A Nous Paris n°761 13 fév 2017
A Nous Paris n°761 13 fév 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°761 de 13 fév 2017

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : A Nous Paris SAS

  • Format : (222 x 285) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 7,4 Mo

  • Dans ce numéro : quoi de neuf à la montagne ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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expos 18 affaires culturelles 1 2 photo Étonnants voyages La MEP accueille simultanément le travail de deux photographes surprenants ; deux séries de portraits d’un Vincent Perez qu’on n’imaginait que comédien et une rétrospective des œuvres, clichés transformés et installations, de l’artiste chinois Gao Bo. Deux façons de s’interroger sur le monde et sur l’identité de ceux qui l’habitent. Les deux sont nés la même année, en 1964, et quand ils présentent leur travail, qui va cohabiter pendant deux mois à la MEP, c’est de façon claire, lisible et modeste, à mille lieux de la pose d’artiste. Le premier, Vincent Perez, moitié suisse, moitié espagnol et marié à une franco-sénégalaise s’interroge sur la notion d’identité et en parle tout en retenue. Gao Bo, le second, est chinois, mais s’exprime dans un français parfait et avec un humour détonant, pour raconter son histoire, à commencer par son premier appareil, un trésor alors inaccessible remporté à l’occasion d’un concours amateur quand il n’était qu’enfant. Pour évoquer des choses graves aussi, qu’il aura eu l’opportunité d’immortaliser, de la Place Tien-An-Men au Printemps de Pékin, pour vite dédramatiser le tout par un « Les événements ? Depuis que je suis petit, en Chine, il y a des événements ». Avant même l’entrée A NOUS PARIS du musée, c’est d’ailleurs lui, le brouilleur de pistes affable, que les visiteurs rencontrent d’emblée, avec une installation que les pressés risqueraient aisément d’ignorer. Sur cette Offrande du mandala qui pourrait n’apparaître que comme un vaste amas de galets, mille tirages sur pierre d’autant de portraits de Tibétains s’exposent avec leur unité et leur fragilité. Dans les étages, sur papier, d’autres seront maculés du sang même de l’artiste, tandis que certaines toiles, images de condamnés à mort brûlées, n’arboreront plus que leur châssis. Collages, peinture, encre, griffures, branches d’arbres, vidéos… Partout, qu’il s’agisse de s’interroger sur la nature ou de pleurer le souvenir d’une mère absente, Gao Bo n’a ainsi de cesse de malmener et de réinventer ses photos qui, selon lui, n’ont à elles seules que peu de sens. Pas forcément plus certain de la finalité de ses 1_Offrande du mandala, 1995- 2009, Gao Bo. Ensemble de mille portraits de Tibétains, tirage au bromure d’argent émulsionné sur cailloux. Village de Shangyuan. Photo Danielle Schirman 2_Disparition de la Figure-I – II, 2000-2015, Gao Bo. Tirage gélatinobromure d’argent émulsionné sur tissu. BoSTUDIO. Photo by Xiao Xiao Sans titre, de Vincent Perez clichés, Vincent Perez, qui, on l’ignore, avait suivi en Suisse une sérieuse formation de photographe avant de devenir comédien, les a cependant quant à lui laissés intacts. Bien lui en a pris de les montrer, en tout cas, puisqu’il ressort de ses portraits une simplicité et un sens du détail qui racontent sans fard leur sujet autant que leur auteur, qui, à l’origine, envisageait la peinture comme tout premier choix de carrière. De la série des Russes auxquels il voue un intérêt sans fin depuis l’époque de ses tournages avec Pavel Lounguine (et auxquels il consacrera bientôt un ouvrage avec Olivier Rolin) à celle des Parisiens, saisie exclusivement aux abords du métro Château-Rouge, ses