants a changé dans ta vie ? Plein de trucs, c’est sûr. C’était mon premier rôle vraiment payé, avec des acteurs que j’admirais, la possibilité de voir tout ce qui se passait derrière une caméra. Ça m’a sortie de l’anonymat aussi. Après ça, j’ai pu trouver du travail. Ce basculement de l’anonymat à la célébrité, c’est flagrant ? On le sent. Des gens t’arrêtent dans la rue. Une fois, j’ai croisé des jeunes filles qui avaient un regard ultra-admiratif, elles tremblaient en me demandant une photo, ça m’a troublée. C’est impressionnant car ce n’est pas toi qui change, mais le regard des autres. Les gens projettent des choses très très fortes sur toi. Est-ce qu’il va y avoir une saison 3 des Revenants ? Non. Tu es au casting de la série de France 3 The Collection inspirée de la création de la maison Dior dans les années 40 ? Que retiens-tu de ce tournage international ? C’était assez dur parce que je me sentais coincée de partout  : par la langue, la façon dont on tournait… Mais ça été passionnant de vivre ça avec des équipes de 100 personnes. Jean-Claude Lother/Haut et Court 23 affaires culturelles Et porter du Dior, c’est comment ? C’est amusant, parce que comme pas mal de petites filles, j’ai eu envie de porter des robes de princesses. C’est fait et je me rends compte que c’était un rêve chouette… Mais ça s’arrête là. Quel genre de fashion victim es-tu ? Alors là, zéro pointé ! Je pense que malgré moi j’ai un style parisien. Mais courir les magasins, ça me fait royalement chier. Tu as fait du mannequinat, et sur Wikipédia, il est écrit que tu as arrêté, « trouvant le milieu horripilant et superficiel ». C’est vrai ? Ah... Wikipédia c’est de la désinformation. Le site indique que je suis née le 19 décembre alors que c’est le 26 juillet. « Superficiel et horripilant », si tant est que je l’aie dit comme ça, c’est que ça a été vraiment une expérience très difficile pour moi. C’est une vision de la féminité très violente, donc face à ça je pense que pendant très longtemps j’ai eu du ressentiment. Je me suis posé mille questions, ça a généré des angoisses. Je n’avais aucune confiance en moi, je n’étais pas faite pour ça. Ce n’est pas agréable de faire la une des magazines ? Ce que ça véhicule comme message idéologique me pose un problème. Pourrais-tu vivre ailleurs qu’à Paris ? J’adore Paris. J’y ai grandi, ce sera toujours ma maison, mais c’est une ville violente en fait. Là, je rentre du Portugal, et à Lisbonne il y a un truc beaucoup plus doux. Paris a une certaine dureté, mais j’aime bien ça aussi. Après les attentats du 13 novembre, j’ai tout de suite pensé  : « Je ne veux pas que Paris disparaisse ». Ton premier souvenir de tournage ? C’était sur Les Revenants, j’étais censée être saoule et dire  : « De rien connard ! » On a refait la prise pas mal de fois, parce que j’en faisais des caisses, on aurait dit un pilier de comptoir. Un mot de conclusion ? Merci (rires).L’Indomptée, de Caroline Deruas, avec Clotilde Hesme, Tchéky Karyo et Jenna Thiam. Comédie dramatique. Sortie le 15 février. Et aussi  : La Mort de Danton au Théâtre de la Bastille, du 16 février au 4 mars.



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