photos, posées mais sans préparation préalable, font aussi, à leur façon toute particulière, l’effet d’une plongée immédiate dans des univers riches d’ailleurs et d’histoires.Vincent Perez, Identités (niveau + 3) et Gao Bo, Les Offrandes (niveaux + 1 et 2). Jusqu’au 9 avril, à la Maison européenne de la photographie, 5-7, rue de Fourcy, 4e, M° Saint-Paul ou Pont-Marie. Du mercredi au dimanche, de 11 h à 20h. Entrée  : 8 € (TR  : 4,5 € ). www.mep-fr.org À voir aussi  : Jean Yves Cousseau, Dans la Nuit, la matière, et Les Rencontres de Bernard Plossu, La Collection d’un photographe.
eo 19 Textes  : Carine Chenaux affaires culturelles Le poids des maux Comme une « mise au poing » après déjà trente ans de combats contre l’exclusion, Médecins du Monde présente une exposition réunissant les travaux de six grands photographes contemporains. Tous racontent à leur façon la précarité et la vie en marge, sans voyeurisme ni atermoiement ; juste comme un appel à ne jamais se résigner. Photographies de Denis Rouvre  : à gauche, « Vic est britannique. Il est sans domicile fixe depuis 14 ans. Il souffre de lourdes pathologies qui fatiguent son corps et entravent sa mobilité » et à droite, « Nasrullah, demandeur d’asile, a été victime d’un bombardement à Kandahar, en Afghanistan ». Denis Rouvre « Nous ne nous tairons pas », annonce d’emblée le docteur Françoise Sauvignon, alors que l’association Médecins du Monde qu’elle préside affiche, depuis peu, ses trente ans au compteur. Organisée un peu en aval de cet anniversaire, l’exposition Mise au Poing qui vient de s’installer à la Topographie de l’art, intervient finalement comme une sorte d’avertissement à l’approche des présidentielles. « Certains appellent au rejet, à l’exclusion, mais nous savons que l’avenir ne se forgera pas dans la violence, même si la tentation est parfois grande de se replier pour se protéger. » Pourtant, les faits sont là, et dans plus de 20 centres aujourd’hui, Médecins du Monde accueille et soigne chaque annéeplus de 70 000 patients, sans papiers, sans domicile ou juste, pour beaucoup, même si ce n’est que pour un temps, sans argent. Dans les clichés qu’elle expose ici, la photographe Valérie Jouve brouille ainsi fort justement les pistes, nous montrant quatre personnages dans la ville, dont on ne sait si leur situation est précaire ou non, histoire de nous rappeler la finesse des barrières et de nous dire que celui qui un jour a basculé n’est pas, dans tous les sens du terme, loin de nous. Des regards pénétrants des modèles d’Alberto Garcia-Alix aux ados sans papiers et sans âge, mi-graves et mi-souriants, de Cédric Gerbehaye en passant par le quotidien de Sara, petite Roumaine nomade qui veut voir la vie en rose, suivie par Claudine Doury, la réalité prend corps. Associée aux portraits géants de Denis Rouvre, une bande-son laisse entendre les témoignages de ceux qu’on n’écoute plus, ajoutant à la résonance de cette expo, aux airs de coup de poing salutaire.Mise au Poing, jusqu’au 18 mars à la Topographie de l’art, 15, rue de Thorigny, 3e. M° Saint-Sébastien- Froissart. Du mardi au vendredi de 14 h à 19h, les samedis et dimanches, de 11 h à 19h. Entrée libre. Bérénice ééi Bérénice MAIRIE DE PARIS MF *iledeFrame seinesaininems De Racine Mise en scène Jacques Osinski THÉÂTRE [CRÉATION } Vendredi 24. Samedi 25. Mardi 28 février à 21 h Dim. 26 février à 17 h Navettes depuis Paris et parkings gratuits 0146 979810 — theatre-suresnes.fr hautedeseine "0. MEM "Ter n'Du 21 février au 5 mars 2017 Théâtre La Licorne SWEET HOME u le Mo uffetard théâtre des arts de la marionnette "Télair MOUS PARIS



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